03 novembre 2026
Nick Simper fête aujourd’hui ses 81 ans. Bassiste de la première formation de Deep Purple, présent sur les trois premiers albums du groupe, il a prolongé cette aventure fondatrice en construisant avec Warhorse une trajectoire plus personnelle.
Avant Deep Purple, Nick Simper ne se destinait pas nécessairement à la basse. Il commence comme guitariste principal, puis change d’instrument avant de devenir professionnel avec encore peu d’expérience et de connaissances théoriques. Son apprentissage passe surtout par la scène, notamment au sein des Renegades, de Some Other Guys et de Johnny Kidd and the Pirates.
Cette formation empirique restera au centre de son approche. Simper décrit un jeu fondé sur le groove et l’expérience accumulée au fil des concerts plutôt que sur une maîtrise théorique poussée. Une manière de jouer qui doit rapidement s’adapter à un environnement sonore particulièrement dense lorsqu’il rejoint la première formation de Deep Purple.
Trouver sa place face à l’orgue de Jon Lord
Cofondateur de Deep Purple, Nick Simper participe aux trois premiers albums du groupe. À la basse, il doit notamment composer avec la présence massive de l’orgue Hammond de Jon Lord. Le défi ne consiste pas seulement à soutenir les morceaux, mais à préserver une place distincte dans cet ensemble où l’orgue occupe une large part du spectre sonore.
Cette période associe Simper à plusieurs titres importants des débuts de Deep Purple, parmi lesquels Hush, Kentucky Woman et Wring That Neck. Il figure d’ailleurs parmi les coauteurs de ce dernier morceau. La première formation du groupe constitue ainsi bien davantage qu’un simple prélude à ses configurations ultérieures : elle possède déjà un répertoire et une identité auxquels le bassiste contribue directement.
Hush conserve une place particulière dans son parcours. Simper a expliqué avoir toujours aimé jouer ce titre, sans s’en lasser au fil des années. La chanson devient même le point de départ d’une idée qu’il reprendra après Deep Purple. Les morceaux de cette première période, comme les albums auxquels il a participé, figurent également dans la programmation de RADIO COLLECTION.
Warhorse, la seconde trajectoire
Après son départ de Deep Purple en 1969, Nick Simper ne cherche pas à reproduire exactement le même cadre. Il fonde un nouveau groupe, d’abord baptisé Iron Horse avant de devenir Warhorse. En 1970, après la fin de Marsha Hunt, il continue parallèlement à se produire avec Screaming Lord Sutch tandis que cette nouvelle formation prend rapidement corps.
Warhorse publie deux albums chez Vertigo : Warhorse en 1970, puis Red Sea en 1972. Pour Simper, cette aventure se révèle plus gratifiante que son passage dans Deep Purple. Il mettra notamment en avant la combinaison des personnalités et la place accordée aux idées originales au sein du groupe. Warhorse apparaît ainsi comme une reconstruction artistique, et non comme un simple projet de transition.
Le lien avec son passé n’est pourtant pas rompu. Simper voulait réutiliser dans une autre chanson une idée associée à Hush. Cette volonté contribue à la conception de Red Sea, donnant au morceau un pont concret avec la première période de Deep Purple. L’idée n’est pas répétée à l’identique : elle est reprise dans un autre groupe et intégrée à un nouveau répertoire.
Un autre titre illustre la manière dont Simper revient sur ses propres archives. Lors d’une reformation de Warhorse en 2001, il propose d’inclure Just Looking, un morceau qu’il appréciait mais qui n’avait pas été retenu sur l’album initial. Cette réintégration tardive permet à une chanson laissée de côté de retrouver sa place dans l’histoire du groupe.
Une carrière qui ne s’arrête pas aux trois premiers albums
Après Warhorse, Nick Simper poursuit son parcours dans plusieurs formations. Il enregistre avec Fandango à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Plus tard, Nasty Habits lui permet de parcourir sur scène un répertoire réunissant les trois premiers albums de Deep Purple, des morceaux de Johnny Kidd et des titres de Warhorse.
En 2015, Nasty Habits publie De La Frog Conspiracy, marquant le retour de Simper à l’enregistrement. Le bassiste participe également aux deux premiers albums d’Aeon Sophia, 21 Hundred et Headphonauts, avec l’implication de son fils Richard dans la production ou l’assistance. Cette activité prolonge son itinéraire sans le réduire à une célébration permanente de Deep Purple.
Ses entretiens récents continuent néanmoins d’éclairer les différentes étapes de ce parcours. Une interview signalée en 2024 revient notamment sur Warhorse, Deep Purple Mark I, Johnny Kidd, Nasty Habits et les tournées de la première formation. Un autre entretien, publié en 2026, aborde Quatermass II, le morceau Long Road et plusieurs souvenirs de Warhorse.
À 81 ans, Nick Simper reste ainsi rattaché à une histoire qui circule entre plusieurs groupes plutôt qu’à un seul chapitre. De Hush à Red Sea, puis jusqu’au retour de Just Looking dans le répertoire de Warhorse, son parcours montre surtout comment une idée ou une chanson peut attendre des années avant de trouver une nouvelle forme.
Sources et pour aller plus loin
L’entretien de Psychedelic Baby Mag avec Nick Simper apporte ses souvenirs sur le passage de la guitare à la basse, son rapport à Hush, la conception de Red Sea et le retour de Just Looking. La synthèse publiée par uDiscover Music retrace en complément son parcours entre la première formation de Deep Purple, Warhorse et Nasty Habits.
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Fiche de l'artiste
Artiste : Nick Simper
Groupe : Deep Purple
Anniversaire : 81 ans
Date de naissance : 3 novembre 1945




