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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS Actualités - Il était un album</description>
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      <title>Simple Minds en 1981 : 45 ans de chaos créatif derrière Sons and Fascination</title>
      <description><![CDATA[Simple Minds c&eacute;l&egrave;bre les 45 ans de Sons and Fascination, quatri&egrave;me album du groupe et moiti&eacute; d&rsquo;une ambitieuse parution con&ccedil;ue avec Sister Feelings Call. Produit par Steve Hillage a...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simple Minds c&eacute;l&egrave;bre les 45 ans de <em>Sons and Fascination</em>, quatri&egrave;me album du groupe et moiti&eacute; d&rsquo;une ambitieuse parution con&ccedil;ue avec <em>Sister Feelings Call</em>. Produit par Steve Hillage au milieu d&rsquo;une profusion d&rsquo;id&eacute;es, ce projet de septembre 1981 accompagne le passage des &Eacute;cossais vers un public international plus large.</strong></p>
<p></p>
<p>Steve Hillage garde le souvenir de s&eacute;ances &laquo; cr&eacute;ativement excitantes, quoique parfois un peu chaotiques &raquo;. La formule r&eacute;sume la naissance de <em>Sons and Fascination</em> et de son disque compagnon, <em>Sister Feelings Call</em> : Simple Minds arrive en studio avec tant de mati&egrave;re que Virgin choisit d&rsquo;en publier la quasi-totalit&eacute;. En septembre 1981, cette abondance ne d&eacute;bouche donc pas sur un seul album soigneusement isol&eacute;, mais sur un ensemble double appel&eacute; &agrave; devenir l&rsquo;un des points de bascule de la trajectoire du groupe.</p>
<p>Simple Minds se trouve alors dans une p&eacute;riode de transition. Apr&egrave;s plusieurs albums parus chez Arista puis Virgin, la formation &eacute;cossaise s&rsquo;est install&eacute;e dans le paysage post-punk et new wave sans encore conna&icirc;tre les grands succ&egrave;s grand public du milieu des ann&eacute;es 1980. <em>Sons and Fascination</em>, pr&eacute;sent&eacute; comme son quatri&egrave;me album, arrive pr&eacute;cis&eacute;ment entre ces deux moments : celui des premi&egrave;res exp&eacute;rimentations et celui d&rsquo;une audience d&eacute;sormais capable de d&eacute;passer les fronti&egrave;res britanniques.</p>
<h2>Steve Hillage face &agrave; une profusion d&rsquo;id&eacute;es</h2>
<p>Pour canaliser ce nouveau r&eacute;pertoire, Simple Minds travaille avec Steve Hillage. Le guitariste, connu pour son parcours au sein de Gong et pour sa carri&egrave;re personnelle, aborde alors l&rsquo;un de ses premiers projets de grande visibilit&eacute; comme producteur. L&rsquo;enjeu ne consiste pas seulement &agrave; enregistrer de nouvelles chansons : il faut donner une forme coh&eacute;rente &agrave; une quantit&eacute; inhabituelle d&rsquo;id&eacute;es musicales.</p>
<p>Hillage d&eacute;crira plus tard ces s&eacute;ances comme une importante &laquo; courbe d&rsquo;apprentissage &raquo; dans son m&eacute;tier de producteur. L&rsquo;exp&eacute;rience le conforte dans cette voie, tandis que le groupe profite d&rsquo;un interlocuteur lui-m&ecirc;me en pleine construction de sa m&eacute;thode. Ce double apprentissage donne aux sessions leur tension particuli&egrave;re : une formation en mouvement, un producteur encore au d&eacute;but de cette partie de sa carri&egrave;re et suffisamment de titres pour d&eacute;border le cadre habituel d&rsquo;un album.</p>
<p>Avec le recul, Hillage dira avoir compris d&egrave;s le d&eacute;part qu&rsquo;il s&rsquo;agissait de disques &laquo; novateurs et importants &raquo;. Ce jugement r&eacute;trospectif lui appartient, mais la d&eacute;cision prise en 1981 t&eacute;moigne d&eacute;j&agrave; de l&rsquo;ampleur du chantier. Plut&ocirc;t que de r&eacute;duire s&eacute;v&egrave;rement le mat&eacute;riel enregistr&eacute;, Virgin exploite pratiquement tout le bloc de sessions et organise sa publication autour de <em>Sons and Fascination</em> et <em>Sister Feelings Call</em>.</p>
<h2>Un album qui refuse de rester seul</h2>
<p>L&rsquo;histoire &eacute;ditoriale explique pourquoi <em>Sons and Fascination</em> ne peut &ecirc;tre racont&eacute; comme un disque enti&egrave;rement s&eacute;par&eacute;. Les premiers tirages l&rsquo;associent &agrave; <em>Sister Feelings Call</em> dans un double album, avant que les deux volets ne soient commercialis&eacute;s s&eacute;par&eacute;ment. Cette configuration transforme l&rsquo;exc&egrave;s de mati&egrave;re en geste &eacute;ditorial : au lieu de maintenir une partie des morceaux dans les archives, le label donne &agrave; entendre presque tout ce qui vient d&rsquo;&ecirc;tre produit.</p>
<p>La date pr&eacute;cise varie suivant les &eacute;ditions et les territoires. Le site officiel de Simple Minds retient le 1er septembre 1981, tandis que certaines discographies indiquent le 4 septembre et qu&rsquo;une date plus tardive appara&icirc;t pour le territoire nordique. Le point commun reste cette sortie de septembre 1981 chez Virgin, pens&eacute;e autour de deux albums simultan&eacute;s avant leur s&eacute;paration.</p>
<p>Cette architecture permet aussi de mieux situer des titres &eacute;troitement associ&eacute;s &agrave; la p&eacute;riode. <em>Love Song</em> devient alors le single de Simple Minds le mieux class&eacute; au Royaume-Uni &agrave; ce stade de sa carri&egrave;re. <em>Theme for Great Cities</em>, morceau instrumental marquant des d&eacute;buts du groupe chez Virgin, et <em>The American</em> appartiennent eux aussi au corpus fa&ccedil;onn&eacute; pendant ces s&eacute;ances. Ensemble, ils rendent compte de la densit&eacute; d&rsquo;un r&eacute;pertoire que le format d&rsquo;un disque unique aurait difficilement contenu.</p>
<h2>Le moment o&ugrave; l&rsquo;audience s&rsquo;&eacute;largit</h2>
<p>Le pari &eacute;ditorial s&rsquo;accompagne d&rsquo;une progression commerciale concr&egrave;te. <em>Sons and Fascination</em> atteint la 11e place du classement britannique des albums en 1981. Pour Simple Minds, ce r&eacute;sultat intervient avant la p&eacute;riode de succ&egrave;s plus massifs de 1984 et 1985, mais il indique d&eacute;j&agrave; un changement d&rsquo;&eacute;chelle. Le groupe ne se contente plus d&rsquo;avancer au sein de la sc&egrave;ne post-punk britannique : l&rsquo;ensemble form&eacute; avec <em>Sister Feelings Call</em> lui ouvre un public international plus large.</p>
<p><em>Love Song</em> joue un r&ocirc;le visible dans ce mouvement. Sa performance dans les classements britanniques fixe un nouveau rep&egrave;re pour le groupe, au moment m&ecirc;me o&ugrave; le format double expose toute l&rsquo;&eacute;tendue des sessions. Cr&eacute;ation et diffusion progressent ainsi de concert : la profusion qui compliquait le travail en studio devient, une fois organis&eacute;e, l&rsquo;un des moteurs de cette nouvelle &eacute;tape.</p>
<p>La reconnaissance commerciale se prolonge plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s la sortie. En novembre 1986, <em>Sons and Fascination</em> obtient une certification or au Royaume-Uni. Ce d&eacute;lai raconte une trajectoire plus longue qu&rsquo;un succ&egrave;s imm&eacute;diat : le disque continue de circuler tandis que Simple Minds a d&eacute;sormais acc&eacute;d&eacute; &agrave; une audience bien plus vaste.</p>
<h2>Deux volets r&eacute;unis au fil des r&eacute;&eacute;ditions</h2>
<p>Les r&eacute;&eacute;ditions ont ensuite renou&eacute; avec la logique des premi&egrave;res parutions. <em>Sons and Fascination</em> et <em>Sister Feelings Call</em> ont &eacute;t&eacute; regroup&eacute;s dans les ann&eacute;es 1980, puis de nouveau au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000. Une &eacute;dition commune rassemble 15 titres pour environ une heure et dix-huit minutes, restituant l&rsquo;ampleur du mat&eacute;riau publi&eacute; en 1981. Cette pr&eacute;sentation group&eacute;e reste &eacute;galement accessible sur les plateformes de streaming.</p>
<p>Quarante-cinq ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Sons and Fascination</em> conserve ainsi la trace tr&egrave;s concr&egrave;te de son origine : celle d&rsquo;un album impossible &agrave; dissocier compl&egrave;tement de son compagnon. Derri&egrave;re la 11e place britannique et le futur disque d&rsquo;or demeure cette sc&egrave;ne de studio &eacute;voqu&eacute;e par Steve Hillage, avec ses id&eacute;es trop nombreuses, son excitation et son chaos. Virgin avait choisi de ne presque rien laisser de c&ocirc;t&eacute; ; les &eacute;ditions r&eacute;unies continuent d&rsquo;en faire entendre les 15 titres.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Muse aux commandes de The Resistance : l’autoproduction d’une conquête mondiale</title>
      <description><![CDATA[Sorti officiellement en Europe le 14 septembre 2009, The Resistance c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 17 ans. Pour son cinqui&egrave;me album studio, Muse choisit de produire lui-m&ecirc;me un disque qui pousse plus loin...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti officiellement en Europe le 14 septembre 2009, <em>The Resistance</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 17 ans. Pour son cinqui&egrave;me album studio, Muse choisit de produire lui-m&ecirc;me un disque qui pousse plus loin son alliance entre rock alternatif, &eacute;lectronique et ambitions orchestrales, avant de le d&eacute;ployer &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle internationale.</strong></p>
<p></p>
<p>Le changement d&eacute;cisif tient en quelques mots : <em>The Resistance</em> est produit int&eacute;gralement par Muse. En 2009, le trio anglais n&rsquo;en est plus &agrave; chercher sa place. D&eacute;j&agrave; install&eacute; sur la sc&egrave;ne internationale, il poss&egrave;de une esth&eacute;tique identifiable, entre rock alternatif, ampleur de stade, arrangements orchestraux et &eacute;l&eacute;ments &eacute;lectroniques. Mais pour ce cinqui&egrave;me album, le groupe prend directement en charge la production et assume ainsi la ma&icirc;trise de l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Cette autonomie donne &agrave; <em>The Resistance</em> une position particuli&egrave;re dans sa trajectoire. Il ne s&rsquo;agit ni d&rsquo;un premier essai ni d&rsquo;une simple confirmation. Muse reprend des composantes d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans son univers et les pousse vers une forme plus hybride et plus imposante. Les synth&egrave;ses critiques consacr&eacute;es au disque soulignent pr&eacute;cis&eacute;ment cette fusion entre rock alternatif, ambitions orchestrales et production pens&eacute;e &agrave; grande &eacute;chelle.</p>
<h2>Une attente organis&eacute;e par Muse</h2>
<p>Avant m&ecirc;me que le public puisse entendre l&rsquo;album, sa parution fait l&rsquo;objet d&rsquo;un calendrier soigneusement install&eacute;. Le 16 juin 2009, Muse annonce officiellement sur son site que son cinqui&egrave;me album studio sortira le 14 septembre. Cette communication intervient pr&egrave;s de trois mois avant la date retenue pour l&rsquo;Europe et fixe un premier rendez-vous clair autour du projet.</p>
<p>Le groupe entretient ensuite progressivement l&rsquo;attente. D&eacute;but juillet, la liste des morceaux est rendue publique par ses canaux de communication. Cet &eacute;l&eacute;ment reste secondaire, mais il compl&egrave;te une campagne o&ugrave; les informations sont d&eacute;voil&eacute;es par &eacute;tapes plut&ocirc;t qu&rsquo;en une seule fois. La sortie elle-m&ecirc;me ob&eacute;it &agrave; une organisation territoriale pr&eacute;cise, adapt&eacute;e aux diff&eacute;rents march&eacute;s.</p>
<p>Plusieurs pays d&eacute;couvrent ainsi <em>The Resistance</em> d&egrave;s le 11 septembre 2009 : l&rsquo;Australie, le Benelux, l&rsquo;Allemagne, l&rsquo;Italie, la Suisse et l&rsquo;Irlande. La date principale demeure celle du 14 septembre en Europe, notamment au Royaume-Uni et dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne, ainsi qu&rsquo;en Nouvelle-Z&eacute;lande. L&rsquo;Am&eacute;rique du Nord suit le 15 septembre, le Japon le 16, puis le Br&eacute;sil le 21. En l&rsquo;espace de dix jours, le disque est donc install&eacute; sur plusieurs continents selon un d&eacute;roulement coordonn&eacute;.</p>
<p>Le dispositif concerne &eacute;galement les formats. Aux c&ocirc;t&eacute;s du CD figurent des &eacute;ditions CD avec DVD et des ensembles r&eacute;unissant plusieurs supports, dont des vinyles et une cl&eacute; USB. Dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne, la distribution passe par Helium-3, l&rsquo;imprint de Muse, tandis que Warner et Warner Bros. Records prennent le relais selon les autres territoires. L&rsquo;autoproduction artistique s&rsquo;inscrit ainsi dans une diffusion internationale solidement structur&eacute;e.</p>
<h2>Trois singles pour prolonger le disque</h2>
<p>La campagne ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; la semaine de sortie. <em>Uprising</em> ouvre le cycle des singles, avant qu&rsquo;<em>Undisclosed Desires</em> soit choisi comme deuxi&egrave;me extrait. Ce morceau occupe une place centrale dans le plan de promotion : il maintient la pr&eacute;sence de l&rsquo;album apr&egrave;s son lancement et pr&eacute;pare la suite de son exploitation.</p>
<p><em>Resistance</em> devient ensuite le troisi&egrave;me single. &Eacute;crite par Matthew Bellamy et produite par le groupe, la chanson para&icirc;t sous ce format le 22 f&eacute;vrier 2010, plus de cinq mois apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e europ&eacute;enne de l&rsquo;album. Ce choix &eacute;tire la trajectoire commerciale de <em>The Resistance</em> bien au-del&agrave; de septembre 2009 et donne au titre de l&rsquo;album une nouvelle visibilit&eacute;.</p>
<p>Cette succession &mdash; <em>Uprising</em>, <em>Undisclosed Desires</em>, puis <em>Resistance</em> &mdash; accompagne un disque con&ccedil;u comme un projet international complet. Muse contr&ocirc;le sa production, tandis que sa maison de disques, son propre imprint et les diff&eacute;rentes &eacute;ditions assurent son d&eacute;ploiement. La coh&eacute;rence de cette organisation devient particuli&egrave;rement lisible &agrave; travers les r&eacute;sultats obtenus dans les mois qui suivent.</p>
<h2>Du 14 septembre aux certifications internationales</h2>
<p><em>The Resistance</em> appara&icirc;t dans de nombreux classements de fin d&rsquo;ann&eacute;e 2009. Il se place notamment parmi les 25 albums les mieux class&eacute;s en Australie et figure dans plusieurs tops 10 et tops 40 europ&eacute;ens. Aux &Eacute;tats-Unis, sa pr&eacute;sence dans les classements Billboard 200 et SoundScan s&rsquo;accompagne de plus de 360 000 unit&eacute;s vendues sur la p&eacute;riode recens&eacute;e.</p>
<p>Les certifications donnent une autre mesure de cette diffusion. L&rsquo;album atteint le diamant en France, correspondant &agrave; 500 000 exemplaires. Il est certifi&eacute; double platine au Royaume-Uni avec 600 000 exemplaires, ainsi qu&rsquo;au Canada avec 160 000 exemplaires. Il obtient &eacute;galement le platine en Australie et en Belgique, et le double platine au Danemark.</p>
<p>Ces chiffres mat&eacute;rialisent le passage r&eacute;ussi entre ambition artistique et implantation commerciale. En prenant lui-m&ecirc;me les commandes de la production, Muse n&rsquo;a pas r&eacute;duit l&rsquo;&eacute;chelle de son projet : le groupe a au contraire associ&eacute; cette autonomie &agrave; une distribution couvrant plusieurs march&eacute;s, plusieurs dates et plusieurs formats. Les relectures critiques publi&eacute;es depuis continuent d&rsquo;ailleurs de pr&eacute;senter <em>The Resistance</em> comme un jalon important de sa discographie.</p>
<p>Dix-sept ans apr&egrave;s la sortie europ&eacute;enne, le parcours du disque reste r&eacute;sum&eacute; par ce double mouvement : un trio qui produit seul son cinqui&egrave;me album, puis un r&eacute;seau international qui l&rsquo;emm&egrave;ne du diamant fran&ccedil;ais au double platine britannique, canadien et danois. Le 22 f&eacute;vrier 2010, lorsque <em>Resistance</em> devient le troisi&egrave;me single, l&rsquo;op&eacute;ration lanc&eacute;e par l&rsquo;annonce du 16 juin pr&eacute;c&eacute;dent se prolonge encore, morceau apr&egrave;s morceau.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À Cardiff, la nuit où This Is My Truth Tell Me Yours propulse les Manic Street Preachers vers les stades</title>
      <description><![CDATA[Il y a 28 ans, Manic Street Preachers publiait This Is My Truth Tell Me Yours, son cinqui&egrave;me album studio. Port&eacute; par un premier num&eacute;ro un aussi politique qu&rsquo;inattendu, le disque confirmait le retour en g...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/a-cardiff-la-nuit-ou-this-is-my-truth-tell-me-yours-propulse-les-manic-street-preachers-vers-les-stades-456</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il y a 28 ans, Manic Street Preachers publiait <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em>, son cinqui&egrave;me album studio. Port&eacute; par un premier num&eacute;ro un aussi politique qu&rsquo;inattendu, le disque confirmait le retour en gr&acirc;ce du groupe et lui ouvrait les portes des festivals et des grandes enceintes.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans la nuit du 13 au 14 septembre 1998, le Virgin Megastore de Cardiff ne dort pas. Des milliers de fans patientent depuis des heures pour acheter <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em> d&egrave;s sa mise en vente et le faire signer par James Dean Bradfield, Nicky Wire et Sean Moore. La sc&egrave;ne r&eacute;sume le changement d&rsquo;&eacute;chelle des Manic Street Preachers : le groupe gallois n&rsquo;est plus seulement revenu au premier plan, il provoque d&eacute;sormais l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement au c&oelig;ur de sa ville.</p>
<p>Cette attente accompagne pourtant un disque moins &eacute;vident qu&rsquo;un simple exercice de confirmation. Apr&egrave;s <em>Everything Must Go</em>, paru en 1996, les Manics doivent prolonger une r&eacute;ussite qui a red&eacute;fini leur trajectoire apr&egrave;s la disparition de Richey Edwards. Cet album pr&eacute;c&eacute;dent les a install&eacute;s aupr&egrave;s d&rsquo;un public beaucoup plus large, gr&acirc;ce &agrave; des singles accessibles et &agrave; une reconnaissance commerciale et critique renouvel&eacute;e. Deux ans plus tard, leur cinqui&egrave;me album doit r&eacute;pondre &agrave; cette nouvelle position sans effacer l&rsquo;identit&eacute; politique du groupe.</p>
<h2>Apr&egrave;s le retour en gr&acirc;ce, un disque plus int&eacute;rieur</h2>
<p>Les s&eacute;ances de <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em> s&rsquo;&eacute;tendent sur 1997 et 1998. Manic Street Preachers participe &agrave; la production avec Mike Hedges et Dave Eringa, deux collaborateurs cl&eacute;s de cette p&eacute;riode. L&rsquo;&eacute;quipe travaille &agrave; une production ample et &agrave; des arrangements &eacute;labor&eacute;s, tout en accompagnant une orientation plus introspective que celle de son pr&eacute;d&eacute;cesseur.</p>
<p>Ce d&eacute;placement est important. Le succ&egrave;s d&rsquo;<em>Everything Must Go</em> pourrait inviter le trio &agrave; reproduire la formule qui l&rsquo;a replac&eacute; au centre du rock britannique. &Agrave; la place, <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em> cherche &agrave; concilier une audience d&eacute;sormais consid&eacute;rable, un ton plus int&eacute;rieur et la tradition de chansons engag&eacute;es qui reste attach&eacute;e au nom des Manics. Le disque prend ainsi place dans la seconde vie du groupe, mais ne se contente pas d&rsquo;en r&eacute;p&eacute;ter le premier chapitre.</p>
<p>La sortie principale est fix&eacute;e au 14 septembre 1998 au Royaume-Uni et en Europe, sur Epic Records. D&rsquo;autres dates ont circul&eacute; selon les territoires, notamment le 9 septembre ou le 25 ao&ucirc;t, mais le 14 septembre demeure la r&eacute;f&eacute;rence principale. Aux &Eacute;tats-Unis, l&rsquo;album para&icirc;t plus tard, en 1999, sur Virgin Records. Ce calendrier international accompagne un groupe dont l&rsquo;envergure d&eacute;passe d&eacute;sormais largement son ancrage gallois.</p>
<h2>Le num&eacute;ro un que les Manics n&rsquo;avaient pas pr&eacute;vu</h2>
<p>Trois semaines avant l&rsquo;album, un morceau a d&eacute;j&agrave; fait basculer la campagne. Publi&eacute; le 24 ao&ucirc;t 1998, <em>If You Tolerate This Your Children Will Be Next</em> entre directement en t&ecirc;te du UK Singles Chart. C&rsquo;est le premier single num&eacute;ro un de Manic Street Preachers au Royaume-Uni. Le r&eacute;sultat est d&rsquo;autant plus frappant que le groupe avait d&rsquo;abord envisag&eacute; la chanson comme un titre potentiellement plus discret, une possible &laquo; classic B-side &raquo;, avant qu&rsquo;elle ne devienne le principal &eacute;claireur du disque.</p>
<p>Son succ&egrave;s ne repose pas sur l&rsquo;effacement du propos politique. La chanson renvoie &agrave; la guerre d&rsquo;Espagne et &agrave; la menace fasciste, tandis que son titre s&rsquo;inspire d&rsquo;une affiche de propagande antifasciste. En portant ce sujet au sommet des ventes britanniques, les Manics r&eacute;ussissent la synth&egrave;se autour de laquelle l&rsquo;album s&rsquo;organise : parler au grand public sans abandonner un discours engag&eacute;.</p>
<p><em>If You Tolerate This Your Children Will Be Next</em> donne ainsi au disque une entr&eacute;e spectaculaire, mais il n&rsquo;en reste pas l&rsquo;unique point d&rsquo;appui. <em>The Everlasting</em>, <em>You Stole the Sun from My Heart</em> et <em>Tsunami</em> comptent &eacute;galement parmi les singles qui entretiennent la pr&eacute;sence du groupe en radio et dans les classements. Leur succession prolonge l&rsquo;exposition de l&rsquo;album et consolide l&rsquo;image de musiciens capables d&rsquo;occuper le c&oelig;ur de la pop britannique tout en conservant leur singularit&eacute;.</p>
<h2>Du magasin de Cardiff au Millennium Stadium</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em> atteint &agrave; son tour la premi&egrave;re place du classement britannique des albums. Certifi&eacute; triple platine au Royaume-Uni, il devient alors le plus grand succ&egrave;s commercial de Manic Street Preachers. Son d&eacute;marrage compte parmi les plus importants de l&rsquo;ann&eacute;e dans le pays, donnant toute sa port&eacute;e &agrave; la file qui s&rsquo;&eacute;tait form&eacute;e &agrave; minuit devant le magasin de Cardiff.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite modifie concr&egrave;tement les dimensions dans lesquelles le trio peut &eacute;voluer. Le succ&egrave;s du disque et de ses singles installe les Manics comme un v&eacute;ritable groupe d&rsquo;arena. Il les conduit notamment vers des positions de t&ecirc;te d&rsquo;affiche &agrave; Glastonbury et au V Festival, puis vers un concert marquant au Millennium Stadium de Cardiff lors du passage &agrave; l&rsquo;an 2000. Le chemin parcouru se mesure alors en capacit&eacute; de salle autant qu&rsquo;en places dans les classements.</p>
<p>Cette ascension ne constitue pas une rupture totale avec les ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes. <em>This Is My Truth Tell Me Yours</em> prolonge l&rsquo;&eacute;largissement amorc&eacute; par <em>Everything Must Go</em>, mais lui donne une autre ampleur : un single politique devient num&eacute;ro un, l&rsquo;album suit le m&ecirc;me chemin et les grandes sc&egrave;nes remplacent progressivement les salles plus modestes. La transformation est moins celle d&rsquo;un groupe qui change d&rsquo;identit&eacute; que celle d&rsquo;un groupe dont le langage atteint soudain une audience d&eacute;multipli&eacute;e.</p>
<p>Une &eacute;dition du vingti&egrave;me anniversaire est ensuite venue remettre l&rsquo;album en avant dans le catalogue des Manic Street Preachers. Mais l&rsquo;image la plus directe de sa place dans leur histoire reste celle de Cardiff en septembre 1998 : James Dean Bradfield, Nicky Wire et Sean Moore signant le disque au milieu de la nuit, face &agrave; des milliers d&rsquo;auditeurs venus assister, presque en temps r&eacute;el, au passage des Manics vers une nouvelle dimension.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>James Blunt face au deuxième album : All The Lost Souls confirmait l’essai</title>
      <description><![CDATA[Pour ses 19 ans, All The Lost Souls rappelle le d&eacute;fi qui attendait James Blunt apr&egrave;s le triomphe de Back to Bedlam et de &laquo; You&rsquo;re Beautiful &raquo;. Avec Tom Rothrock &agrave; la production, dix ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/james-blunt-face-au-deuxieme-album-all-the-lost-souls-confirmait-l-essai-455</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pour ses 19 ans, <em>All The Lost Souls</em> rappelle le d&eacute;fi qui attendait James Blunt apr&egrave;s le triomphe de <em>Back to Bedlam</em> et de &laquo; You&rsquo;re Beautiful &raquo;. Avec Tom Rothrock &agrave; la production, dix chansons largement port&eacute;es par sa plume et le single &laquo; 1973 &raquo;, le chanteur transforme l&rsquo;&eacute;preuve de la confirmation en nouveau succ&egrave;s international.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2007, James Blunt n&rsquo;a plus &agrave; se faire conna&icirc;tre. Son premier album, <em>Back to Bedlam</em>, l&rsquo;a install&eacute; dans les classements internationaux entre 2004 et 2006, tandis que &laquo; You&rsquo;re Beautiful &raquo; est devenu un succ&egrave;s massif. Cette perc&eacute;e place cependant son successeur dans une position d&eacute;licate : <em>All The Lost Souls</em> ne doit pas seulement prolonger une r&eacute;ussite commerciale, mais d&eacute;montrer que la trajectoire du chanteur peut d&eacute;passer la force d&rsquo;un seul titre.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me album studio de James Blunt arrive dans plusieurs territoires au cours de septembre 2007. Certaines plateformes et bases mentionnent une disponibilit&eacute; d&egrave;s le 14 septembre, mais sa sortie officielle principale intervient le 17 septembre au Royaume-Uni et en Europe, puis le 18 septembre en Am&eacute;rique du Nord. Ce d&eacute;ploiement resserr&eacute; accompagne un disque d&rsquo;environ 38 minutes, publi&eacute; par Atlantic et Custard Records, dont l&rsquo;&eacute;dition originale r&eacute;unit dix morceaux.</p>
<h2>Retrouver Tom Rothrock, &eacute;largir le r&ocirc;le de James Blunt</h2>
<p>Pour aborder ce deuxi&egrave;me acte, James Blunt travaille de nouveau avec Tom Rothrock, d&eacute;j&agrave; associ&eacute; &agrave; son premier album. Les s&eacute;ances se d&eacute;roulent en 2006 et 2007, dans la foul&eacute;e du succ&egrave;s de <em>Back to Bedlam</em>. Cette continuit&eacute; n&rsquo;emp&ecirc;che pas une &eacute;volution importante dans les cr&eacute;dits : Rothrock demeure le producteur, mais Blunt est coproducteur sur l&rsquo;ensemble du projet.</p>
<p>Son implication est tout aussi nette dans l&rsquo;&eacute;criture. Le chanteur est cr&eacute;dit&eacute; comme auteur sur chacun des dix titres et en signe cinq enti&egrave;rement seul. Les autres chansons sont co&eacute;crites, avec notamment la participation de Mark Batson sur certains morceaux. <em>All The Lost Souls</em> reste ainsi concentr&eacute; autour de la voix et de la plume de Blunt, tout en &eacute;tant pr&eacute;sent&eacute; &agrave; sa sortie comme un disque plus coh&eacute;rent et davantage con&ccedil;u autour d&rsquo;un groupe.</p>
<p>Le choix n&rsquo;est donc pas celui d&rsquo;une rupture avec la formule qui l&rsquo;a r&eacute;v&eacute;l&eacute;. L&rsquo;album demeure ancr&eacute; dans une pop rock faite de ballades et de tempos interm&eacute;diaires. Sa tonalit&eacute; est toutefois r&eacute;guli&egrave;rement d&eacute;crite comme plus sombre que celle de <em>Back to Bedlam</em>, avec des th&egrave;mes de d&eacute;sillusion et d&rsquo;errance &eacute;motionnelle qui r&eacute;pondent directement &agrave; son titre. Blunt y affirme aussi davantage son regard sur la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et ses revers, sans abandonner l&rsquo;&eacute;criture m&eacute;lodique associ&eacute;e &agrave; ses d&eacute;buts.</p>
<h2>&laquo; 1973 &raquo;, une porte d&rsquo;entr&eacute;e tourn&eacute;e vers un pass&eacute; r&ecirc;v&eacute;</h2>
<p>Avant m&ecirc;me la parution de l&rsquo;album, &laquo; 1973 &raquo; en donne le premier signal. Sorti &agrave; la fin du mois d&rsquo;ao&ucirc;t 2007, le morceau devient le titre phare du projet. Son ann&eacute;e n&rsquo;est pas une r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la naissance de James Blunt, n&eacute; en 1974 : elle renvoie &agrave; une &eacute;poque fantasm&eacute;e, li&eacute;e dans la pr&eacute;sentation de la chanson &agrave; un club londonien embl&eacute;matique des ann&eacute;es 1970.</p>
<p>Ce d&eacute;calage nourrit la dimension nostalgique du morceau. Plut&ocirc;t que de raconter litt&eacute;ralement un souvenir dat&eacute; de 1973, la chanson construit un regard r&eacute;trospectif sur un temps inaccessible. Elle offre ainsi une entr&eacute;e pr&eacute;cise dans l&rsquo;univers du disque, o&ugrave; le recul, les d&eacute;sillusions et la m&eacute;moire occupent une place importante.</p>
<p>&laquo; 1973 &raquo; ouvre aussi une s&eacute;rie de singles qui permet &agrave; l&rsquo;album de poursuivre sa trajectoire au-del&agrave; de sa sortie. &laquo; Same Mistake &raquo;, &laquo; Carry You Home &raquo; et &laquo; I Really Want You &raquo; sont &agrave; leur tour extraits de l&rsquo;&eacute;dition originale. Ensemble, ces chansons maintiennent James Blunt dans le registre qui a fait sa notori&eacute;t&eacute; tout en donnant plusieurs visages &agrave; ce deuxi&egrave;me album.</p>
<h2>Une confirmation mesur&eacute;e dans douze pays</h2>
<p>Le r&eacute;sultat commercial &eacute;carte rapidement le sc&eacute;nario d&rsquo;un succ&egrave;s impossible &agrave; reproduire. <em>All The Lost Souls</em> atteint la premi&egrave;re place des classements d&rsquo;albums dans au moins douze pays. Cette diffusion internationale prolonge celle de <em>Back to Bedlam</em> et renforce la position de James Blunt dans la pop rock de la fin des ann&eacute;es 2000.</p>
<p>Les certifications rendent cette confirmation particuli&egrave;rement concr&egrave;te. L&rsquo;album obtient une certification triple platine au Royaume-Uni et diamant en France. Il est &eacute;galement certifi&eacute; platine en Australie, en Autriche, en Suisse et en Irlande, puis or ou multi-or dans plusieurs autres territoires europ&eacute;ens. Apr&egrave;s l&rsquo;ampleur de &laquo; You&rsquo;re Beautiful &raquo;, ces r&eacute;sultats montrent que le public ne s&rsquo;est pas limit&eacute; au morceau qui avait r&eacute;v&eacute;l&eacute; Blunt &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale.</p>
<p>L&rsquo;enjeu du disque se lit alors dans cet &eacute;quilibre : conserver Tom Rothrock, maintenir une identit&eacute; de ballades pop rock, mais placer plus clairement James Blunt au centre de la production comme de l&rsquo;&eacute;criture. Sans effacer le poids du premier album, <em>All The Lost Souls</em> transforme cette continuit&eacute; en argument et installe une deuxi&egrave;me &eacute;tape solide dans sa discographie.</p>
<h2>Une &eacute;dition deluxe relie le disque au Kosovo</h2>
<p>L&rsquo;histoire de l&rsquo;album conna&icirc;t un prolongement en novembre 2008 avec une &eacute;dition de luxe publi&eacute;e au Royaume-Uni. Celle-ci adopte une nouvelle pochette et ajoute &laquo; Love, Love, Love &raquo;, &eacute;galement exploit&eacute; en single. Plus d&rsquo;un an apr&egrave;s la sortie initiale, cette version &eacute;largit donc la liste des chansons associ&eacute;es au projet.</p>
<p>Elle contient surtout le documentaire <em>Return to Kosovo</em>. Le film montre James Blunt revenant sur les lieux o&ugrave; il avait servi comme officier avant sa carri&egrave;re musicale. Ce suppl&eacute;ment replace ainsi l&rsquo;artiste au croisement de deux p&eacute;riodes de sa vie : celle qui pr&eacute;c&egrave;de son succ&egrave;s et celle o&ugrave; son deuxi&egrave;me album est d&eacute;j&agrave; devenu num&eacute;ro un dans de nombreux pays. Dix-neuf ans apr&egrave;s <em>All The Lost Souls</em>, cette image d&rsquo;un chanteur retournant au Kosovo demeure l&rsquo;ultime ajout concret &agrave; l&rsquo;une des principales &eacute;ditions du disque.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Le pari August and Everything After : il y a 33 ans, Counting Crows passait des clubs au manoir de Hollywood</title>
      <description><![CDATA[Counting Crows publiait August and Everything After le 14 septembre 1993, il y a exactement 33 ans. Avant les disques de platine et l&rsquo;irruption de Mr. Jones sur les radios, ce premier album est n&eacute; d&rsquo;une...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/le-pari-august-and-everything-after-il-y-a-33-ans-counting-crows-passait-des-clubs-au-manoir-de-hollywood-454</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Counting Crows publiait <em>August and Everything After</em> le 14 septembre 1993, il y a exactement 33 ans. Avant les disques de platine et l&rsquo;irruption de <em>Mr. Jones</em> sur les radios, ce premier album est n&eacute; d&rsquo;une d&eacute;mo de douze chansons, d&rsquo;un concert d&eacute;cisif &agrave; San Francisco et de longues s&eacute;ances men&eacute;es sous la direction de T Bone Burnett.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;but de 1992, Gary Gersh se rend au Paradise Lounge de San Francisco pour voir Counting Crows sur sc&egrave;ne. Le cadre de Geffen/DGC, connu pour avoir sign&eacute; Nirvana, a entendu parler des d&eacute;mos du groupe. Ce long enregistrement de douze titres circule alors dans le milieu rock de la c&ocirc;te Ouest, o&ugrave; il a d&eacute;j&agrave; retenu l&rsquo;attention de la productrice radio Bonnie Simmons, puis de T Bone Burnett. Ce soir-l&agrave;, le parcours d&rsquo;un groupe de clubs commence &agrave; changer d&rsquo;&eacute;chelle.</p>
<p>Counting Crows s&rsquo;est form&eacute; au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 dans la r&eacute;gion de San Francisco. Adam Duritz en est le chanteur, entour&eacute; de David Bryson &agrave; la guitare, Charlie Gillingham aux claviers, Matt Malley &agrave; la basse et Steve Bowman &agrave; la batterie. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t provoqu&eacute; par les d&eacute;mos conduit &agrave; un contrat avec DGC, branche de Geffen Records. L&rsquo;accord r&eacute;serve au jeune groupe un contr&ocirc;le cr&eacute;atif significatif ainsi qu&rsquo;une implication dans le marketing et la promotion de son premier album.</p>
<h2>Une major, un manoir vide et T Bone Burnett</h2>
<p>La signature conduit Counting Crows &agrave; Los Angeles en 1993. Sur une suggestion de Gary Gersh, le groupe loue un manoir vide dans les Hollywood Hills pour y installer une partie de son travail. Le d&eacute;cor poss&egrave;de tout d&rsquo;une extravagance de major, mais l&rsquo;enregistrement ne se limite pas &agrave; cette r&eacute;sidence : entre f&eacute;vrier et juin, les s&eacute;ances passent &eacute;galement par Kiva West, Conway Recording Studios, Village Recorders et Sunset Sound Recorders.</p>
<p>T Bone Burnett prend en charge la production principale. David Immergl&uuml;ck compl&egrave;te l&rsquo;&eacute;quipe instrumentale &agrave; la guitare, &agrave; la mandoline et &agrave; la pedal steel. &Agrave; l&rsquo;arriv&eacute;e, <em>August and Everything After</em> r&eacute;unit onze morceaux en environ 51 minutes. Les classifications de l&rsquo;&eacute;poque et des catalogues le placent au croisement du rock alternatif, du roots rock et du heartland rock, loin d&rsquo;un premier disque b&acirc;ti autour d&rsquo;un seul registre.</p>
<p>Le travail se poursuit apr&egrave;s les s&eacute;ances dirig&eacute;es par Burnett. Scott Litt, notamment associ&eacute; &agrave; R.E.M. et Indigo Girls, intervient pour les mixages finaux. Une chanson arrive m&ecirc;me tard dans le processus : <em>Raining in Baltimore</em> est ajout&eacute;e apr&egrave;s ces mixages. Sa pr&eacute;sence montre que le contenu et le s&eacute;quen&ccedil;age du disque restent ouverts jusqu&rsquo;aux derni&egrave;res &eacute;tapes de sa fabrication.</p>
<p>Cette attention ne transforme pas pour autant le groupe en simple produit de studio. Les onze titres prolongent le mat&eacute;riau narratif qui avait distingu&eacute; ses d&eacute;mos. <em>Anna Begins</em>, r&eacute;guli&egrave;rement mise en avant parmi les morceaux marquants du disque, associe ainsi r&eacute;cit introspectif et arrangements roots rock. Elle contribue &agrave; donner &agrave; l&rsquo;album une identit&eacute; qui ne repose pas uniquement sur le futur succ&egrave;s de <em>Mr. Jones</em>.</p>
<h2>Le 14 septembre 1993, deux visages de DGC</h2>
<p><em>August and Everything After</em> para&icirc;t aux &Eacute;tats-Unis le 14 septembre 1993, en CD, cassette et vinyle. Une co&iuml;ncidence &eacute;ditoriale le place imm&eacute;diatement dans un contexte particulier : DGC publie le m&ecirc;me jour <em>In Utero</em> de Nirvana. Le label met donc en circulation simultan&eacute;ment deux propositions tr&egrave;s diff&eacute;rentes du rock am&eacute;ricain des ann&eacute;es 1990, sans qu&rsquo;il soit possible d&rsquo;y voir une strat&eacute;gie concert&eacute;e.</p>
<p>Pour Counting Crows, cette sortie ne provoque pas d&rsquo;explosion imm&eacute;diate. Pendant les trois premiers mois, le pari financier de Geffen peut m&ecirc;me donner l&rsquo;impression de tourner au revers. Le groupe poss&egrave;de un album longuement pr&eacute;par&eacute;, une production confi&eacute;e &agrave; des personnalit&eacute;s reconnues et le soutien d&rsquo;une grande maison de disques, mais il lui manque encore le morceau capable de faire basculer sa visibilit&eacute;.</p>
<p>Ce morceau est d&eacute;j&agrave; sur le disque. Construit autour d&rsquo;un personnage et du r&ecirc;ve de c&eacute;l&eacute;brit&eacute;, <em>Mr. Jones</em> est choisi comme titre accrocheur susceptible de porter l&rsquo;album aupr&egrave;s des radios rock et pop. Sa diffusion radiophonique et t&eacute;l&eacute;visuelle finit par entra&icirc;ner une forte progression des ventes. L&rsquo;histoire racont&eacute;e dans la chanson prend alors une r&eacute;sonance concr&egrave;te : Counting Crows d&eacute;couvre lui-m&ecirc;me la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; que son single place au centre du r&eacute;cit.</p>
<h2>Quand Mr. Jones renverse le d&eacute;marrage</h2>
<p>Le succ&egrave;s tardif du single modifie toute la trajectoire de <em>August and Everything After</em>. Counting Crows, encore groupe r&eacute;gional peu auparavant, s&rsquo;installe sur la sc&egrave;ne rock nationale am&eacute;ricaine. L&rsquo;album atteint ensuite sept certifications platine aux &Eacute;tats-Unis et autant au Canada. Il devient &eacute;galement platine au Royaume-Uni, en Australie et en Nouvelle-Z&eacute;lande.</p>
<p>Ces r&eacute;sultats d&eacute;passent largement le simple lancement r&eacute;ussi d&rsquo;un premier disque. Ils donnent au groupe une visibilit&eacute; durable et un statut important sur le circuit des tourn&eacute;es. Plusieurs d&eacute;cennies plus tard, les chansons d&rsquo;<em>August and Everything After</em> restent pr&eacute;sentes dans ses concerts et au centre de son image publique. L&rsquo;album demeure aussi accessible dans le catalogue num&eacute;rique de Geffen.</p>
<p>&Agrave; 33 ans exactement, le disque conserve surtout la trace d&rsquo;un encha&icirc;nement peu ordinaire : douze chansons enregistr&eacute;es en d&eacute;mo circulent sur la c&ocirc;te Ouest, Gary Gersh pousse la porte du Paradise Lounge, Geffen accorde au groupe une marge de contr&ocirc;le notable, puis T Bone Burnett installe le projet entre un manoir vide et plusieurs studios de Los Angeles. Quelques mois apr&egrave;s une sortie h&eacute;sitante, <em>Mr. Jones</em> fait le reste : il transforme ce pari de premier album en septuple disque de platine aux &Eacute;tats-Unis.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Arcade Fire : Funeral a rallumé le blackout montréalais</title>
      <description><![CDATA[Arcade Fire publiait Funeral le 14 septembre 2004 en Am&eacute;rique du Nord. Vingt-deux ans plus tard, ce premier album conserve la trace d&rsquo;une p&eacute;riode de deuil, d&rsquo;un quartier enneig&eacute; plong&eacute; dans ...]]></description>
      <pubDate>Sun, 13 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Arcade Fire publiait <em>Funeral</em> le 14 septembre 2004 en Am&eacute;rique du Nord. Vingt-deux ans plus tard, ce premier album conserve la trace d&rsquo;une p&eacute;riode de deuil, d&rsquo;un quartier enneig&eacute; plong&eacute; dans le noir et d&rsquo;une fabrication partag&eacute;e entre un studio montr&eacute;alais et l&rsquo;appartement de Win Butler et R&eacute;gine Chassagne.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant les hymnes collectifs et l&rsquo;&eacute;largissement rapide de son public, Arcade Fire se fixe un objectif presque prudent : vendre 10 000 exemplaires de son premier album longue dur&eacute;e. Le chiffre para&icirc;t adapt&eacute; &agrave; la situation du groupe, formation montr&eacute;alaise encore install&eacute;e dans le circuit ind&eacute;pendant et sign&eacute;e chez Merge Records apr&egrave;s un EP &eacute;ponyme paru en 2003. Pourtant, <em>Funeral</em> atteint cet objectif d&egrave;s sa premi&egrave;re semaine de commercialisation. Le disque imagin&eacute; comme un succ&egrave;s indie modeste vient de changer d&rsquo;&eacute;chelle.</p>
<p>Cette acc&eacute;l&eacute;ration est d&rsquo;autant plus saisissante que l&rsquo;album porte un titre associ&eacute; &agrave; une succession de pertes tr&egrave;s concr&egrave;tes. Entre la fin de 2003 et le d&eacute;but de 2004, plusieurs d&eacute;c&egrave;s touchent l&rsquo;entourage des musiciens : le grand-p&egrave;re des fr&egrave;res Butler, la grand-m&egrave;re de R&eacute;gine Chassagne et la tante de Richard Parry meurent en l&rsquo;espace de quelques mois. <em>Funeral</em> na&icirc;t dans ce contexte, sans pour autant se r&eacute;duire &agrave; un journal de deuil. Ses chansons font circuler l&rsquo;intime dans des arrangements amples, comme si l&rsquo;exp&eacute;rience personnelle devait imm&eacute;diatement trouver une forme commune.</p>
<h2>Un disque assembl&eacute; entre le studio et l&rsquo;appartement</h2>
<p>Arcade Fire commence &agrave; travailler sur ce premier album longue dur&eacute;e en 2003, apr&egrave;s une p&eacute;riode de concerts durant laquelle le groupe cherche &agrave; jouer plus fort et plus frontalement que ne l&rsquo;attend alors une partie du public montr&eacute;alais. Cette volont&eacute; d&rsquo;impact ne conduit pas &agrave; une production lisse. L&rsquo;enregistrement et le mixage se d&eacute;roulent au Hotel 2 Tango, &agrave; Montr&eacute;al, mais aussi dans l&rsquo;appartement de Win Butler et R&eacute;gine Chassagne. Les s&eacute;ances couvrent une semaine d&rsquo;ao&ucirc;t 2003, puis se poursuivent durant l&rsquo;hiver 2004.</p>
<p>Cette circulation entre un studio communautaire et un espace domestique correspond &agrave; la nature du projet. Arcade Fire assure collectivement la production principale et construit un disque dont l&rsquo;ampleur ne d&eacute;pend pas d&rsquo;un dispositif industriel. Les critiques y rel&egrave;vent des m&eacute;lodies de chamber pop, un art-rock anguleux, des orchestrations luxuriantes et des voix marqu&eacute;es par le post-punk. Pour un premier album publi&eacute; par un label ind&eacute;pendant, <em>Funeral</em> affiche ainsi une dimension sonore et une ambition qui deviennent imm&eacute;diatement deux des principaux arguments de son accueil critique.</p>
<p>Au centre du groupe se trouve le couple form&eacute; par Win Butler et R&eacute;gine Chassagne, mais l&rsquo;identit&eacute; du disque repose sur une dynamique d&rsquo;ensemble. L&rsquo;&eacute;nergie frontale recherch&eacute;e sur sc&egrave;ne rencontre des arrangements orchestr&eacute;s, tandis que la gravit&eacute; du titre cohabite avec des &eacute;lans collectifs. Cette tension &eacute;vite &agrave; l&rsquo;album de rester enferm&eacute; dans le seul registre fun&egrave;bre : les morceaux avancent entre crise, enfance, disparition et mouvement commun.</p>
<h2>Des enfants dans la neige, Montr&eacute;al dans le noir</h2>
<p>Plusieurs chansons s&rsquo;inscrivent dans un r&eacute;cit l&acirc;che autour d&rsquo;un quartier enneig&eacute;, frapp&eacute; par une coupure de courant et investi par des enfants. Cette toile de fond imaginaire s&rsquo;inspire d&rsquo;une panne g&eacute;n&eacute;rale r&eacute;ellement survenue &agrave; Montr&eacute;al en 1998. Elle traverse notamment certaines pi&egrave;ces de la s&eacute;rie <em>Neighbourhood</em>, dont <em>Neighbourhood #1 (Tunnels)</em>, et rejoint l&rsquo;univers de <em>Wake Up</em>.</p>
<p>Le blackout fournit davantage qu&rsquo;un d&eacute;cor spectaculaire. Il permet de rapprocher des th&egrave;mes pr&eacute;sents sur l&rsquo;album : l&rsquo;enfance, la catastrophe locale, la peur et la possibilit&eacute; d&rsquo;un renouveau collectif. Dans ce quartier priv&eacute; d&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;, les enfants deviennent les acteurs d&rsquo;un monde momentan&eacute;ment d&eacute;barrass&eacute; de son ordre habituel. La neige, les tunnels et l&rsquo;obscurit&eacute; forment un cadre suffisamment concret pour relier les chansons sans les transformer en r&eacute;cit strictement lin&eacute;aire.</p>
<p>Ce motif &eacute;claire aussi la force particuli&egrave;re de <em>Funeral</em>. Le disque part de pertes survenues dans l&rsquo;entourage du groupe, mais leur oppose des voix, des m&eacute;lodies et une &eacute;nergie de rassemblement. <em>Wake Up</em> r&eacute;sume cette bascule : l&rsquo;exp&eacute;rience individuelle se d&eacute;ploie dans une forme pens&eacute;e pour &ecirc;tre port&eacute;e &agrave; plusieurs. Le deuil demeure inscrit jusque dans le titre de l&rsquo;album, tandis que les chansons cherchent constamment un passage vers la communaut&eacute;.</p>
<h2>Les 10 000 exemplaires d&rsquo;une ambition d&eacute;pass&eacute;e</h2>
<p>Lorsque Merge Records publie <em>Funeral</em> au Canada et aux &Eacute;tats-Unis le 14 septembre 2004, le label poss&egrave;de d&eacute;j&agrave; une solide r&eacute;putation dans l&rsquo;indie, notamment gr&acirc;ce &agrave; des groupes comme Neutral Milk Hotel. Mais il n&rsquo;a encore jamais plac&eacute; un album dans le Billboard 200. Arcade Fire brise ce plafond : <em>Funeral</em> entre au classement et atteint la 123e place, d&eacute;passant &eacute;galement les ventes de <em>In the Aeroplane Over the Sea</em>.</p>
<p>La progression ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; la premi&egrave;re semaine. Environ un an apr&egrave;s la sortie, plus de 200 000 exemplaires ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; vendus, un r&eacute;sultat consid&eacute;rable pour le premier album d&rsquo;un groupe ind&eacute;pendant. La parution europ&eacute;enne suit au d&eacute;but de 2005 par l&rsquo;interm&eacute;diaire de Rough Trade Records, prolongeant hors d&rsquo;Am&eacute;rique du Nord une r&eacute;ception critique d&eacute;j&agrave; exceptionnellement enthousiaste.</p>
<p>Cette trajectoire modifie simultan&eacute;ment la place d&rsquo;Arcade Fire et celle de Merge Records. Le groupe d&eacute;passe la sph&egrave;re montr&eacute;alaise et le public indie qui l&rsquo;avait suivi apr&egrave;s son EP de 2003. Le label obtient son premier disque class&eacute; au Billboard 200. Quant &agrave; <em>Funeral</em>, il s&rsquo;installe au fil des ann&eacute;es dans de nombreuses s&eacute;lections consacr&eacute;es aux albums marquants des ann&eacute;es 2000 et aux grandes parutions rock du d&eacute;but du XXIe si&egrave;cle.</p>
<h2>Vingt-deux ans, et toujours ce premier basculement</h2>
<p>En septembre 2024, le vingti&egrave;me anniversaire de <em>Funeral</em> avait d&eacute;j&agrave; remis en avant sa singularit&eacute; dans le paysage de 2004. Deux ans plus tard, sa naissance demeure racont&eacute;e par des &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;une remarquable proximit&eacute; : quelques pi&egrave;ces enregistr&eacute;es dans un appartement, des sessions au Hotel 2 Tango, trois d&eacute;c&egrave;s dans l&rsquo;entourage du groupe et le souvenir d&rsquo;une panne montr&eacute;alaise devenue le d&eacute;cor d&rsquo;un quartier fictif.</p>
<p>Le contraste tient finalement dans deux nombres. Arcade Fire esp&eacute;rait vendre 10 000 exemplaires de <em>Funeral</em> ; il lui a suffi d&rsquo;une semaine pour y parvenir. Derri&egrave;re cette perc&eacute;e, il reste l&rsquo;image d&rsquo;enfants avan&ccedil;ant dans la neige pendant que la ville est plong&eacute;e dans le noir.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Supertramp joue sa seconde chance avec Crime of the Century, 52 ans après sa sortie</title>
      <description><![CDATA[Supertramp publiait Crime of the Century le 13 septembre 1974. Cinquante-deux ans plus tard, ce troisi&egrave;me album reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe remani&eacute; qui, avec l&rsquo;appui d&eacute;cisif de Ken Scott, tro...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/supertramp-joue-sa-seconde-chance-avec-crime-of-the-century-52-ans-apres-sa-sortie-450</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Supertramp publiait <em>Crime of the Century</em> le 13 septembre 1974. Cinquante-deux ans plus tard, ce troisi&egrave;me album reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe remani&eacute; qui, avec l&rsquo;appui d&eacute;cisif de Ken Scott, trouvait enfin une identit&eacute; et amor&ccedil;ait sa perc&eacute;e internationale.</strong></p>
<p></p>
<p>Avant de devenir le disque du basculement, <em>Crime of the Century</em> est celui d&rsquo;une seconde chance. Les deux premiers albums studio de Supertramp ont obtenu peu de r&eacute;sultats commerciaux. &Agrave; l&rsquo;approche du troisi&egrave;me, le groupe a &eacute;t&eacute; remani&eacute; et travaille sous une pression &eacute;vidente : il lui faut d&eacute;sormais donner une suite convaincante &agrave; des d&eacute;buts rest&eacute;s discrets.</p>
<p>Pourtant, A&amp;M Records ne r&eacute;duit pas la voilure. Le label aurait au contraire accord&eacute; davantage de temps de studio &agrave; Supertramp, reconnaissant les progr&egrave;s accomplis par le groupe. Roger Hodgson l&rsquo;a r&eacute;sum&eacute; ainsi : <em>&laquo; We&rsquo;d matured a lot and our record company recognised that and put us in the studio with Ken Scott. &raquo;</em> Cette confiance place les musiciens face &agrave; une occasion rare : reprendre leur trajectoire presque depuis le d&eacute;but, mais avec des moyens et un producteur capables d&rsquo;accompagner leur maturation.</p>
<h2>Ken Scott au centre de la transformation</h2>
<p>Entre f&eacute;vrier et juin 1974, Supertramp enregistre &agrave; Londres, notamment aux Trident Studios, aux Ramport Studios et chez Scorpio Sound. Le groupe partage la production avec Ken Scott. Sa pr&eacute;sence devient l&rsquo;un des &eacute;l&eacute;ments d&eacute;terminants de la fabrication du disque, au point d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute;e au son final qui distingue <em>Crime of the Century</em> des deux albums pr&eacute;c&eacute;dents.</p>
<p>Pour Supertramp, ces s&eacute;ances tiennent aussi de l&rsquo;apprentissage acc&eacute;l&eacute;r&eacute;. Hodgson a expliqu&eacute; que le travail men&eacute; avec Scott &agrave; Trident avait beaucoup appris au groupe sur la mani&egrave;re de construire un bon disque. Ce troisi&egrave;me passage en studio n&rsquo;est donc pas seulement une nouvelle s&eacute;rie de chansons : il permet &agrave; la formation stabilis&eacute;e de mieux ma&icirc;triser l&rsquo;enregistrement et d&rsquo;organiser ses id&eacute;es avec davantage de pr&eacute;cision.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; que s&rsquo;affirme la signature sonore d&eacute;sormais associ&eacute;e au groupe, avec le piano, le Wurlitzer et le saxophone soprano plac&eacute;s en avant. Cette identit&eacute; ne repose toutefois pas sur une &eacute;criture devenue collective. Hodgson a pr&eacute;cis&eacute; qu&rsquo;&agrave; cette p&eacute;riode, Rick Davies et lui avaient d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; &agrave; composer s&eacute;par&eacute;ment : <em>&laquo; Rick and I had already begun to write separately. &raquo;</em> Deux &eacute;critures distinctes alimentent ainsi un m&ecirc;me album, tandis que la production leur donne une coh&eacute;rence d&rsquo;ensemble.</p>
<p>Hodgson &eacute;voque &eacute;galement des chansons devenues plus personnelles et plus fortes. La progression de Supertramp se joue donc sur plusieurs plans &agrave; la fois : une formation renouvel&eacute;e, des auteurs qui affirment leur voix propre, davantage de temps pour enregistrer et un producteur exp&eacute;riment&eacute; pour transformer ces morceaux en un disque solidement construit.</p>
<h2>De &laquo; School &raquo; &agrave; &laquo; Rudy &raquo;, un album qui pose des questions</h2>
<p><em>School</em> installe d&rsquo;embl&eacute;e l&rsquo;ambition de l&rsquo;ensemble et s&rsquo;impose parmi les titres majeurs de l&rsquo;album. Sa pr&eacute;sence durable dans les r&eacute;&eacute;ditions et les s&eacute;lections consacr&eacute;es &agrave; <em>Crime of the Century</em> t&eacute;moigne de son r&ocirc;le central dans la perception du disque. Supertramp ne cherche plus seulement le morceau susceptible de fonctionner isol&eacute;ment : le groupe fa&ccedil;onne un album dont les chansons se r&eacute;pondent par leur atmosph&egrave;re et leur force narrative.</p>
<p><em>Rudy</em> participe particuli&egrave;rement &agrave; cette impression. &Agrave; l&rsquo;occasion de la r&eacute;&eacute;dition deluxe mise en avant en 2025, Roger Hodgson est revenu sur les interrogations entourant l&rsquo;origine du personnage et l&rsquo;&eacute;ventuelle dimension conceptuelle de l&rsquo;album. La question demeure ouverte : <em>Crime of the Century</em> ne doit pas &ecirc;tre pr&eacute;sent&eacute; comme un album conceptuel de mani&egrave;re cat&eacute;gorique. Mais la capacit&eacute; de ses chansons &agrave; faire surgir des personnages, des tensions et un sentiment de solitude explique pourquoi cette lecture continue d&rsquo;accompagner le disque.</p>
<p>Son identit&eacute; visuelle renforce cette unit&eacute;. La pochette et sa narration graphique ont souvent &eacute;t&eacute; rapproch&eacute;es des id&eacute;es de crime et de solitude urbaine. Sans attribuer au groupe une intention pr&eacute;cise qui reste peu document&eacute;e, l&rsquo;image contribue &agrave; donner &agrave; l&rsquo;album une pr&eacute;sence imm&eacute;diatement reconnaissable, en accord avec les questions et les figures qui traversent ses chansons.</p>
<h2>&laquo; Dreamer &raquo; remet le disque en mouvement</h2>
<p>Publi&eacute; le 13 septembre 1974 au Royaume-Uni, puis le 25 octobre aux &Eacute;tats-Unis, <em>Crime of the Century</em> ne se contente pas d&rsquo;am&eacute;liorer la situation de Supertramp : il change l&rsquo;&eacute;chelle de sa carri&egrave;re. Au Royaume-Uni, <em>Dreamer</em> contribue &agrave; relancer l&rsquo;album dans les classements apr&egrave;s sa sortie. Le titre agit ainsi comme un v&eacute;ritable levier de perc&eacute;e, plut&ocirc;t que comme un simple extrait ajout&eacute; &agrave; la promotion du disque.</p>
<p>La progression se confirme outre-Atlantique. <em>Crime of the Century</em> devient le premier album de Supertramp &agrave; entrer dans le Top 40 du <em>Billboard</em> am&eacute;ricain, avant d&rsquo;obtenir un statut or aux &Eacute;tats-Unis. Apr&egrave;s deux disques sans grand impact commercial, le groupe dispose enfin d&rsquo;un album capable de porter sa carri&egrave;re au-del&agrave; de son march&eacute; d&rsquo;origine.</p>
<p>Cette r&eacute;ussite donne tout son relief au pari initial d&rsquo;A&amp;M Records. Le temps suppl&eacute;mentaire, la nouvelle stabilit&eacute; du groupe et la collaboration avec Ken Scott n&rsquo;ont pas simplement permis &agrave; Supertramp de poursuivre son parcours : ils ont fix&eacute; la formule qui lui manquait. Cinquante-deux ans apr&egrave;s la premi&egrave;re sortie britannique, le moment d&eacute;cisif reste inscrit dans ces s&eacute;ances londoniennes de 1974, quand un groupe encore fragile apprenait, avec son producteur, &agrave; fabriquer le disque qui allait r&eacute;ellement lancer sa carri&egrave;re internationale.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pour ses 44 ans, New Gold Dream raconte le changement d’échelle de Simple Minds</title>
      <description><![CDATA[Simple Minds publiait New Gold Dream (81/82/83/84) il y a exactement 44 ans, le 13 septembre 1982. Avec Peter Walsh &agrave; la production, le groupe &eacute;cossais transformait son &eacute;volution post-punk en une pop ample et ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/pour-ses-44-ans-new-gold-dream-raconte-le-changement-d-echelle-de-simple-minds-448</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Simple Minds publiait <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> il y a exactement 44 ans, le 13 septembre 1982. Avec Peter Walsh &agrave; la production, le groupe &eacute;cossais transformait son &eacute;volution post-punk en une pop ample et lumineuse, port&eacute;e par <em>Promised You a Miracle</em>.</strong></p>
<p></p>
<p>Tout commence par un son imparfait. Au moment de pr&eacute;parer son cinqui&egrave;me album studio, Simple Minds dispose de maquettes enregistr&eacute;es sur boombox, fortement compress&eacute;es. Loin d&rsquo;&ecirc;tre seulement des brouillons &agrave; remplacer par des prises plus propres, elles vont influencer l&rsquo;esth&eacute;tique du disque. Cette mati&egrave;re compacte fournit un point de d&eacute;part inattendu &agrave; un album qui sera finalement associ&eacute; &agrave; des arrangements plus a&eacute;r&eacute;s, plus synth&eacute;tiques et plus ouvertement pop.</p>
<p>Le groupe est alors en pleine transformation. Ses premiers disques l&rsquo;ont install&eacute; dans le paysage post-punk, mais son &eacute;criture s&rsquo;&eacute;largit rapidement et gagne en m&eacute;lodie. <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> ne surgit donc pas comme une rupture isol&eacute;e : il fixe un mouvement d&eacute;j&agrave; engag&eacute;, lui donne une coh&eacute;rence et, surtout, permet &agrave; Simple Minds de toucher un public plus vaste.</p>
<h2>Peter Walsh, le producteur d&rsquo;un virage d&eacute;cisif</h2>
<p>Le choix de Peter Walsh s&rsquo;inscrit dans cette transition. Simple Minds a appr&eacute;ci&eacute; son travail de remix et de production sur des morceaux li&eacute;s &agrave; la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente, notamment <em>Sweat in Bullet</em> et <em>Promised You a Miracle</em>. Walsh n&rsquo;est pas encore un producteur solidement install&eacute;, mais sa rencontre avec le groupe se r&eacute;v&egrave;le d&eacute;terminante. Il devient l&rsquo;un des principaux artisans de la nouvelle clart&eacute; sonore recherch&eacute;e autour de ces chansons.</p>
<p>Les s&eacute;ances commencent en f&eacute;vrier 1982 aux Townhouse Studios de Londres. Le climat n&rsquo;est pas celui d&rsquo;un affrontement entre un groupe et un r&eacute;alisateur venu imposer sa m&eacute;thode. Peter Walsh d&eacute;crira au contraire une p&eacute;riode positive et stimulante, soutenue par une confiance r&eacute;ciproque. Une phrase qui lui est attribu&eacute;e r&eacute;sume l&rsquo;enthousiasme du moment : &laquo; You&rsquo;re a legend &ndash; you are going to be huge! &raquo;</p>
<p>Cette assurance compte dans la fabrication de l&rsquo;album. Walsh accompagne Simple Minds vers une production plus spacieuse sans effacer l&rsquo;&eacute;nergie accumul&eacute;e au fil des disques pr&eacute;c&eacute;dents. Les textures synth&eacute;tiques prennent davantage de place, tandis que la construction des morceaux devient plus accessible. Le r&eacute;sultat reste rattach&eacute; au new pop, &agrave; la synth-pop et &agrave; l&rsquo;art pop, mais l&rsquo;essentiel tient moins &agrave; l&rsquo;&eacute;tiquette qu&rsquo;&agrave; la nouvelle &eacute;chelle atteinte par le groupe.</p>
<h2><em>Promised You a Miracle</em>, la chanson qui ouvre le passage</h2>
<p>Au centre de cette bascule se trouve <em>Promised You a Miracle</em>. Le morceau, lui aussi produit par Peter Walsh, agit comme un marqueur de la direction adopt&eacute;e pour l&rsquo;album. Sa pr&eacute;sence ne se limite pas &agrave; fournir un titre imm&eacute;diatement identifiable : elle relie les exp&eacute;rimentations de la p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dente &agrave; la forme pop plus lumineuse qui s&rsquo;affirme d&eacute;sormais.</p>
<p>Autour de lui, <em>Glittering Prize</em> contribue &agrave; cette identit&eacute; nouvelle. Le titre compte parmi les chansons les plus r&eacute;guli&egrave;rement associ&eacute;es au disque et &agrave; son tournant commercial. <em>Someone Somewhere in Summertime</em>, autre morceau largement diffus&eacute;, en d&eacute;ploie pour sa part l&rsquo;atmosph&egrave;re expansive. Ensemble, ces chansons donnent &agrave; l&rsquo;album une continuit&eacute; qui d&eacute;passe la seule efficacit&eacute; de ses titres les plus expos&eacute;s.</p>
<p>Le changement n&rsquo;est donc pas uniquement une affaire de finition en studio. Simple Minds trouve une mani&egrave;re de conserver sa dynamique tout en rendant ses compositions plus m&eacute;lodiques. La production de Walsh sert pr&eacute;cis&eacute;ment cette articulation : elle ne pr&eacute;sente pas le groupe comme une formation enti&egrave;rement r&eacute;invent&eacute;e, mais comme un collectif arriv&eacute; au point o&ugrave; ses recherches peuvent devenir une proposition pop de grande ampleur.</p>
<h2>Une troisi&egrave;me place qui confirme la m&eacute;tamorphose</h2>
<p>Lorsque <em>New Gold Dream (81/82/83/84)</em> para&icirc;t au Royaume-Uni le 13 septembre 1982 chez Virgin, Simple Minds b&eacute;n&eacute;ficie aussi d&rsquo;un dispositif international, avec A&amp;M pour le march&eacute; am&eacute;ricain. Cette diffusion accompagne une ambition d&eacute;sormais plus large. L&rsquo;album atteint la troisi&egrave;me place du classement britannique et rencontre &eacute;galement un accueil important dans plusieurs pays.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat confirme le r&ocirc;le charni&egrave;re du disque. Simple Minds n&rsquo;en est plus au stade de la promesse confidentielle : le groupe dispose d&eacute;sormais d&rsquo;un album capable de convertir son &eacute;volution esth&eacute;tique en progression commerciale. Le succ&egrave;s ne gomme pas le chemin parcouru depuis ses d&eacute;buts post-punk ; il en devient plut&ocirc;t la cons&eacute;quence visible, &agrave; travers une &eacute;criture et une production qui ont trouv&eacute; leur point d&rsquo;&eacute;quilibre.</p>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album s&rsquo;est prolong&eacute;e bien apr&egrave;s 1982. En 2016, Virgin lui a consacr&eacute; une &eacute;dition deluxe de six disques, signe d&rsquo;une histoire devenue assez dense pour &ecirc;tre revisit&eacute;e dans le d&eacute;tail. Mais le meilleur r&eacute;sum&eacute; de ce tournant reste contenu dans les s&eacute;ances londoniennes elles-m&ecirc;mes : des maquettes compress&eacute;es, un jeune producteur convaincu par le potentiel du groupe, puis trois chansons &mdash; <em>Promised You a Miracle</em>, <em>Glittering Prize</em> et <em>Someone Somewhere in Summertime</em> &mdash; qui installent Simple Minds dans un espace pop beaucoup plus vaste.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Phil Collins retrouve la Motown sur Going Back, son dernier album studio à ce jour, paru il y a 16 ans</title>
      <description><![CDATA[Le 13 septembre 2010, Phil Collins publiait au Royaume-Uni Going Back, un disque de reprises puis&eacute; principalement dans la soul des ann&eacute;es 1960. Seize ans plus tard, cet hommage &agrave; la Motown demeure son dernier ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/phil-collins-retrouve-la-motown-sur-going-back-son-dernier-album-studio-a-ce-jour-paru-il-y-a-16-ans-447</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 13 septembre 2010, Phil Collins publiait au Royaume-Uni <em>Going Back</em>, un disque de reprises puis&eacute; principalement dans la soul des ann&eacute;es 1960. Seize ans plus tard, cet hommage &agrave; la Motown demeure son dernier album studio &agrave; ce jour, fruit d&rsquo;un retour aux influences qui avaient fa&ccedil;onn&eacute; son jeu et sa sensibilit&eacute; musicale.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s huit ann&eacute;es sans nouvel album studio depuis <em>Testify</em>, Phil Collins aurait pu choisir de reprendre le fil de sa propre discographie. Il pr&eacute;f&egrave;re remonter plus loin, jusqu&rsquo;aux chansons de sa jeunesse. <em>Going Back</em> ne cherche donc pas &agrave; actualiser son personnage d&rsquo;auteur-compositeur : le chanteur et batteur y revisite un patrimoine pr&eacute;cis, celui de la soul am&eacute;ricaine et tout particuli&egrave;rement du catalogue Motown.</p>
<p>Le projet rassemble des titres popularis&eacute;s par The Supremes, The Four Tops ou Martha and the Vandellas. Ce choix ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;une d&eacute;couverte tardive. La soul am&eacute;ricaine et le son Motown comptent depuis longtemps parmi les influences formatrices de Collins, aussi bien dans son approche de la batterie que dans son style. Le titre de l&rsquo;album r&eacute;sume ainsi sa d&eacute;marche : revenir &agrave; la musique qui pr&eacute;c&eacute;dait ses propres succ&egrave;s et qui avait particip&eacute; &agrave; la construction du musicien.</p>
<h2>Trois Funk Brothers pour renouer avec le son originel</h2>
<p>Le lien avec la Motown ne repose pas seulement sur la s&eacute;lection des chansons. Pour les enregistrer, Collins fait appel &agrave; trois des Funk Brothers encore en vie. Ces musiciens de studio avaient contribu&eacute; au son des enregistrements historiques du label. Leur pr&eacute;sence inscrit directement <em>Going Back</em> dans la continuit&eacute; du r&eacute;pertoire auquel le disque rend hommage, sans qu&rsquo;ils soient pour autant pr&eacute;sent&eacute;s comme coproducteurs du projet.</p>
<p>Phil Collins conserve la direction globale de l&rsquo;album. Entour&eacute; d&rsquo;un large ensemble de musiciens, d&rsquo;arrangeurs et de techniciens, il garde la main sur la mani&egrave;re de recr&eacute;er ces morceaux. Ce contr&ocirc;le artistique donne &agrave; <em>Going Back</em> une place singuli&egrave;re dans son parcours : m&ecirc;me compos&eacute; de chansons &eacute;crites ou popularis&eacute;es par d&rsquo;autres, le disque reste un projet personnel, organis&eacute; autour de ses propres r&eacute;f&eacute;rences.</p>
<p>Cette orientation permet &eacute;galement de distinguer l&rsquo;album d&rsquo;un simple recueil de standards con&ccedil;u pour suivre une tendance. Dans une analyse r&eacute;trospective, Ultimate Classic Rock oppose ainsi la d&eacute;marche de Collins aux s&eacute;ries de reprises pens&eacute;es comme des op&eacute;rations commerciales et d&eacute;crit plut&ocirc;t <em>Going Back</em> comme un hommage &agrave; une musique qui l&rsquo;avait profond&eacute;ment influenc&eacute;. Le r&eacute;pertoire, centr&eacute; sur la p&eacute;riode classique de la soul et de la Motown, soutient cette lecture.</p>
<h2>Carole King au c&oelig;ur d&rsquo;un retour vers les ann&eacute;es 1960</h2>
<p>La chanson <em>Going Back</em>, qui donne son nom au disque, est associ&eacute;e au r&eacute;pertoire de Carole King. Plusieurs compositions li&eacute;es &agrave; cette derni&egrave;re figurent sur l&rsquo;album, au point que son site officiel relaie ensuite le parcours britannique du disque. Ce morceau-titre devient le pivot d&rsquo;un projet dont le nom fonctionne &agrave; plusieurs niveaux : retour au studio, retour aux racines soul et retour sur une influence ancienne &agrave; un moment charni&egrave;re de la carri&egrave;re de Collins.</p>
<p>La s&eacute;lection demeure principalement tourn&eacute;e vers les standards soul des ann&eacute;es 1960. Elle privil&eacute;gie donc la coh&eacute;rence plut&ocirc;t qu&rsquo;un panorama g&eacute;n&eacute;ral de la chanson am&eacute;ricaine. Collins ne juxtapose pas des &eacute;poques et des styles sans lien : il concentre le disque sur le r&eacute;pertoire qui l&rsquo;a form&eacute;. La participation des Funk Brothers renforce encore cette unit&eacute;, en rapprochant les nouvelles versions de l&rsquo;histoire des morceaux choisis.</p>
<p>Les d&eacute;tails pr&eacute;cis du calendrier et des lieux d&rsquo;enregistrement restent peu document&eacute;s. La construction &eacute;ditoriale du projet est en revanche claire. Atlantic Records et WEA le proposent en CD, en vinyle et en t&eacute;l&eacute;chargement, tandis qu&rsquo;une Ultimate Edition europ&eacute;enne associe un CD &agrave; un DVD. Cette configuration enrichie accompagne la pr&eacute;sentation d&rsquo;un album con&ccedil;u comme un projet complet plut&ocirc;t que comme une parenth&egrave;se isol&eacute;e.</p>
<h2>Du calendrier international &agrave; la premi&egrave;re place britannique</h2>
<p>La publication s&rsquo;effectue selon un calendrier variable d&rsquo;un territoire &agrave; l&rsquo;autre. Si le 13 septembre 2010 constitue la date de r&eacute;f&eacute;rence au Royaume-Uni et sur une grande partie des march&eacute;s europ&eacute;ens, le disque est mis en vente plus t&ocirc;t dans certains pays : le 7 septembre en Allemagne et le 10 septembre en Italie. Il para&icirc;t ensuite le 15 septembre au Japon, sous la r&eacute;f&eacute;rence Warner Music Japan WPCR-13919, puis le 28 septembre aux &Eacute;tats-Unis via Atlantic Records.</p>
<p>Au Royaume-Uni, <em>Going Back</em> atteint la premi&egrave;re place du classement des albums. Le disque y obtient &eacute;galement une certification or. Son parcours d&eacute;passe le march&eacute; britannique : il est certifi&eacute; platine en Allemagne et or en Autriche, en Suisse ainsi qu&rsquo;au Canada, tout en d&eacute;crochant des positions &eacute;lev&eacute;es dans plusieurs autres pays europ&eacute;ens. Le retour de Collins vers un r&eacute;pertoire des ann&eacute;es 1960 rencontre ainsi un public international au d&eacute;but des ann&eacute;es 2010.</p>
<p>Ce succ&egrave;s prend un relief particulier dans la trajectoire du chanteur. Huiti&egrave;me album studio de Phil Collins, <em>Going Back</em> pr&eacute;c&egrave;de une p&eacute;riode de retrait d&rsquo;environ quatre ans. Collins annonce alors une forme de retraite, avant de revenir &agrave; la musique vers 2015. &Agrave; la date de ce seizi&egrave;me anniversaire, aucun autre album studio n&rsquo;a succ&eacute;d&eacute; &agrave; ce disque de reprises.</p>
<p><em>Going Back</em> reste donc plac&eacute; &agrave; l&rsquo;extr&eacute;mit&eacute; de sa discographie studio, sans avoir &eacute;t&eacute; pr&eacute;sent&eacute; comme un r&eacute;capitulatif de ses propres chansons. Pour ce dernier projet &agrave; ce jour, Collins avait choisi les voix de The Supremes, The Four Tops, Martha and the Vandellas, les compositions associ&eacute;es &agrave; Carole King et la pr&eacute;sence de trois Funk Brothers : non pas ses anciens succ&egrave;s, mais les morceaux qui existaient avant eux.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Elton John : à 29 ans, le double single pour Diana qui bouleversa le destin de « Something About The Way You Look Tonight »</title>
      <description><![CDATA[Le 13 septembre 1997, Elton John publiait Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight. Vingt-neuf ans plus tard, ce double face A reste le t&eacute;moin d&rsquo;un basculement exceptionnel : un premier extra...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/elton-john-a-29-ans-le-double-single-pour-diana-qui-bouleversa-le-destin-de-something-about-the-way-you-look-tonight-446</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 13 septembre 1997, Elton John publiait <em>Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight</em>. Vingt-neuf ans plus tard, ce double face A reste le t&eacute;moin d&rsquo;un basculement exceptionnel : un premier extrait d&rsquo;album con&ccedil;u pour les radios s&rsquo;est retrouv&eacute; associ&eacute; &agrave; un hommage &agrave; Diana et &agrave; quelque 33 millions de ventes physiques.</strong></p>
<p></p>
<p>Au d&eacute;part, tout devait suivre le calendrier habituel d&rsquo;une sortie pop. <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait &eacute;t&eacute; choisi pour ouvrir la promotion de <em>The Big Picture</em>, le 26e album studio d&rsquo;Elton John. Le morceau fut envoy&eacute; aux radios am&eacute;ricaines d&egrave;s le 26 ao&ucirc;t 1997, sous le label Rocket, afin de pr&eacute;parer l&rsquo;arriv&eacute;e du disque. &Agrave; ce moment-l&agrave;, il s&rsquo;agissait encore d&rsquo;un single autonome, charg&eacute; de pr&eacute;senter le nouveau chapitre discographique d&rsquo;un artiste d&eacute;j&agrave; install&eacute; depuis longtemps au premier plan de la pop internationale.</p>
<h2>Un premier single rattrap&eacute; par l&rsquo;actualit&eacute;</h2>
<p>La mort de Diana, Princess of Wales, le 31 ao&ucirc;t 1997 bouleversa cette trajectoire. Elton John disposait dans son r&eacute;pertoire d&rsquo;une chanson &eacute;crite bien plus t&ocirc;t : <em>Candle in the Wind</em>, parue en 1973 et initialement consacr&eacute;e &agrave; Marilyn Monroe. Le titre fut r&eacute;&eacute;crit en hommage &agrave; Diana, puis interpr&eacute;t&eacute; lors de ses fun&eacute;railles. Cette nouvelle version allait bient&ocirc;t partager une m&ecirc;me parution avec le morceau choisi pour lancer <em>The Big Picture</em>.</p>
<p>La chronologie montre &agrave; quel point la transformation fut rapide. Au Royaume-Uni, <em>Something About The Way You Look Tonight</em> parut encore seul, en CD et en cassette, le 8 septembre 1997. Cinq jours plus tard, le 13 septembre, il fut int&eacute;gr&eacute; au double face A <em>Candle in the Wind 1997 / Something About The Way You Look Tonight</em>. La premi&egrave;re configuration promotionnelle se trouva ainsi presque aussit&ocirc;t supplant&eacute;e par une &eacute;dition comm&eacute;morative dont les recettes &eacute;taient destin&eacute;es aux associations caritatives soutenues par Diana.</p>
<p>Le double single r&eacute;unit &eacute;galement deux productions distinctes. <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; dans le cadre des s&eacute;ances de <em>The Big Picture</em> sous la direction de Chris Thomas, collaborateur r&eacute;gulier d&rsquo;Elton John &agrave; cette p&eacute;riode. <em>Candle in the Wind 1997</em> fut pour sa part produite par George Martin, connu notamment pour son travail avec les Beatles. L&rsquo;objet associait donc un titre appartenant au programme normal d&rsquo;un album studio &agrave; un enregistrement con&ccedil;u pour r&eacute;pondre &agrave; un &eacute;v&eacute;nement public exceptionnel.</p>
<h2>Deux chansons, deux fonctions sur un m&ecirc;me disque</h2>
<p>Cette r&eacute;union ne doit pas effacer la vocation premi&egrave;re de <em>Something About The Way You Look Tonight</em>. Le morceau &eacute;tait la vitrine de <em>The Big Picture</em>, attendu quelques jours plus tard, le 22 septembre 1997. Sur plusieurs &eacute;ditions CD commercialis&eacute;es au Royaume-Uni, en Allemagne ou en Australie, il apparaissait dans sa version album. Certaines configurations ajoutaient des titres comme <em>I Know Why I&rsquo;m in Love</em> ou <em>No Valentines</em>, rappelant le r&ocirc;le traditionnel de ces diff&eacute;rents pressages dans le d&eacute;ploiement international d&rsquo;un single.</p>
<p><em>Candle in the Wind 1997</em> r&eacute;pondait &agrave; une tout autre fonction. La chanson &eacute;tait directement li&eacute;e &agrave; Diana, &agrave; la c&eacute;r&eacute;monie de ses fun&eacute;railles et &agrave; la destination caritative des recettes. En pla&ccedil;ant les deux morceaux sur un pied d&rsquo;&eacute;galit&eacute; &eacute;ditoriale, le format double face A conserva le lien avec <em>The Big Picture</em> tout en donnant une place centrale &agrave; l&rsquo;hommage. La chanson romantique pr&eacute;vue pour accompagner la sortie d&rsquo;un album devint ainsi l&rsquo;autre moiti&eacute; d&rsquo;un disque port&eacute; par une &eacute;motion mondiale.</p>
<p>Les &eacute;ditions se multipli&egrave;rent en 1997, avec diff&eacute;rentes combinaisons de titres, de formats et de r&eacute;f&eacute;rences de catalogue chez Mercury Records et The Rocket Record Company. Aux &Eacute;tats-Unis, o&ugrave; <em>Something About The Way You Look Tonight</em> avait d&eacute;j&agrave; commenc&eacute; sa carri&egrave;re radiophonique en ao&ucirc;t, le double face A fut commercialis&eacute; le 23 septembre. Cette succession de versions explique pourquoi plusieurs dates restent attach&eacute;es au single selon les territoires et les supports. Pour son anniversaire, le 13 septembre demeure toutefois la date de la sortie britannique de l&rsquo;&eacute;dition comm&eacute;morative.</p>
<h2>Une sortie imm&eacute;diatement plac&eacute;e au sommet</h2>
<p>L&rsquo;entr&eacute;e dans les classements intervint d&egrave;s la mi-septembre. Le double face A d&eacute;buta directement en t&ecirc;te dans plusieurs pays, tandis que <em>The Big Picture</em> b&eacute;n&eacute;ficiait d&rsquo;une visibilit&eacute; consid&eacute;rable &agrave; l&rsquo;approche de sa propre sortie. L&rsquo;&eacute;cart entre les deux objets resta n&eacute;anmoins immense : aucun succ&egrave;s de l&rsquo;album ne pouvait rivaliser avec l&rsquo;ampleur prise par le single consacr&eacute; &agrave; Diana.</p>
<p>Les ventes mondiales du double face A sont estim&eacute;es &agrave; environ 33 millions d&rsquo;exemplaires physiques. Ce total en fait le single physique le plus vendu depuis la cr&eacute;ation des classements de r&eacute;f&eacute;rence britanniques et am&eacute;ricains. Aux &Eacute;tats-Unis, il obtint une certification onze fois multi-platine ; au Royaume-Uni, neuf fois multi-platine. Ces chiffres englobent bien les deux faces de la parution : le record appartient autant, dans son intitul&eacute; et sa configuration commerciale, &agrave; <em>Something About The Way You Look Tonight</em> qu&rsquo;&agrave; <em>Candle in the Wind 1997</em>.</p>
<p>Vingt-neuf ans apr&egrave;s sa sortie britannique, le single demeure disponible comme parution num&eacute;rique distincte au catalogue. Sa pr&eacute;sentation conserve la juxtaposition qui a d&eacute;fini son histoire : d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le premier extrait de <em>The Big Picture</em>, produit par Chris Thomas ; de l&rsquo;autre, la r&eacute;&eacute;criture comm&eacute;morative confi&eacute;e &agrave; George Martin. Deux chansons n&eacute;es &agrave; vingt-quatre ans d&rsquo;intervalle restent r&eacute;unies sous une m&ecirc;me pochette et un m&ecirc;me record de 33 millions d&rsquo;exemplaires.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Snow Patrol se perd en forêt et retrouve un chemin : The Forest Is the Path souffle sa deuxième bougie</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 13 septembre 2024, The Forest Is the Path c&eacute;l&egrave;bre ses deux ans. Pour son huiti&egrave;me album studio, Snow Patrol revenait apr&egrave;s six ann&eacute;es sans nouveau long format, dans une formation remani&...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/snow-patrol-se-perd-en-foret-et-retrouve-un-chemin-the-forest-is-the-path-souffle-sa-deuxieme-bougie-449</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 13 septembre 2024, <em>The Forest Is the Path</em> c&eacute;l&egrave;bre ses deux ans. Pour son huiti&egrave;me album studio, Snow Patrol revenait apr&egrave;s six ann&eacute;es sans nouveau long format, dans une formation remani&eacute;e et avec une m&eacute;taphore centrale n&eacute;e des promenades de Gary Lightbody.</strong></p>
<p></p>
<p>Gary Lightbody marche chaque jour dans une for&ecirc;t proche de chez lui. Il lui arrive aussi de s&rsquo;y &eacute;garer. En 2024, le chanteur de Snow Patrol racontait s&rsquo;y &ecirc;tre r&eacute;cemment perdu et reliait directement cette exp&eacute;rience au titre du nouvel album du groupe. La for&ecirc;t n&rsquo;&eacute;tait pas seulement un d&eacute;cor : elle donnait une forme &agrave; plusieurs ann&eacute;es de d&eacute;sorientation et &agrave; la possibilit&eacute; de ne plus combattre ce sentiment. <em>&laquo; It&rsquo;s about the experience of feeling lost and being alright with that &raquo;</em>, expliquait-il alors &mdash; l&rsquo;exp&eacute;rience de se sentir perdu et de l&rsquo;accepter.</p>
<p>Cette image offrait un point de d&eacute;part particuli&egrave;rement juste &agrave; Snow Patrol. Lorsque <em>The Forest Is the Path</em> para&icirc;t le 13 septembre 2024, six ans se sont &eacute;coul&eacute;s depuis <em>Wildness</em>. Dans l&rsquo;intervalle, la configuration du groupe a chang&eacute; : ce huiti&egrave;me album studio est le premier enregistr&eacute; sans le batteur Jonny Quinn ni le bassiste Paul Wilson. Le retour ne consiste donc pas &agrave; reprendre exactement l&agrave; o&ugrave; Snow Patrol s&rsquo;&eacute;tait arr&ecirc;t&eacute;. Il faut avancer avec une formation diff&eacute;rente, tout en assumant la part d&rsquo;incertitude contenue dans ce nouveau chapitre.</p>
<h2>Un retour qui commence par &laquo; The Beginning &raquo;</h2>
<p>Le premier signe public de ce red&eacute;marrage arrive &agrave; la fin du mois de mai 2024 avec <em>The Beginning</em>, choisi comme premier single. Le titre fait office de d&eacute;claration sobre : apr&egrave;s une pause d&rsquo;environ six ans entre deux albums studio, Snow Patrol revient par une chanson dont le nom d&eacute;signe litt&eacute;ralement un commencement. La presse britannique pr&eacute;sente alors le disque et la tourn&eacute;e associ&eacute;e comme un comeback, tandis qu&rsquo;une chronique am&eacute;ricaine parlera d&rsquo;un possible <em>fresh start</em> pour la carri&egrave;re du groupe.</p>
<p>Ce vocabulaire du nouveau d&eacute;part ne gomme pourtant pas ce qui pr&eacute;c&egrave;de. Il accompagne plut&ocirc;t un disque construit autour de la perte de rep&egrave;res. Le choix du titre <em>The Forest Is the Path</em> condense ce paradoxe : le lieu o&ugrave; l&rsquo;on peut s&rsquo;&eacute;garer devient lui-m&ecirc;me le chemin. Lightbody ne pr&eacute;sente pas la for&ecirc;t comme une &eacute;nigme brusquement r&eacute;solue, mais comme une mani&egrave;re d&rsquo;accepter de ne pas tout ma&icirc;triser. Cette id&eacute;e donne au retour de Snow Patrol une direction plus pr&eacute;cise qu&rsquo;une simple reprise d&rsquo;activit&eacute;.</p>
<p>Pour fabriquer cet album, le groupe travaille avec Fraser T. Smith, producteur principal du projet et collaborateur de Snow Patrol sur les s&eacute;ances. Les d&eacute;tails techniques de l&rsquo;enregistrement restent peu document&eacute;s, mais le r&eacute;sultat prend la forme d&rsquo;un album standard de douze titres et d&rsquo;environ cinquante minutes, publi&eacute; par Polydor Records et Universal Music Operations Limited. Une &eacute;dition vinyle para&icirc;t &eacute;galement le 13 septembre 2024 aux &Eacute;tats-Unis, sous label Republic Records.</p>
<h2>Douze morceaux pour traverser l&rsquo;&eacute;garement</h2>
<p>La liste des titres prolonge le fil narratif pos&eacute; par <em>The Beginning</em>. <em>Everything&rsquo;s Here and Nothing&rsquo;s Lost</em> occupe une place importante dans la pr&eacute;sentation du disque, aux c&ocirc;t&eacute;s de morceaux comme <em>Your Heart Home</em>. L&rsquo;album se referme sur sa chanson-titre, <em>The Forest Is the Path</em>, ramenant l&rsquo;auditeur &agrave; l&rsquo;image qui avait donn&eacute; son nom &agrave; l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Cette construction permet de faire de la for&ecirc;t autre chose qu&rsquo;un simple motif promotionnel. Elle relie l&rsquo;anecdote personnelle de Lightbody au contexte tr&egrave;s concret du groupe : une longue absence discographique, deux d&eacute;parts dans la formation et la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;exister &agrave; nouveau sous une autre configuration. Sans pr&eacute;tendre fournir une r&eacute;ponse d&eacute;finitive &agrave; cette p&eacute;riode de transition, l&rsquo;album organise son parcours autour d&rsquo;un commencement, d&rsquo;un foyer possible et d&rsquo;un chemin trouv&eacute; au c&oelig;ur m&ecirc;me de l&rsquo;&eacute;garement.</p>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>The Forest Is the Path</em> b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un accueil critique globalement positif. En novembre 2024, un portrait de Gary Lightbody rel&egrave;ve &eacute;galement une r&eacute;ception enthousiaste parmi les fid&egrave;les de Snow Patrol. L&rsquo;album n&rsquo;est donc pas seulement pr&eacute;sent&eacute; comme un retour apr&egrave;s six ans : il r&eacute;tablit un &eacute;change avec un public rest&eacute; attach&eacute; au groupe pendant cette absence de nouveau long format.</p>
<h2>La for&ecirc;t s&rsquo;&eacute;tend au-del&agrave; de l&rsquo;album original</h2>
<p>L&rsquo;histoire du disque ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; sa parution de septembre. Dans les derni&egrave;res semaines de 2024, Snow Patrol retourne en studio avec Fraser T. Smith pour enregistrer d&rsquo;autres chansons. Cette deuxi&egrave;me phase aboutit le 14 mars 2025 &agrave; <em>The Forest Is The Path (Extended Edition)</em>, une version port&eacute;e &agrave; dix-huit morceaux et &agrave; environ une heure douze.</p>
<p>Cette &eacute;dition &eacute;tendue demeure bien une parution ult&eacute;rieure, distincte de l&rsquo;album original de douze titres. Elle ajoute notamment <em>But I&rsquo;ll Keep Trying</em>, <em>This Is The Silence</em>, <em>What&rsquo;s Left In The Light</em> et <em>Waking Up Now</em>, ainsi qu&rsquo;un remix de <em>This Is The Sound Of Your Voice</em>. <em>All</em> appara&icirc;t en ouverture de cette nouvelle tracklist, modifiant ainsi le point d&rsquo;entr&eacute;e dans le projet.</p>
<p>Deux ans apr&egrave;s la sortie initiale, cette prolongation &eacute;claire la dynamique enclench&eacute;e en 2024. Snow Patrol n&rsquo;avait pas simplement publi&eacute; un disque apr&egrave;s une longue interruption : le groupe &eacute;tait retourn&eacute; travailler avec le m&ecirc;me producteur quelques mois plus tard afin d&rsquo;en &eacute;largir le p&eacute;rim&egrave;tre. Le chemin trac&eacute; depuis <em>The Beginning</em> s&rsquo;est ainsi poursuivi jusqu&rsquo;&agrave; une version de dix-huit titres, comme une for&ecirc;t dont Snow Patrol avait choisi de ne pas sortir trop vite.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Goo Goo Dolls : Miracle Pill, 7 ans, deux studios et une nouvelle ère stoppée net</title>
      <description><![CDATA[Sorti le 13 septembre 2019, Miracle Pill c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 7 ans. Apr&egrave;s avoir revisit&eacute; leur grand succ&egrave;s Dizzy Up The Girl, les Goo Goo Dolls voulaient ouvrir un nouveau chap...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/goo-goo-dolls-miracle-pill-7-ans-deux-studios-et-une-nouvelle-ere-stoppee-net-451</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sorti le 13 septembre 2019, <em>Miracle Pill</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 7 ans. Apr&egrave;s avoir revisit&eacute; leur grand succ&egrave;s <em>Dizzy Up The Girl</em>, les Goo Goo Dolls voulaient ouvrir un nouveau chapitre : ils l&rsquo;ont fa&ccedil;onn&eacute; entre Capitol Studios et Metalworks, avant que la pand&eacute;mie ne vienne perturber sa trajectoire.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans le sous-sol de Capitol Studios, &agrave; Hollywood, les Goo Goo Dolls ne sont pas tout &agrave; fait en territoire inconnu. Le groupe y avait d&eacute;j&agrave; travaill&eacute; sur <em>Gutterflower</em>, paru bien avant <em>Miracle Pill</em>. Au moment d&rsquo;y revenir pour enregistrer son douzi&egrave;me album studio, John Rzeznik retrouve donc un lieu associ&eacute; &agrave; une &eacute;tape ant&eacute;rieure de sa carri&egrave;re. &laquo; We worked on <em>Gutterflower</em> in that building. There&rsquo;s just good vibes &raquo;, r&eacute;sume-t-il. Ce retour aurait pu nourrir une nouvelle c&eacute;l&eacute;bration du pass&eacute;. Il devient au contraire le d&eacute;cor d&rsquo;un disque pr&eacute;sent&eacute; comme le d&eacute;but d&rsquo;une &egrave;re plus audacieuse et lumineuse.</p>
<p>Le contraste est important. En 2018, les Goo Goo Dolls viennent de mener une tourn&eacute;e &agrave; guichets ferm&eacute;s pour les 20 ans de <em>Dizzy Up The Girl</em>, leur album multi-platine. Le groupe aurait pu prolonger confortablement cette s&eacute;quence r&eacute;trospective. <em>Miracle Pill</em> r&eacute;pond par onze chansons ramass&eacute;es sur environ 37 minutes et par un regard dirig&eacute; vers les pr&eacute;occupations du pr&eacute;sent : la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; transform&eacute;e, l&rsquo;insinc&eacute;rit&eacute; favoris&eacute;e par les r&eacute;seaux sociaux, la gratification imm&eacute;diate, mais aussi la question de devenir p&egrave;re.</p>
<h2>Au sous-sol de Capitol, le pass&eacute; sert de point d&rsquo;appui</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement &agrave; Capitol &eacute;tablit un lien concret entre plusieurs p&eacute;riodes des Goo Goo Dolls, sans r&eacute;duire le nouvel album &agrave; un exercice nostalgique. John Rzeznik insiste notamment sur la contribution de Paula Salvatore, figure de Capitol Studios, qui aide l&rsquo;&eacute;quipe &agrave; obtenir certains sons pr&eacute;cis. Derri&egrave;re la formule promotionnelle de &laquo; nouvelle &egrave;re &raquo;, la fabrication du disque repose ainsi sur un &eacute;quilibre : retrouver un environnement familier tout en cherchant une autre pr&eacute;sentation pour le groupe.</p>
<p>Robby Takac d&eacute;crit un album progressivement &laquo; assembl&eacute; &raquo; pendant des journ&eacute;es de studio intensives. Avec Craig, un collaborateur, il passe de longues heures &agrave; jouer et &agrave; faire &eacute;merger les chansons avant l&rsquo;intervention de Rzeznik. Cette m&eacute;thode donne l&rsquo;image d&rsquo;un disque construit dans la dur&eacute;e quotidienne, moins autour d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement spectaculaire que par accumulation de s&eacute;ances, d&rsquo;essais et de d&eacute;cisions.</p>
<p>Une partie essentielle du travail conduit &eacute;galement le groupe loin de Hollywood. Les Goo Goo Dolls se rendent aux Metalworks Studios, en Ontario, pour enregistrer les batteries avec Gavin MacKillop, producteur connu pour ses collaborations avec Toad The Wet Sprocket et The Church. Le d&eacute;placement souligne l&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; cette composante du son : <em>Miracle Pill</em> ne provient pas d&rsquo;un seul lieu ni d&rsquo;une seule &eacute;quipe de production. Sam Hollander est notamment identifi&eacute; comme producteur du morceau-titre, mais l&rsquo;album fait intervenir plusieurs producteurs.</p>
<h2>Une &laquo; pilule miracle &raquo; face aux mirages contemporains</h2>
<p>Le 21 juin 2019, pr&egrave;s de trois mois avant l&rsquo;album, les Goo Goo Dolls lancent <em>Miracle Pill</em> comme premier single. Le choix est structurant : la chanson fournit &agrave; la fois un titre au disque, son principal point d&rsquo;entr&eacute;e et l&rsquo;image qui relie ses interrogations. Cette &laquo; pilule miracle &raquo; renvoie aux illusions contemporaines et au d&eacute;sir de r&eacute;ponses imm&eacute;diates, dans un album qui examine plus largement la qu&ecirc;te de reconnaissance et les nouvelles formes de mise en sc&egrave;ne de soi.</p>
<p><em>Money, Fame and Fortune</em> prolonge directement cette ligne. Pr&eacute;sent&eacute; comme un single baign&eacute; de synth&eacute;tiseurs, le morceau aborde la poursuite quotidienne d&rsquo;une vie meilleure et les mirages mat&eacute;rialistes associ&eacute;s &agrave; l&rsquo;argent, &agrave; la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et &agrave; la r&eacute;ussite. Ces th&egrave;mes ne sont pas isol&eacute;s du reste du projet : Rzeznik &eacute;voque &eacute;galement la transformation de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et le manque de sinc&eacute;rit&eacute; encourag&eacute; par les r&eacute;seaux sociaux.</p>
<p>&Agrave; ces sujets collectifs s&rsquo;ajoute une interrogation plus personnelle autour de la parentalit&eacute;. <em>Miracle Pill</em> fait ainsi cohabiter les m&eacute;canismes publics de gratification instantan&eacute;e et la question intime de devenir p&egrave;re. Cette amplitude donne sa coh&eacute;rence &agrave; un album court, con&ccedil;u par un groupe install&eacute; depuis longtemps mais qui refuse alors de se limiter au rappel de ses succ&egrave;s des ann&eacute;es 1990.</p>
<p>Le 13 septembre 2019, Warner Records publie finalement <em>Miracle Pill</em> &agrave; l&rsquo;international. Le disque arrive apr&egrave;s la tourn&eacute;e anniversaire de <em>Dizzy Up The Girl</em>, avec la mission clairement affich&eacute;e de d&eacute;placer le regard. Son format compact et le r&ocirc;le central du morceau-titre permettent aux Goo Goo Dolls de pr&eacute;senter rapidement cette nouvelle phase, sans transformer leur douzi&egrave;me album en bilan de carri&egrave;re.</p>
<h2>Une trajectoire prolong&eacute;e, puis interrompue</h2>
<p>Le cycle du disque ne se d&eacute;roule pourtant pas comme pr&eacute;vu. Apr&egrave;s des concerts aux &Eacute;tats-Unis et au Royaume-Uni, la tourn&eacute;e consacr&eacute;e &agrave; <em>Miracle Pill</em> est interrompue par l&rsquo;arr&ecirc;t des activit&eacute;s provoqu&eacute; par la pand&eacute;mie de COVID-19. Le groupe ne peut pas mener jusqu&rsquo;au bout la promotion de l&rsquo;album. L&rsquo;expression de &laquo; nouvelle &egrave;re &raquo; prend alors une dimension particuli&egrave;re : le projet existe, mais son d&eacute;ploiement sur sc&egrave;ne est brutalement contrari&eacute;.</p>
<p>Les Goo Goo Dolls prolongent malgr&eacute; tout l&rsquo;histoire de l&rsquo;album. Le 10 juillet 2020 para&icirc;t une &eacute;dition deluxe de <em>Miracle Pill</em>, qui ajoute trois morceaux aux onze titres initiaux. Cette version &eacute;tendue porte l&rsquo;ensemble &agrave; quatorze chansons et maintient le disque en circulation pendant une p&eacute;riode o&ugrave; sa tourn&eacute;e ne peut suivre son cours normal.</p>
<p>En 2022, Robby Takac parlait encore du groupe comme &eacute;tant au milieu d&rsquo;une tourn&eacute;e pour ce disque sorti en 2019, dans le contexte de la promotion de <em>Chaos in Bloom</em>. Cette reprise tardive ne gomme pas l&rsquo;interruption, mais elle montre combien le calendrier de <em>Miracle Pill</em> s&rsquo;est &eacute;tir&eacute; au-del&agrave; de sa sortie. Sept ans apr&egrave;s sa publication, son histoire demeure attach&eacute;e &agrave; ces deux sous-sols de studio, &agrave; trois chansons ajout&eacute;es en 2020 et &agrave; une tourn&eacute;e qui dut attendre avant de retrouver la route.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Foreign Affair à 37 ans : le disque qui ancre Tina Turner au sommet de l’Europe</title>
      <description><![CDATA[Publi&eacute; en Europe le 13 septembre 1989, Foreign Affair c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 37 ans. Port&eacute; par The Best, le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner associe production pop-rock, ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 12 Sep 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/foreign-affair-a-37-ans-le-disque-qui-ancre-tina-turner-au-sommet-de-l-europe-452</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Publi&eacute; en Europe le 13 septembre 1989, <em>Foreign Affair</em> c&eacute;l&egrave;bre aujourd&rsquo;hui ses 37 ans. Port&eacute; par <em>The Best</em>, le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner associe production pop-rock, photographie de prestige et succ&egrave;s commercial massif sur le continent europ&eacute;en.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1980, Tina Turner n&rsquo;a plus &agrave; organiser son retour : elle doit lui donner une suite. <em>Private Dancer</em>, en 1984, puis <em>Break Every Rule</em>, en 1986, ont install&eacute; la chanteuse parmi les grandes vedettes pop-rock internationales de la d&eacute;cennie. <em>Foreign Affair</em> arrive comme le troisi&egrave;me volet de cette p&eacute;riode, au moment o&ugrave; Turner dispose d&eacute;j&agrave; d&rsquo;un public particuli&egrave;rement solide au Royaume-Uni et dans le reste de l&rsquo;Europe.</p>
<p>La parution s&rsquo;effectue en plusieurs temps selon les territoires. Certaines &eacute;ditions europ&eacute;ennes sont dat&eacute;es du 12 septembre 1989, tandis que le 13 septembre constitue le principal rep&egrave;re retenu pour l&rsquo;Europe, notamment au Royaume-Uni. L&rsquo;exploitation nord-am&eacute;ricaine suit le 18 septembre. Cette l&eacute;g&egrave;re variation de calendrier annonce presque symboliquement la trajectoire du disque : <em>Foreign Affair</em> trouvera son centre de gravit&eacute; bien davantage de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de l&rsquo;Atlantique qu&rsquo;aux &Eacute;tats-Unis.</p>
<h2>Un nouveau chapitre chez Capitol</h2>
<p><em>Foreign Affair</em> est le septi&egrave;me album studio solo de Tina Turner et son troisi&egrave;me publi&eacute; chez Capitol Records. Cette continuit&eacute; permet de prolonger la formule mise en place durant son retour des ann&eacute;es 1980 : une voix imm&eacute;diatement reconnaissable entour&eacute;e d&rsquo;auteurs, de musiciens et de producteurs rompus &agrave; la fabrication d&rsquo;une pop-rock internationale.</p>
<p>Le Britannique Rupert Hine assure l&rsquo;essentiel de la production. Son travail inscrit l&rsquo;album dans une esth&eacute;tique sophistiqu&eacute;e, tandis que Dan Hartman intervient de mani&egrave;re notable autour de plusieurs titres. Les cr&eacute;dits dessinent ainsi un projet collectif, &eacute;labor&eacute; au sein de l&rsquo;&eacute;cosyst&egrave;me EMI et Capitol avec des musiciens et techniciens venus de la production internationale de la fin de la d&eacute;cennie. Faute de r&eacute;cits d&eacute;taill&eacute;s sur l&rsquo;ambiance des s&eacute;ances, ce sont surtout ces choix d&rsquo;&eacute;quipe qui permettent de mesurer l&rsquo;ampleur du dispositif.</p>
<p>L&rsquo;album para&icirc;t simultan&eacute;ment sur les trois supports majeurs du moment : vinyle, cassette et CD. Cette coexistence situe parfaitement <em>Foreign Affair</em> &agrave; la charni&egrave;re des usages de la fin des ann&eacute;es 1980, lorsque le disque compact gagne du terrain sans avoir encore effac&eacute; les formats qui l&rsquo;ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute;.</p>
<h2><em>The Best</em>, une reprise devenue signature</h2>
<p>Au centre du projet se trouve <em>The Best</em>. La chanson avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e par un autre artiste avant que Tina Turner ne s&rsquo;en empare. Publi&eacute;e en single en 1989, sa version s&rsquo;impose particuli&egrave;rement au Royaume-Uni et en Europe. Elle devient progressivement l&rsquo;un des titres les plus &eacute;troitement associ&eacute;s &agrave; la chanteuse et &agrave; son image de performeuse triomphante.</p>
<p><em>Foreign Affair</em> ne repose pourtant pas sur un seul morceau. <em>Steamy Windows</em> met en avant le versant rock et sensuel de Turner, dans un registre blues-rock adapt&eacute; au paysage pop de l&rsquo;&eacute;poque. &Agrave; l&rsquo;autre extr&eacute;mit&eacute; du spectre, <em>I Don&rsquo;t Wanna Lose You</em> prend la forme d&rsquo;une ballade sentimentale puissante et participe &agrave; la visibilit&eacute; europ&eacute;enne de l&rsquo;album. <em>Look Me In The Heart</em>, plus doux, compl&egrave;te cet &eacute;quilibre entre puissance vocale, power ballad et pop plus intime.</p>
<p>Ces singles accompagnent une promotion fortement tourn&eacute;e vers le public europ&eacute;en. En septembre 1989, Tina Turner appara&icirc;t notamment dans des &eacute;missions de t&eacute;l&eacute;vision britanniques telles que <em>Top of the Pops</em>. La campagne place ainsi les chansons de <em>Foreign Affair</em> au c&oelig;ur du paysage radiophonique et t&eacute;l&eacute;visuel du continent, avec <em>The Best</em> et <em>Steamy Windows</em> comme principaux points d&rsquo;appui.</p>
<h2>Une image haute couture pour un triomphe europ&eacute;en</h2>
<p>L&rsquo;ambition du disque s&rsquo;exprime aussi par sa pr&eacute;sentation. La pochette r&eacute;unit des noms majeurs de la photographie, Peter Lindbergh et Herb Ritts, tandis que les cr&eacute;dits vestimentaires mentionnent Azzedine Ala&iuml;a et Michael Schmidt. Cette association de photographes et de cr&eacute;ateurs inscrit Tina Turner dans un univers visuel o&ugrave; le rock rencontre la mode et la haute couture. L&rsquo;image n&rsquo;est pas un simple habillage : elle accompagne le statut international acquis par la chanteuse durant la d&eacute;cennie.</p>
<p>Les classements confirment avec nettet&eacute; l&rsquo;ancrage europ&eacute;en de l&rsquo;album. <em>Foreign Affair</em> atteint la premi&egrave;re place au Royaume-Uni et en Allemagne, mais aussi au Danemark, en Suisse, en Autriche, en Finlande, en Norv&egrave;ge et en Su&egrave;de. Au Royaume-Uni, il obtient une certification quintuple platine. Il est &eacute;galement quadruple platine en Suisse et cumule plusieurs certifications de platine en Autriche et en Allemagne.</p>
<p>Le contraste avec les &Eacute;tats-Unis est marqu&eacute;. L&agrave;-bas, l&rsquo;album ne d&eacute;passe pas la 31e place et re&ccedil;oit un disque d&rsquo;or. Cette r&eacute;ception plus modeste ne l&rsquo;emp&ecirc;che pas d&rsquo;obtenir une nomination aux Grammy Awards 1990 dans la cat&eacute;gorie de la meilleure performance vocale rock f&eacute;minine. Mais son histoire commerciale reste d&rsquo;abord celle d&rsquo;un triomphe britannique et continental, moins global que celui de <em>Private Dancer</em>, mais d&eacute;terminant dans la consolidation de la place occup&eacute;e par Turner en Europe.</p>
<p>Trente-sept ans apr&egrave;s sa sortie, <em>Foreign Affair</em> demeure disponible en streaming, notamment sous la banni&egrave;re Parlophone, parfois en &eacute;dition deluxe. Le catalogue a chang&eacute; de cadre depuis les pressages Capitol et EMI de 1989, mais le point d&rsquo;entr&eacute;e reste le m&ecirc;me : quelques secondes de <em>The Best</em>, chanson reprise pour cet album avant de devenir indissociable du nom de Tina Turner.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>À 51 ans, Wish You Were Here raconte le vide au cœur de Pink Floyd</title>
      <description><![CDATA[Pink Floyd publiait Wish You Were Here le 12 septembre 1975 au Royaume-Uni. Cinquante et un ans plus tard, son neuvi&egrave;me album studio reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe qui transforma la pression, le manque d&rsquo;&eac...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:35:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/a-51-ans-wish-you-were-here-raconte-le-vide-au-coeur-de-pink-floyd-438</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pink Floyd publiait <em>Wish You Were Here</em> le 12 septembre 1975 au Royaume-Uni. Cinquante et un ans plus tard, son neuvi&egrave;me album studio reste le r&eacute;cit d&rsquo;un groupe qui transforma la pression, le manque d&rsquo;&eacute;lan et l&rsquo;absence de Syd Barrett en mati&egrave;re cr&eacute;ative.</strong></p>
<p></p>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s massif de <em>The Dark Side of the Moon</em>, Pink Floyd aurait pu chercher &agrave; reproduire une formule victorieuse. Mais lorsque le groupe se retrouve en 1975 au Studio Three des EMI Studios, &agrave; Londres, la suite ne vient pas naturellement. David Gilmour d&eacute;crira plus tard ce d&eacute;marrage sans d&eacute;tour : &laquo; It was difficult and we didn't know what we were doing. &raquo; Les s&eacute;ances avancent lentement, par assemblage progressif d&rsquo;id&eacute;es, dans un climat o&ugrave; la r&eacute;ussite pr&eacute;c&eacute;dente p&egrave;se autant qu&rsquo;elle ouvre de nouvelles possibilit&eacute;s.</p>
<p>Roger Waters r&eacute;sumera cette situation par une formule encore plus radicale : &laquo; the album is actually about not coming up with anything &raquo;. Le disque parle donc aussi de cette incapacit&eacute; &agrave; &ecirc;tre pleinement pr&eacute;sent, &agrave; savoir quoi faire au moment o&ugrave; il faudrait le faire. Waters dira &eacute;galement : &laquo; we wished we were somewhere else &raquo;. L&rsquo;absence qui donne son titre &agrave; l&rsquo;album ne d&eacute;signe pas seulement une personne &eacute;loign&eacute;e. Elle devient une mani&egrave;re de d&eacute;crire l&rsquo;&eacute;tat du groupe, sa distance int&eacute;rieure et le vide laiss&eacute; par une p&eacute;riode de succ&egrave;s difficile &agrave; prolonger.</p>
<h2>Des s&eacute;ances fragment&eacute;es par la route</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement s&rsquo;&eacute;tend de janvier &agrave; juillet 1975. Pink Floyd travaille par &eacute;tapes, les s&eacute;ances londoniennes &eacute;tant interrompues par des tourn&eacute;es am&eacute;ricaines. Le groupe reprend ensuite le chantier et l&rsquo;ach&egrave;ve apr&egrave;s son concert de Knebworth, donn&eacute; le 5 juillet. Cette fabrication par &agrave;-coups correspond &agrave; un album qui ne s&rsquo;est pas impos&eacute; d&rsquo;un seul bloc : ses &eacute;l&eacute;ments ont d&ucirc; &ecirc;tre r&eacute;unis et organis&eacute;s jusqu&rsquo;&agrave; former un ensemble coh&eacute;rent.</p>
<p>&Agrave; ce stade de sa carri&egrave;re, Pink Floyd conserve directement la ma&icirc;trise du projet. Le groupe est cr&eacute;dit&eacute; comme producteur, sans confier &agrave; une figure ext&eacute;rieure la responsabilit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale du disque. Ce contr&ocirc;le ne rend pas les d&eacute;cisions plus simples. Il oblige au contraire les musiciens &agrave; trouver eux-m&ecirc;mes une direction commune apr&egrave;s <em>The Dark Side of the Moon</em>, alors que les premiers travaux paraissent laborieux.</p>
<p>Le fil conducteur finit par &eacute;merger autour de l&rsquo;absence, de la distance et de Syd Barrett. Cofondateur de Pink Floyd, celui-ci avait quitt&eacute; le groupe en 1968 alors que sa sant&eacute; mentale d&eacute;clinait. Sa figure offre au disque un centre &eacute;motionnel pr&eacute;cis, sans r&eacute;duire pour autant toutes ses chansons &agrave; un seul portrait. Barrett incarne une absence concr&egrave;te, tandis que l&rsquo;album &eacute;largit cette sensation au fonctionnement du groupe et &agrave; ses rapports avec l&rsquo;industrie musicale.</p>
<h2>Shine On, un hommage plac&eacute; aux deux extr&eacute;mit&eacute;s</h2>
<p><em>Shine On You Crazy Diamond</em> devient le c&oelig;ur de cette construction. Pens&eacute; comme un ensemble de parties reli&eacute;es entre elles, le morceau repose sur des id&eacute;es musicales apport&eacute;es par plusieurs membres de Pink Floyd. Son hommage &agrave; Syd Barrett est explicite. Plut&ocirc;t que de le cantonner &agrave; une seule plage, le groupe en r&eacute;partit les diff&eacute;rentes sections de fa&ccedil;on &agrave; encadrer le centre du disque.</p>
<p>Entre ces deux ensembles prennent place les autres pi&egrave;ces, dont <em>Have a Cigar</em>. La chanson prolonge le commentaire de Pink Floyd sur l&rsquo;industrie musicale et s&rsquo;ins&egrave;re dans la structure reliant les parties de <em>Shine On You Crazy Diamond</em>. Le disque associe ainsi deux formes de distance : celle qui s&eacute;pare les musiciens d&rsquo;un ancien compagnon et celle qui appara&icirc;t entre la cr&eacute;ation artistique et le syst&egrave;me charg&eacute; de l&rsquo;exploiter.</p>
<p>Un &eacute;pisode demeure attach&eacute; &agrave; la fin de ces s&eacute;ances : Syd Barrett serait lui-m&ecirc;me pass&eacute; au studio. La chronologie et les d&eacute;tails pr&eacute;cis de cette visite sont moins solidement &eacute;tablis que l&rsquo;existence de l&rsquo;hommage qui traverse l&rsquo;album. La sc&egrave;ne a n&eacute;anmoins pris une place particuli&egrave;re dans le r&eacute;cit de sa fabrication, tant elle semble faire surgir au milieu du travail celui dont l&rsquo;absence avait nourri <em>Shine On You Crazy Diamond</em>.</p>
<h2>Une guitare, puis des paroles &eacute;crites rapidement</h2>
<p>La chanson <em>Wish You Were Here</em> suit un chemin plus direct. Roger Waters a racont&eacute; que son &eacute;criture &eacute;tait partie de la guitare de David Gilmour. &Agrave; partir de cette id&eacute;e musicale, les paroles ont &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute;es rapidement. Le morceau-titre condense alors l&rsquo;orientation g&eacute;n&eacute;rale du projet : une pr&eacute;sence recherch&eacute;e, une distance impossible &agrave; ignorer et le sentiment d&rsquo;&ecirc;tre ailleurs, m&ecirc;me lorsque l&rsquo;on se trouve physiquement au m&ecirc;me endroit.</p>
<p>Le 12 septembre 1975, <em>Wish You Were Here</em> para&icirc;t au Royaume-Uni sous le label Harvest Records. Columbia Records le publie aux &Eacute;tats-Unis le lendemain, le 13 septembre. Cette distinction territoriale accompagne la situation industrielle de Pink Floyd : le groupe demeure li&eacute; &agrave; EMI et Harvest en Europe, tandis que Columbia prend en charge le march&eacute; am&eacute;ricain et certains territoires hors d&rsquo;Europe.</p>
<p>L&rsquo;album atteint la premi&egrave;re place du UK Albums Chart comme celle du Billboard 200. Il est certifi&eacute; or au Royaume-Uni et aux &Eacute;tats-Unis peu apr&egrave;s sa sortie, avant d&rsquo;obtenir ult&eacute;rieurement des certifications multi-platine sur le march&eacute; am&eacute;ricain. Son parcours commercial ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; cette premi&egrave;re p&eacute;riode : les r&eacute;&eacute;ditions du cinquanti&egrave;me anniversaire en 2025, distinctes de l&rsquo;&eacute;dition originale, lui ont apport&eacute; une nouvelle exposition m&eacute;diatique et commerciale.</p>
<p>Cette long&eacute;vit&eacute; part d&rsquo;un paradoxe clairement formul&eacute; par ses auteurs : Pink Floyd ne savait pas imm&eacute;diatement comment avancer, et cette difficult&eacute; est devenue le sujet m&ecirc;me du disque. Les s&eacute;ances lentes, les interruptions, la guitare de Gilmour, les paroles de Waters et la figure de Barrett ont fini par s&rsquo;ordonner autour d&rsquo;une m&ecirc;me question. Cinquante et un ans apr&egrave;s sa sortie britannique, <em>Wish You Were Here</em> reste encadr&eacute; par les diff&eacute;rentes parties de <em>Shine On You Crazy Diamond</em>, hommage plac&eacute; &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e et &agrave; la sortie comme pour rendre l&rsquo;absence impossible &agrave; contourner.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>David Bowie referme l’ère RCA avec Scary Monsters, 46 ans au compteur</title>
      <description><![CDATA[David Bowie publiait Scary Monsters (and Super Creeps) le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Quarante-six ans plus tard, ce quatorzi&egrave;me album studio conserve une place charni&egrave;re : il prolonge les exp&eacute;rimentatio...]]></description>
      <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 22:30:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/david-bowie-referme-l-ere-rca-avec-scary-monsters-46-ans-au-compteur-436</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>David Bowie publiait <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Quarante-six ans plus tard, ce quatorzi&egrave;me album studio conserve une place charni&egrave;re : il prolonge les exp&eacute;rimentations berlinoises, remet Major Tom en sc&egrave;ne et cl&ocirc;t le parcours discographique de Bowie chez RCA.</strong></p>
<p></p>
<p>La formule choisie par RCA ne faisait pas dans la modestie : &laquo; Often Copied, Never Equalled &raquo;. Avec ce slogan, le label pr&eacute;sentait David Bowie comme un artiste abondamment imit&eacute;, mais jamais &eacute;gal&eacute;, en visant directement les groupes new wave et post-punk alors install&eacute;s dans le paysage musical. La campagne avait surtout le m&eacute;rite de saisir la position singuli&egrave;re de <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> : Bowie devait avancer dans une nouvelle d&eacute;cennie apr&egrave;s avoir lui-m&ecirc;me contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner une partie de son vocabulaire.</p>
<p>Le disque arrive au terme d&rsquo;une s&eacute;quence particuli&egrave;rement dense. Il est le premier album studio de Bowie apr&egrave;s <em>Low</em>, <em>&ldquo;Heroes&rdquo;</em> et <em>Lodger</em>, les trois volets associ&eacute;s &agrave; sa p&eacute;riode berlinoise. Plut&ocirc;t que d&rsquo;effacer ces exp&eacute;riences, <em>Scary Monsters</em> en propose une forme de synth&egrave;se, en conservant leurs innovations tout en revenant vers une &eacute;criture plus structur&eacute;e et des constructions plus accessibles.</p>
<p>Cette position explique pourquoi l&rsquo;album ressemble moins &agrave; un brusque changement de direction qu&rsquo;&agrave; une articulation. Il termine un cycle sans rompre enti&egrave;rement avec lui. Dans la discographie de Bowie, il constitue aussi une fronti&egrave;re tr&egrave;s concr&egrave;te : <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> est son dernier album studio enregistr&eacute; pour RCA, le label qui avait accompagn&eacute; une grande partie de son parcours durant les ann&eacute;es 1970.</p>
<h2>Quelques mois pour condenser une d&eacute;cennie</h2>
<p>L&rsquo;enregistrement se d&eacute;roule entre f&eacute;vrier et avril 1980. Bowie coproduit le disque avec Tony Visconti, partenaire essentiel de plusieurs de ses albums de la d&eacute;cennie pr&eacute;c&eacute;dente. Cette continuit&eacute; compte : au moment de n&eacute;gocier le passage vers les ann&eacute;es 1980, Bowie s&rsquo;appuie encore sur une &eacute;quipe resserr&eacute;e et sur une relation de travail d&eacute;j&agrave; longuement &eacute;prouv&eacute;e.</p>
<p>Les s&eacute;ances sont ainsi concentr&eacute;es sur quelques mois, mais l&rsquo;album porte le poids d&rsquo;un parcours beaucoup plus vaste. Il doit succ&eacute;der &agrave; la trilogie berlinoise, trouver sa place face aux courants nourris par l&rsquo;influence de Bowie et fonctionner comme un disque imm&eacute;diatement identifiable. Le slogan de RCA transforme cette situation en argument promotionnel. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une d&eacute;claration de Bowie, mais bien d&rsquo;une formule du label destin&eacute;e &agrave; r&eacute;affirmer sa position au milieu de ceux qui avaient repris certains de ses codes.</p>
<p>Le titre m&ecirc;me du disque, <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em>, installe une image suffisamment forte pour devenir son embl&egrave;me. Le morceau-titre occupe la troisi&egrave;me place de l&rsquo;album. Sa trajectoire se poursuivra au-del&agrave; de la sortie initiale : il sera publi&eacute; comme troisi&egrave;me single en janvier 1981, plusieurs mois apr&egrave;s l&rsquo;arriv&eacute;e du disque dans les bacs.</p>
<h2>Major Tom revient, mais le regard a chang&eacute;</h2>
<p>Avant m&ecirc;me la parution de l&rsquo;album, <em>Ashes to Ashes</em> en devient le single phare. Bowie y reprend Major Tom, le personnage introduit dans <em>Space Oddity</em>. Ce retour cr&eacute;e un lien direct avec une &eacute;tape ant&eacute;rieure de sa carri&egrave;re, mais sous la forme d&rsquo;une mise &agrave; jour sombre et r&eacute;trospective. L&rsquo;ancien astronaute n&rsquo;est donc pas seulement convoqu&eacute; comme un signe familier : il sert &agrave; relire une figure embl&eacute;matique d&eacute;j&agrave; inscrite dans l&rsquo;histoire de Bowie.</p>
<p>Ce choix donne au disque son mouvement le plus parlant. Alors que l&rsquo;album ouvre une nouvelle p&eacute;riode, l&rsquo;une de ses chansons centrales retourne vers un personnage du pass&eacute;. <em>Ashes to Ashes</em> permet ainsi &agrave; Bowie d&rsquo;avancer en r&eacute;examinant sa propre continuit&eacute;. Entre le souvenir de <em>Space Oddity</em>, l&rsquo;exp&eacute;rience de la p&eacute;riode berlinoise et les formes plus structur&eacute;es de ce nouvel album, plusieurs &eacute;poques se retrouvent r&eacute;unies dans un m&ecirc;me projet.</p>
<p>Le morceau joue aussi un r&ocirc;le d&eacute;cisif dans la visibilit&eacute; de <em>Scary Monsters</em>. Il pr&eacute;c&egrave;de sa sortie et lui fournit un axe narratif imm&eacute;diatement reconnaissable. Au lieu de pr&eacute;senter seulement le disque comme le d&eacute;but du Bowie des ann&eacute;es 1980, <em>Ashes to Ashes</em> rappelle que ce passage s&rsquo;effectue avec les personnages et les transformations accumul&eacute;s au cours des ann&eacute;es pr&eacute;c&eacute;dentes.</p>
<h2>Un num&eacute;ro un britannique pour le dernier album RCA</h2>
<p><em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> para&icirc;t chez RCA Records le 12 septembre 1980 au Royaume-Uni. Le calendrier am&eacute;ricain est l&eacute;g&egrave;rement diff&eacute;rent : l&rsquo;album y sort le 15 septembre, trois jours plus tard. Cette distinction n&rsquo;emp&ecirc;che pas sa trajectoire de prendre rapidement une dimension internationale.</p>
<p>Au Royaume-Uni, le disque entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du classement des albums. Ce retour au sommet donne une r&eacute;ponse commerciale nette au d&eacute;fi pos&eacute; par l&rsquo;apr&egrave;s-Berlin. Bowie ne se contente pas de pr&eacute;server une position acquise pendant les ann&eacute;es 1970 : son premier album studio de la nouvelle d&eacute;cennie atteint imm&eacute;diatement la t&ecirc;te des ventes britanniques.</p>
<p>Aux &Eacute;tats-Unis, <em>Scary Monsters</em> culmine &agrave; la douzi&egrave;me place du Billboard 200. La performance confirme la port&eacute;e du disque sur le march&eacute; am&eacute;ricain, tout en accompagnant la fin de la s&eacute;rie d&rsquo;albums studio de Bowie pour RCA. Le label avait r&eacute;sum&eacute; sa campagne en quatre mots anglais ; les classements lui apportent alors une traduction chiffr&eacute;e.</p>
<p>&Agrave; 46 ans, l&rsquo;album reste d&eacute;fini par cette double fonction : synth&eacute;tiser les recherches de la p&eacute;riode berlinoise et ouvrir le passage vers les transformations des ann&eacute;es 1980. Son dernier geste commercial prolonge d&rsquo;ailleurs cette position de transition. En janvier 1981, lorsque le morceau <em>Scary Monsters (and Super Creeps)</em> devient le troisi&egrave;me single, Bowie a d&eacute;j&agrave; franchi la fronti&egrave;re calendaire que l&rsquo;album pr&eacute;parait depuis sa sortie du 12 septembre.</p>]]></content:encoded>
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