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    <title>Radio Collection – Écouter la meilleure radio Pop Rock gratuite et sans pub - RSS News</title>
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      <title>Jon Farriss à 65 ans : comment il a transformé la batterie d'INXS</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 10 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Perth, Jon Farriss f&ecirc;te ses 65 ans. Membre fondateur et batteur d&rsquo;INXS, le musicien australien ne s&rsquo;est jamais limit&eacute; au r&ocirc;le d&rsquo;accompagnateur : de son apprentissage aut...]]></description>
      <pubDate>Sun, 09 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 10 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Perth, Jon Farriss f&ecirc;te ses 65 ans. Membre fondateur et batteur d&rsquo;INXS, le musicien australien ne s&rsquo;est jamais limit&eacute; au r&ocirc;le d&rsquo;accompagnateur : de son apprentissage autodidacte aux s&eacute;quenceurs des ann&eacute;es 1980, puis aux r&eacute;enregistrements d&rsquo;<em>Original Sin</em>, il a constamment cherch&eacute; une nouvelle mani&egrave;re d&rsquo;organiser le rythme.</p>
<p>Bien avant les tourn&eacute;es d&rsquo;INXS, Jon Farriss a trouv&eacute; sa place derri&egrave;re une batterie au sein du premier groupe form&eacute; par son fr&egrave;re Tim et Kirk Pengilly. Il avait environ dix ans. Cette sc&egrave;ne fondatrice annonce une constante de son parcours&nbsp;: Farriss ne quittera plus le noyau familial et musical dont &eacute;mergera INXS &agrave; la fin des ann&eacute;es 1970.</p>
<p>Son histoire est pourtant moins celle d&rsquo;un batteur install&eacute; &agrave; son poste que celle d&rsquo;un exp&eacute;rimentateur. Batterie acoustique, percussions, bo&icirc;tes &agrave; rythmes, logiciels de s&eacute;quen&ccedil;age, effets et modules &eacute;lectroniques&nbsp;: au fil des ann&eacute;es, il construit un dispositif qui d&eacute;passe largement les contours habituels de son instrument.</p>
<h2>&Agrave; dix ans, Jon Farriss devient le batteur de ses fr&egrave;res</h2>
<p>Jonathan James Farriss grandit d&rsquo;abord &agrave; Perth, en Australie-Occidentale, dans un foyer o&ugrave; les disques occupent une place centrale. Ses parents &eacute;coutent notamment Sergio Mendes et les Beatles. Le musicien r&eacute;sumera plus tard cette atmosph&egrave;re en quelques mots&nbsp;: &laquo;&nbsp;La maison &eacute;tait remplie de musique.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Il apprend essentiellement la batterie en autodidacte. Lorsque la famille s&rsquo;installe &agrave; Sydney vers 1969-1970, une rencontre commence &agrave; dessiner le futur du groupe&nbsp;: Tim Farriss fait la connaissance de Kirk Pengilly, saxophoniste et guitariste. Quand les deux gar&ccedil;ons montent une formation, Jon est choisi comme premier batteur.</p>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1970, INXS prend forme autour de Jon, Tim et Andrew Farriss, Garry Gary Beers, Kirk Pengilly et Michael Hutchence. Le tandem constitu&eacute; par Jon Farriss et le bassiste Garry Gary Beers devient l&rsquo;un des moteurs rythmiques du groupe. Cette coh&eacute;sion ne vient pas d&rsquo;un apprentissage acad&eacute;mique, mais d&rsquo;ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; jouer ensemble dans des conditions parfois &eacute;prouvantes.</p>
<h2>Les pubs australiens comme &eacute;cole du rythme</h2>
<p>Les d&eacute;buts d&rsquo;INXS se d&eacute;roulent dans des pubs australiens o&ugrave; le groupe doit gagner l&rsquo;attention d&rsquo;un public peu dispos&eacute; &agrave; la patience. Farriss se souvient d&rsquo;une chaleur telle que la sueur ruisselait du plafond. Si la prestation ne convenait pas, les r&eacute;actions pouvaient &ecirc;tre imm&eacute;diates et bruyantes.</p>
<p>Cette p&eacute;riode oblige les six musiciens &agrave; devenir rapidement efficaces sur sc&egrave;ne. &laquo;&nbsp;Nous avons tout simplement appris &agrave; rocker&nbsp;&raquo;, expliquera le batteur. Pour Jon Farriss, ces concerts constituent aussi un laboratoire&nbsp;: sa fonction consiste &agrave; maintenir l&rsquo;ensemble en mouvement tout en trouvant une expression rythmique adapt&eacute;e &agrave; chaque morceau.</p>
<p>Ses partenaires d&eacute;criront r&eacute;trospectivement son r&ocirc;le par une comparaison emprunt&eacute;e &agrave; <em>Star Trek</em>&nbsp;: Farriss serait le &laquo;&nbsp;Scotty&nbsp;&raquo; du vaisseau INXS, celui qui veille au fonctionnement de la machine. Le batteur, lui, se consid&egrave;re comme le capitaine de son propre navire &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur du groupe. Cette autonomie explique en partie la place croissante prise par la technologie dans son travail.</p>
<h2>La performance qui convainc Nile Rodgers</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, la batterie de Jon Farriss attire l&rsquo;attention de Nile Rodgers. Le producteur expliquera que son envie de travailler avec INXS est n&eacute;e apr&egrave;s avoir vu le musicien jouer en concert. Il accepte alors de produire le single &laquo;&nbsp;Original Sin&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;&eacute;pisode montre que la section rythmique d&rsquo;INXS n&rsquo;est pas seulement un socle plac&eacute; derri&egrave;re le chant de Michael Hutchence. Elle peut aussi ouvrir la porte &agrave; une collaboration d&eacute;terminante. Dans le cas de Rodgers, l&rsquo;entr&eacute;e dans le projet est directement li&eacute;e &agrave; l&rsquo;impact de Farriss sur sc&egrave;ne.</p>
<p>Cette reconnaissance intervient au moment o&ugrave; le batteur &eacute;largit ses outils. Ses r&eacute;f&eacute;rences document&eacute;es vont des Beatles et des Rolling Stones au funk, &agrave; la disco et &agrave; l&rsquo;&eacute;lectronique de Kraftwerk. Plut&ocirc;t que de choisir entre ces approches, il associe batterie acoustique, percussions et technologies nouvelles.</p>
<h2>Des s&eacute;quenceurs au c&oelig;ur du dispositif d&rsquo;INXS</h2>
<p>Dans les ann&eacute;es 1980, Jon Farriss compte parmi les premiers membres d&rsquo;INXS &agrave; employer des logiciels de s&eacute;quen&ccedil;age et des bo&icirc;tes &agrave; rythmes, aussi bien en studio que sur sc&egrave;ne. L&rsquo;&eacute;lectronique ne remplace pas son jeu acoustique&nbsp;: elle devient une composante suppl&eacute;mentaire de sa mani&egrave;re de construire les morceaux.</p>
<p>Cette &eacute;volution conduit Farriss &agrave; se d&eacute;finir comme un &laquo;&nbsp;architecte sonore&nbsp;&raquo;. Il assemble des racks d&rsquo;effets et de modules &eacute;lectroniques destin&eacute;s &agrave; &eacute;tendre la palette du groupe. Son travail ne s&rsquo;arr&ecirc;te plus &agrave; l&rsquo;interpr&eacute;tation des parties de batterie&nbsp;: il intervient dans l&rsquo;organisation m&ecirc;me du son.</p>
<p>Le musicien compose &eacute;galement &agrave; la basse et aux claviers, chante davantage et participe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture de titres d&rsquo;INXS, dont &laquo;&nbsp;Disappear&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;The Gift&nbsp;&raquo;. Ces activit&eacute;s prolongent la m&ecirc;me m&eacute;thode&nbsp;: envisager le rythme comme une architecture, plut&ocirc;t que comme une simple pulsation ajout&eacute;e apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;criture.</p>
<h2><em>Original Sin</em>, ou l&rsquo;art de d&eacute;construire son propre catalogue</h2>
<p>Apr&egrave;s l&rsquo;arr&ecirc;t des tourn&eacute;es en 2007, les membres d&rsquo;INXS recommencent quelques ann&eacute;es plus tard &agrave; jouer ensemble. Au lieu de reproduire imm&eacute;diatement leurs anciennes versions, ils se mettent &agrave; d&eacute;construire les morceaux et &agrave; les exp&eacute;rimenter. Ce travail, men&eacute; pendant plus de deux ans, aboutit &agrave; l&rsquo;album <em>Original Sin</em>, enregistr&eacute; avec plusieurs chanteurs invit&eacute;s.</p>
<p>Pour Farriss, la r&egrave;gle est claire&nbsp;: les nouvelles prises ne doivent pas sonner comme celles d&rsquo;origine. Il contacte le fabricant Pearl afin de mettre au point un ensemble de batteries sur mesure. Le son recherch&eacute; doit &ecirc;tre plus doux, proche de certains kits anciens, et favoriser un jeu fond&eacute; sur la subtilit&eacute; plut&ocirc;t que sur la puissance.</p>
<p>Le projet r&eacute;v&egrave;le une m&eacute;thode exigeante. Les chansons restent reconnaissables, mais leur structure rythmique est repens&eacute;e afin que l&rsquo;album ne se r&eacute;duise pas &agrave; une reproduction du pass&eacute;. La d&eacute;cision rejoint les exp&eacute;rimentations men&eacute;es depuis les ann&eacute;es 1980&nbsp;: modifier les outils pour modifier la mani&egrave;re de jouer.</p>
<h2>Une &laquo;&nbsp;drum opera&nbsp;&raquo; entre plusieurs batteries</h2>
<p>Au cours de cette p&eacute;riode, Jon Farriss d&eacute;veloppe &eacute;galement une pi&egrave;ce destin&eacute;e &agrave; la sc&egrave;ne, qu&rsquo;il d&eacute;crit comme une &laquo;&nbsp;drum opera&nbsp;&raquo;. &Agrave; partir de l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un passage spectaculaire consacr&eacute; &agrave; la batterie, il r&eacute;serve un studio et b&acirc;tit sa structure autour d&rsquo;un chronom&egrave;tre.</p>
<p>Plusieurs stations de batterie sont install&eacute;es dans la pi&egrave;ce. Pendant l&rsquo;enregistrement, Farriss court de l&rsquo;une &agrave; l&rsquo;autre pour cr&eacute;er un collage rythmique continu, con&ccedil;u afin d&rsquo;&ecirc;tre ensuite int&eacute;gr&eacute; au concert. La sc&egrave;ne r&eacute;sume son rapport &agrave; l&rsquo;instrument&nbsp;: une contrainte technique, plusieurs dispositifs et une construction pr&eacute;cise plut&ocirc;t qu&rsquo;un solo improvis&eacute; sans cadre.</p>
<h2>Apr&egrave;s Michael Hutchence, continuer sans remplacer</h2>
<p>La mort de Michael Hutchence ouvre une p&eacute;riode complexe pour INXS. Le groupe travaille avec diff&eacute;rents chanteurs, participe notamment &agrave; l&rsquo;&eacute;mission <em>Rock Star: INXS</em> et poursuit certaines tourn&eacute;es. Jon Farriss maintient cependant que personne ne peut prendre la place du chanteur originel.</p>
<p>Le projet <em>Original Sin</em> apporte une r&eacute;ponse artistique diff&eacute;rente &agrave; cette difficult&eacute;. Les voix invit&eacute;es ne sont pas employ&eacute;es pour effacer le pass&eacute;, mais dans le cadre de relectures assum&eacute;es. En d&eacute;construisant son catalogue, INXS &eacute;vite alors de pr&eacute;senter les nouvelles versions comme de simples substituts aux enregistrements pr&eacute;c&eacute;dents.</p>
<h2>De l&rsquo;architecture sonore &agrave; la r&eacute;g&eacute;n&eacute;ration d&rsquo;une ferme</h2>
<p>Depuis les ann&eacute;es 2010, Jon Farriss partage davantage son temps entre la musique, sa famille et une ferme situ&eacute;e pr&egrave;s de Byron Bay, en Nouvelle-Galles du Sud. Il s&rsquo;investit dans la r&eacute;g&eacute;n&eacute;ration de cette exploitation tout en restant associ&eacute; aux projets concernant INXS et &agrave; la mise en valeur du catalogue du groupe.</p>
<p>Le contraste avec les bo&icirc;tes &agrave; rythmes, les racks &eacute;lectroniques et les tourn&eacute;es mondiales est net, mais Farriss pr&eacute;sente ce travail agricole comme une nouvelle phase li&eacute;e &agrave; sa recherche de sens et de cr&eacute;ativit&eacute;. Son parcours demeure ainsi guid&eacute; par une m&ecirc;me logique de construction&nbsp;: apprendre seul, assembler des &eacute;l&eacute;ments diff&eacute;rents, puis transformer progressivement un environnement.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, l&rsquo;itin&eacute;raire de Jon Farriss permet surtout de comprendre la place singuli&egrave;re qu&rsquo;il occupe dans INXS. Derri&egrave;re la batterie, il a &eacute;t&eacute; &agrave; la fois le gardien du mouvement collectif et celui qui poussait l&rsquo;instrument vers les s&eacute;quenceurs, les effets et de nouvelles m&eacute;thodes de studio.</p>
<p>Du premier groupe mont&eacute; avec son fr&egrave;re &agrave; dix ans aux relectures d&rsquo;<em>Original Sin</em>, Farriss n&rsquo;a cess&eacute; de reprendre la m&ecirc;me question&nbsp;: comment trouver, pour chaque projet, le rythme et le dispositif qui lui conviennent&nbsp;? C&rsquo;est ce fil continu, davantage qu&rsquo;une simple succession de disques, qui &eacute;claire son parcours.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Clues a 46 ans : le laboratoire new wave de Robert Palmer aux Bahamas</title>
      <description><![CDATA[En ao&ucirc;t 1980, Robert Palmer publie Clues, un album enregistr&eacute; aux Bahamas qui modifie sensiblement sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire et de produire. Quarante-six ans plus tard, le disque raconte une transformation men&e...]]></description>
      <pubDate>Sun, 09 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>En ao&ucirc;t 1980, Robert Palmer publie <em>Clues</em>, un album enregistr&eacute; aux Bahamas qui modifie sensiblement sa mani&egrave;re d&rsquo;&eacute;crire et de produire. Quarante-six ans plus tard, le disque raconte une transformation men&eacute;e au contact des s&eacute;quenceurs, des bo&icirc;tes &agrave; rythmes et de musiciens associ&eacute;s aux sc&egrave;nes new wave britannique et new-yorkaise.</p>
<p>Palmer ne d&eacute;l&egrave;gue pas ce changement de direction. Install&eacute; pr&egrave;s des Compass Point Studios, il produit lui-m&ecirc;me l&rsquo;album, compose la majorit&eacute; des chansons et prend en charge une partie des instruments comme des programmations. <em>Clues</em> devient ainsi le r&eacute;cit d&rsquo;un artiste d&eacute;j&agrave; exp&eacute;riment&eacute; qui d&eacute;cide d&rsquo;int&eacute;grer les machines au c&oelig;ur de son travail.</p>
<h2>Robert Palmer avant le virage de <em>Clues</em></h2>
<p>Avant d&rsquo;entrer dans les ann&eacute;es 1980, Robert Palmer a d&eacute;j&agrave; publi&eacute; cinq albums solo chez Island Records. Des disques comme <em>Pressure Drop</em> en 1975, <em>Double Fun</em> en 1978 et <em>Secrets</em> en 1979 ont install&eacute; un chanteur naviguant entre soul, funk, rock et influences carib&eacute;ennes. Plusieurs singles ont obtenu des r&eacute;sultats mod&eacute;r&eacute;s dans les classements, tandis que Palmer s&rsquo;est davantage affirm&eacute; comme artiste d&rsquo;album que comme vedette grand public.</p>
<p>Le contexte de <em>Clues</em> est aussi g&eacute;ographique. Au tournant de 1979 et 1980, Palmer vit aux Bahamas et fr&eacute;quente r&eacute;guli&egrave;rement les Compass Point Studios, pr&egrave;s de Nassau. Fond&eacute; par Chris Blackwell, le patron d&rsquo;Island Records, ce complexe r&eacute;sidentiel permet aux artistes de travailler loin de Londres ou de New York, avec une grande souplesse et un &eacute;quipement moderne pour l&rsquo;&eacute;poque.</p>
<p>Palmer y trouve notamment des s&eacute;quenceurs encore exp&eacute;rimentaux et des bo&icirc;tes &agrave; rythmes programmables. Ces outils ne servent pas seulement &agrave; habiller des chansons d&eacute;j&agrave; &eacute;crites : ils participent &agrave; leur construction. Les motifs de synth&eacute;tiseurs, les lignes de basse programm&eacute;es et les structures r&eacute;p&eacute;titives prennent une place plus importante que sur ses albums des ann&eacute;es 1970.</p>
<h2>Aux Compass Point Studios, Robert Palmer prend les commandes</h2>
<p>Sur <em>Clues</em>, Robert Palmer assure lui-m&ecirc;me la production. Il contr&ocirc;le les programmations et l&rsquo;&eacute;quilibre entre guitares, claviers et rythmiques m&eacute;caniques, tout en &eacute;crivant la majorit&eacute; du r&eacute;pertoire. Ce choix donne au disque une coh&eacute;rence directement li&eacute;e &agrave; ses propres exp&eacute;rimentations plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;intervention d&rsquo;un r&eacute;alisateur ext&eacute;rieur.</p>
<p>Les machines ne remplacent cependant pas les musiciens. Pour plusieurs titres, Palmer fait appel &agrave; Chris Frantz et Tina Weymouth, respectivement batteur et bassiste de Talking Heads et de Tom Tom Club. Leur pr&eacute;sence introduit dans les sessions une rythmique s&egrave;che et nerveuse associ&eacute;e &agrave; la new wave new-yorkaise.</p>
<p>La pochette accompagne ce d&eacute;placement. Elle pr&eacute;sente Palmer dans un portrait cadr&eacute; serr&eacute;, trait&eacute; dans des tons froids, avec une typographie anguleuse et g&eacute;om&eacute;trique. Sans rompre avec le soin graphique habituel des productions Island, cette image fait &eacute;cho &agrave; la dimension futuriste adopt&eacute;e par l&rsquo;album.</p>
<h2>&laquo; Johnny and Mary &raquo;, entre pr&eacute;cision m&eacute;canique et fragilit&eacute; humaine</h2>
<p>Troisi&egrave;me piste de <em>Clues</em>, &laquo; Johnny and Mary &raquo; concentre les principes mis en place aux Bahamas. Robert Palmer &eacute;crit et produit seul la chanson, joue de la guitare et de la basse, puis programme les s&eacute;quenceurs autour d&rsquo;un tempo r&eacute;p&eacute;titif d&rsquo;environ 115 battements par minute. Il r&eacute;sume ainsi sa m&eacute;thode : &laquo; Johnny and Mary, c&rsquo;&eacute;tait une musique martiale jou&eacute;e avec beaucoup de pr&eacute;cision. &raquo;</p>
<p>Autour de lui, le guitariste Alan Mansfield, le batteur Donny Wynn et le clavi&eacute;riste Jack Waldman d&eacute;couvrent ce type de s&eacute;quenceurs. Aucun des trois n&rsquo;en avait utilis&eacute; auparavant. L&rsquo;&eacute;quipe doit donc ajuster son jeu aux patterns programm&eacute;s, parfois l&eacute;g&egrave;rement en avance ou en retard sur les machines. Ce d&eacute;calage fait cohabiter la rigidit&eacute; &eacute;lectronique et les mouvements d&rsquo;un groupe jouant r&eacute;ellement en studio.</p>
<p>Le texte repose sur une tension comparable. Palmer imagine Johnny comme un homme travers&eacute; par le doute, incapable de s&rsquo;engager clairement, tandis que Mary le soutient sans savoir ce qu&rsquo;elle doit penser. Leur relation est devenue une habitude, priv&eacute;e d&rsquo;effort et de romantisme. Une histoire humaine h&eacute;sitante se retrouve ainsi enferm&eacute;e dans une architecture rythmique particuli&egrave;rement pr&eacute;cise.</p>
<p>Island choisit &laquo; Johnny and Mary &raquo; comme premier single de <em>Clues</em>. Les faces B varient selon les territoires : &laquo; What&rsquo;s It Take? &raquo; accompagne notamment le 45 tours britannique, tandis que &laquo; Style Kills &raquo; appara&icirc;t aux &Eacute;tats-Unis. La chanson conna&icirc;t une pr&eacute;sence limit&eacute;e dans les classements britanniques et presque inexistante dans le Billboard Hot 100 am&eacute;ricain, mais elle s&rsquo;installe progressivement dans le r&eacute;pertoire sc&eacute;nique de Palmer et sur ses compilations.</p>
<p>La m&ecirc;me ann&eacute;e, le morceau circule aussi en fran&ccedil;ais. Robert Palmer en enregistre une adaptation en duo avec Marie L&eacute;onor pour l&rsquo;album <em>Haute Tension</em>, signe que &laquo; Johnny and Mary &raquo; commence rapidement &agrave; vivre au-del&agrave; de la version publi&eacute;e sur <em>Clues</em>.</p>
<h2>Gary Numan ouvre une autre porte &eacute;lectronique</h2>
<p>La transformation de Palmer passe &eacute;galement par sa rencontre avec Gary Numan, alors &eacute;troitement associ&eacute; &agrave; la synth-pop britannique. Numan participe aux sessions, joue sur l&rsquo;album et co&eacute;crit &laquo; Found You Now &raquo;. Palmer reprend aussi &laquo; I Dream of Wires &raquo;, une composition de son invit&eacute;.</p>
<p>Ces deux morceaux renforcent la palette froide et synth&eacute;tique de <em>Clues</em>. La collaboration ne se r&eacute;duit donc pas &agrave; une pr&eacute;sence de studio : elle inscrit directement une &eacute;criture de Gary Numan dans le projet et fait de &laquo; Found You Now &raquo; un v&eacute;ritable &eacute;change entre les deux artistes.</p>
<p>Palmer ne se contente pourtant pas d&rsquo;emprunter les codes de ses invit&eacute;s. En restant producteur et auteur principal, il les int&egrave;gre &agrave; une m&eacute;thode qui lui appartient. Entre Gary Numan, Chris Frantz, Tina Weymouth et les technologies disponibles &agrave; Compass Point, l&rsquo;album rassemble plusieurs approches contemporaines sans abandonner sa direction personnelle.</p>
<h2>&laquo; Looking for Clues &raquo; prolonge la nouvelle m&eacute;thode</h2>
<p>Autre single important, &laquo; Looking for Clues &raquo; poursuit le travail men&eacute; sur les claviers et les effets percussifs. L&agrave; encore, Palmer prend en charge la production. La chanson atteint la 33e place du classement britannique et b&eacute;n&eacute;ficie &eacute;galement d&rsquo;une exposition dans plusieurs pays europ&eacute;ens.</p>
<p>Avec &laquo; Johnny and Mary &raquo;, elle devient l&rsquo;une des principales portes d&rsquo;entr&eacute;e vers l&rsquo;album. Ces deux singles montrent que le changement ne concerne pas seulement les morceaux les plus exp&eacute;rimentaux du disque : il structure aussi les titres choisis pour pr&eacute;senter le nouveau visage de Robert Palmer au public.</p>
<h2>Un accueil particuli&egrave;rement solide en Europe</h2>
<p>&Agrave; sa sortie chez Island Records, <em>Clues</em> obtient ses r&eacute;sultats les plus significatifs en Europe. L&rsquo;album entre dans le top 10 en France et aux Pays-Bas, tandis qu&rsquo;il atteint la 31e place au Royaume-Uni. Il re&ccedil;oit &eacute;galement des certifications d&rsquo;or au Canada et en Allemagne.</p>
<p>Cette r&eacute;ception consolide la popularit&eacute; internationale de Palmer, particuli&egrave;rement en dehors des &Eacute;tats-Unis. Le parcours europ&eacute;en de &laquo; Johnny and Mary &raquo; et de &laquo; Looking for Clues &raquo; pr&eacute;pare aussi le terrain pour la reconnaissance plus large qu&rsquo;il conna&icirc;tra au milieu des ann&eacute;es 1980 avec <em>Riptide</em> puis <em>Heavy Nova</em>.</p>
<h2>Quarante-six ans apr&egrave;s, les indices d&rsquo;une transformation</h2>
<p><em>Clues</em> appara&icirc;t aujourd&rsquo;hui comme un point de bascule construit &agrave; partir de circonstances tr&egrave;s concr&egrave;tes : la proximit&eacute; des Compass Point Studios, l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; des machines encore nouvelles, la d&eacute;couverte des s&eacute;quenceurs par certains musiciens et les collaborations avec Gary Numan, Chris Frantz et Tina Weymouth. L&rsquo;&eacute;volution de Robert Palmer ne tient donc pas &agrave; un simple changement d&rsquo;habillage. Elle traverse l&rsquo;&eacute;criture, les rythmiques, le choix des interpr&egrave;tes et la production.</p>
<p>Une &eacute;dition num&eacute;rique &eacute;largie, publi&eacute;e le 26 septembre 2013 avec des titres bonus, permet toujours d&rsquo;entendre ce travail dans le catalogue Island. En cet &eacute;t&eacute; 2026, les 46 ans de <em>Clues</em> rappellent surtout comment Palmer a transform&eacute; un studio des Bahamas en espace d&rsquo;exp&eacute;rimentation, avec &laquo; Johnny and Mary &raquo; comme point de rencontre entre discipline des machines et incertitude des personnages.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Jean Beauvoir a 66 ans : des Plasmatics aux studios de Kiss et des Ramones</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 9 ao&ucirc;t 1960 &agrave; Chicago, Jean Beauvoir f&ecirc;te ses 66 ans. Bassiste, chanteur, guitariste, auteur-compositeur et producteur, il a construit son parcours entre la sc&egrave;ne provocatrice des Plasmatics, ses propres grou...]]></description>
      <pubDate>Sat, 08 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 9 ao&ucirc;t 1960 &agrave; Chicago, Jean Beauvoir f&ecirc;te ses 66 ans. Bassiste, chanteur, guitariste, auteur-compositeur et producteur, il a construit son parcours entre la sc&egrave;ne provocatrice des Plasmatics, ses propres groupes et un travail moins visible aupr&egrave;s de Kiss ou des Ramones. Une trajectoire dont le point de d&eacute;part tient &agrave; une basse emprunt&eacute;e en cachette.</p>
<p>Avant les studios, les collaborations et Crown of Thorns, il y a un adolescent new-yorkais qui profite de l&rsquo;absence de son fr&egrave;re pour entrer dans sa chambre. Jean Beauvoir y prend une Fender Jazz Bass, joue sur ses disques pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s et remet l&rsquo;instrument &agrave; sa place. Il a environ treize ans et apprend presque seul, en cherchant ses propres lignes plut&ocirc;t qu&rsquo;en reproduisant uniquement celles qu&rsquo;il entend.</p>
<p>Cette pratique clandestine d&eacute;bouche rapidement sur un choix sans compromis. &Agrave; quinze ans, l&rsquo;opposition de son p&egrave;re &agrave; son projet de devenir musicien conduit &agrave; son d&eacute;part forc&eacute; du foyer familial. Beauvoir doit d&eacute;sormais se d&eacute;brouiller seul. La musique n&rsquo;est plus seulement une vocation envisag&eacute;e : elle devient l&rsquo;activit&eacute; dans laquelle il s&rsquo;engage enti&egrave;rement.</p>
<h2>De la basse emprunt&eacute;e &agrave; la route avec Gary U.S. Bonds</h2>
<p>Encore adolescent, Jean Beauvoir trouve une premi&egrave;re place professionnelle aupr&egrave;s de Gary U.S. Bonds. Cette exp&eacute;rience lui permet de d&eacute;couvrir les tourn&eacute;es et les concerts bien avant son arriv&eacute;e sur la sc&egrave;ne punk new-yorkaise. Elle inscrit aussi ses d&eacute;buts dans un environnement plus large que celui auquel son apparence sera ensuite associ&eacute;e.</p>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1980, il devient bassiste et parfois chanteur des Plasmatics. Autour de Wendy O. Williams, le groupe cultive une esth&eacute;tique sc&eacute;nique fond&eacute;e sur la provocation et les explosions. Beauvoir y apporte un jeu de basse d&eacute;crit comme m&eacute;lodique et pr&eacute;cis, au milieu d&rsquo;un dispositif visuel volontairement chaotique.</p>
<p>Sa cr&ecirc;te blanche et ses lunettes noires contribuent alors &agrave; rendre sa silhouette imm&eacute;diatement reconnaissable. Mais cette image spectaculaire ne raconte qu&rsquo;une partie du musicien. Derri&egrave;re elle se trouvent d&eacute;j&agrave; un compositeur et un futur producteur attentif &agrave; la construction des chansons.</p>
<h2>La fin des Plasmatics ouvre une autre voie</h2>
<p>Le fonctionnement extr&ecirc;me des Plasmatics et les tensions internes finissent par faire &eacute;clater le groupe. Pour Jean Beauvoir, la sortie de cette formation tr&egrave;s expos&eacute;e impose une reconstruction. Il rejoint Little Steven &amp; the Disciples of Soul, puis multiplie les travaux de musicien, d&rsquo;auteur et de producteur.</p>
<p>Ce d&eacute;placement vers les studios ne constitue pourtant pas un abandon de ses ambitions personnelles. Beauvoir expliquera plus tard que son objectif avait toujours &eacute;t&eacute; de devenir artiste solo. Les collaborations devaient lui permettre d&rsquo;acqu&eacute;rir de l&rsquo;exp&eacute;rience avant de publier sous son nom et de diriger ses propres formations.</p>
<p>Cette strat&eacute;gie l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; travailler dans des univers tr&egrave;s diff&eacute;rents, aupr&egrave;s de Kiss, des Ramones, de Debbie Harry, de John Waite, de Glenn Hughes, de Lionel Richie ou encore de N&rsquo;Sync. Plut&ocirc;t qu&rsquo;une succession de d&eacute;tours, cette diversit&eacute; appara&icirc;t comme une m&eacute;thode d&rsquo;apprentissage prolong&eacute;e : changer de r&ocirc;le, observer d&rsquo;autres artistes et intervenir l&agrave; o&ugrave; une chanson a besoin d&rsquo;un musicien, d&rsquo;un coauteur ou d&rsquo;un producteur.</p>
<h2>Au club Heartbreak, la rencontre avec Paul Stanley</h2>
<p>L&rsquo;une de ces collaborations na&icirc;t loin d&rsquo;un rendez-vous organis&eacute; par une maison de disques. Au milieu des ann&eacute;es 1980, Jean Beauvoir croise r&eacute;guli&egrave;rement Paul Stanley dans le club new-yorkais Heartbreak. Les deux musiciens discutent, sympathisent, puis leur relation se prolonge en studio.</p>
<p>Beauvoir travaille bient&ocirc;t avec Stanley, puis avec Gene Simmons, sur des morceaux li&eacute;s aux albums <em>Animalize</em> et <em>Asylum</em> de Kiss. Lorsqu&rsquo;il enregistre une partie de basse, il en &eacute;crit lui-m&ecirc;me la ligne, en se fiant &agrave; son instinct et &agrave; ce que la chanson lui sugg&egrave;re. Toutes les compositions &eacute;labor&eacute;es avec Paul Stanley ne seront pas publi&eacute;es, signe que leur travail commun d&eacute;passe les seuls cr&eacute;dits finalement retenus sur les disques.</p>
<p>Cette rencontre r&eacute;sume une dimension importante de son parcours. L&rsquo;ancien bassiste des Plasmatics ne reste pas enferm&eacute; dans la sc&egrave;ne punk : il entre dans l&rsquo;environnement de Kiss sans renoncer &agrave; sa propre mani&egrave;re de construire une partie instrumentale ou une chanson.</p>
<h2>&laquo; Bonzo Goes to Bitburg &raquo;, un autre visage des Ramones</h2>
<p>Son r&ocirc;le aupr&egrave;s des Ramones fournit un exemple plus pr&eacute;cis encore de son travail en coulisses. Jean Beauvoir co&eacute;crit et produit &laquo; Bonzo Goes to Bitburg &raquo;, chanson inspir&eacute;e par la visite controvers&eacute;e de Ronald Reagan au cimeti&egrave;re de Bitburg, en Allemagne.</p>
<p>Le morceau para&icirc;t d&rsquo;abord en single avant d&rsquo;&ecirc;tre rebaptis&eacute; &laquo; My Brain Is Hanging Upside Down &raquo; sur l&rsquo;album <em>Animal Boy</em>. Beauvoir participe &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un son plus travaill&eacute; pour un groupe surtout associ&eacute; &agrave; une approche rugueuse. Le titre devient l&rsquo;un des morceaux les plus identifi&eacute;s commercialement de cette p&eacute;riode des Ramones.</p>
<p>Son lien avec cet univers ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas l&agrave;. Des ann&eacute;es plus tard, il produit plusieurs chansons destin&eacute;es &agrave; un album posthume de Joey Ramone. Il travaille alors &agrave; partir de voix et de d&eacute;mos existantes pour construire des arrangements complets, avec la responsabilit&eacute; particuli&egrave;re de mettre en forme des mat&eacute;riaux laiss&eacute;s par le chanteur.</p>
<h2>Crown of Thorns, le projet con&ccedil;u comme une signature personnelle</h2>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990, Jean Beauvoir fonde Crown of Thorns. Il en devient le principal compositeur, le chanteur et le guitariste. Apr&egrave;s les formations dirig&eacute;es par d&rsquo;autres et les s&eacute;ances consacr&eacute;es &agrave; leurs r&eacute;pertoires, ce groupe lui permet de placer sa propre &eacute;criture au centre du projet.</p>
<p>&laquo; Mes groupes &eacute;taient en r&eacute;alit&eacute; une extension de moi en solo &raquo;, expliquera-t-il. La formule &eacute;claire la place particuli&egrave;re de Crown of Thorns : non pas un nouveau r&ocirc;le derri&egrave;re lequel dispara&icirc;tre, mais une mani&egrave;re de prolonger son identit&eacute; d&rsquo;auteur et d&rsquo;interpr&egrave;te.</p>
<p>Sa m&eacute;thode repose sur une architecture clairement d&eacute;finie. &laquo; Du rock pur, baby ! On part des riffs, puis on ajoute des refrains m&eacute;lodiques. &raquo; Beauvoir d&eacute;crit &eacute;galement ses morceaux comme des bandes-son associ&eacute;es &agrave; diff&eacute;rentes histoires, chaque chanson devant fonctionner comme un voyage construit pour l&rsquo;auditeur.</p>
<p>&laquo; Raw Thorns &raquo;, r&eacute;guli&egrave;rement repris dans ses concerts acoustiques, condense cette d&eacute;marche : une base hard rock, des m&eacute;lodies m&eacute;morisables et un refrain destin&eacute; &agrave; &ecirc;tre chant&eacute; collectivement. Avec Micki Free, Beauvoir choisira plus tard de d&eacute;pouiller ce r&eacute;pertoire. Guitare et voix restent au premier plan, parfois &eacute;lectrifi&eacute;es, mais sans section rythmique compl&egrave;te. Ce format d&eacute;place l&rsquo;attention de l&rsquo;habillage du groupe vers l&rsquo;&eacute;criture elle-m&ecirc;me.</p>
<h2>Du premier album solo &agrave; la transmission d&rsquo;un r&eacute;pertoire</h2>
<p>La publication de son premier v&eacute;ritable album solo repr&eacute;sente pour Jean Beauvoir un aboutissement apr&egrave;s les ann&eacute;es pass&eacute;es dans des groupes ou au service d&rsquo;autres artistes. Il la consid&egrave;re comme l&rsquo;un des sommets personnels de son parcours, parce qu&rsquo;elle concr&eacute;tise l&rsquo;objectif qu&rsquo;il s&rsquo;&eacute;tait fix&eacute; bien avant les Plasmatics.</p>
<p>Le projet Beauvoir/Free, lanc&eacute; avec Micki Free, prolongera cette volont&eacute; de garder la ma&icirc;trise de son r&eacute;pertoire. Le duo r&eacute;explore les chansons de Crown of Thorns, publie de nouvelles compositions et d&eacute;veloppe des tourn&eacute;es acoustiques centr&eacute;es sur les titres &eacute;crits par Beauvoir.</p>
<p>En 2022, le musicien revient sur cette trajectoire dans le livre <em>Bet My Soul on Rock &rsquo;n&rsquo; Roll: Diary of a Black Punk Icon</em>. Il poursuit alors l&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;un album solo et annonce notamment des collaborations avec le groupe punk allemand Lustfinger et avec Lordi. En 2024 et 2025, sa pr&eacute;sence dans plusieurs festivals et &eacute;v&eacute;nements rock confirme la continuit&eacute; de ses activit&eacute;s sc&eacute;niques et m&eacute;diatiques.</p>
<p>&Agrave; l66 ans, le parcours de Jean Beauvoir se comprend ainsi moins comme une alternance entre premier plan et travail de l&rsquo;ombre que comme une circulation constante entre les deux. La basse emprunt&eacute;e &agrave; treize ans, la rupture familiale, les Plasmatics, la rencontre avec Paul Stanley et la production des Ramones rel&egrave;vent d&rsquo;une m&ecirc;me progression vers l&rsquo;autonomie.</p>
<p>Crown of Thorns en donne la traduction la plus personnelle : partir d&rsquo;un riff, construire un refrain, puis donner &agrave; la chanson sa propre histoire. Cette m&eacute;thode relie le jeune autodidacte, le bassiste punk, le collaborateur de studio et le leader de groupe sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de r&eacute;duire Jean Beauvoir &agrave; une seule de ces fonctions.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pete Thomas a 72 ans &amp;nbsp;: comment sa batterie est devenue le moteur des chansons de Costello</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 9 ao&ucirc;t 1954 &agrave; Hillsborough, dans la banlieue de Sheffield, Pete Thomas a 72 ans. Derri&egrave;re Elvis Costello, le batteur britannique a d&eacute;velopp&eacute; une m&eacute;thode pr&eacute;cise : construire des rythmes ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 08 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/pete-thomas-a-72-ans-nbsp-comment-sa-batterie-est-devenue-le-moteur-des-chansons-de-costello-276</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 9 ao&ucirc;t 1954 &agrave; Hillsborough, dans la banlieue de Sheffield, Pete Thomas a 72 ans. Derri&egrave;re Elvis Costello, le batteur britannique a d&eacute;velopp&eacute; une m&eacute;thode pr&eacute;cise : construire des rythmes que l&rsquo;on puisse retenir comme des refrains. De &laquo; Pump It Up &raquo; &agrave; &laquo; Oliver&rsquo;s Army &raquo;, cette approche raconte la formation d&rsquo;un musicien au service des chansons.</p>
<p>Quelques secondes de batterie peuvent suffire &agrave; identifier &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;. Pete Thomas l&rsquo;a voulu ainsi&nbsp;: la grosse caisse et la caisse claire ne se contentent pas de maintenir le tempo, elles forment un motif r&eacute;p&eacute;titif qui fonctionne presque comme un riff. &Agrave; la veille de son 72e anniversaire, cette chanson offre une entr&eacute;e directe dans son parcours et dans la place singuli&egrave;re qu&rsquo;il occupe aupr&egrave;s d&rsquo;Elvis Costello.</p>
<p>Thomas n&rsquo;a pourtant pas construit son jeu &agrave; partir d&rsquo;une th&eacute;orie de studio. Sa m&eacute;thode vient d&rsquo;abord de l&rsquo;observation, des clubs et des r&eacute;p&eacute;titions, avant de prendre toute sa dimension avec les Attractions. Elle repose sur une id&eacute;e simple&nbsp;: la batterie doit donner une identit&eacute; au morceau sans d&eacute;tourner l&rsquo;attention de ce qu&rsquo;il raconte.</p>
<h2>Pete Thomas observe Mitch Mitchell au plus pr&egrave;s</h2>
<p>&Agrave; la fin des ann&eacute;es 1960 et au d&eacute;but des ann&eacute;es 1970, l&rsquo;adolescent de Hillsborough se passionne pour Mitch Mitchell, le batteur de Jimi Hendrix. Pete Thomas cherche &agrave; l&rsquo;observer de pr&egrave;s, attentif &agrave; un jeu dans lequel il entend &agrave; la fois puissance et subtilit&eacute;. Il r&eacute;sumera plus tard cette p&eacute;riode par une formule tr&egrave;s concr&egrave;te&nbsp;: &laquo;&nbsp;J&rsquo;ai en quelque sorte traqu&eacute; Mitch Mitchell quand j&rsquo;&eacute;tais ado, juste pour voir comment il jouait.&nbsp;&raquo;</p>
<p>&Agrave; cette influence s&rsquo;ajoute celle de Keith Moon. Thomas d&eacute;crira son propre style comme une synth&egrave;se de ces deux r&eacute;f&eacute;rences&nbsp;: l&rsquo;&eacute;nergie de Moon associ&eacute;e &agrave; la pr&eacute;cision qu&rsquo;il admirait chez Mitchell. Ce point de d&eacute;part permet de comprendre pourquoi son jeu pourra para&icirc;tre tr&egrave;s expos&eacute; tout en restant &eacute;troitement li&eacute; &agrave; la structure des chansons.</p>
<p>Des ann&eacute;es plus tard, cette fascination hendrixienne donnera lieu &agrave; une sc&egrave;ne inattendue. Lors d&rsquo;une jam avec les Red Hot Chili Peppers, Pete Thomas joue &laquo;&nbsp;Foxey Lady&nbsp;&raquo; tandis que Flea finit suspendu la t&ecirc;te en bas au plafond. Le batteur reliera lui-m&ecirc;me cet &eacute;pisode &agrave; son admiration de jeunesse pour Mitchell et &agrave; une conception du rock capable d&rsquo;accompagner les performances sc&eacute;niques les plus d&eacute;brid&eacute;es.</p>
<h2>Les pubs anglais comme &eacute;cole de la chanson</h2>
<p>Avant de rejoindre Elvis Costello, Thomas travaille dans le circuit du pub rock britannique avec Chilli Willi and the Red Hot Peppers, ainsi qu&rsquo;avec Ocean. Dans de petits clubs bruyants, il faut tenir des sets entiers et pr&eacute;server l&rsquo;&eacute;nergie collective. La d&eacute;monstration individuelle passe derri&egrave;re l&rsquo;efficacit&eacute; du morceau.</p>
<p>&laquo;&nbsp;La sc&egrave;ne pub rock &eacute;tait la meilleure &eacute;cole&nbsp;: il fallait faire danser les gens, pas frimer&nbsp;&raquo;, expliquera-t-il. Cette exp&eacute;rience l&rsquo;oriente vers un r&ocirc;le de &laquo;&nbsp;batteur de chansons&nbsp;&raquo; plut&ocirc;t que de soliste. Elle lui apprend &eacute;galement &agrave; installer rapidement un groove lisible, une comp&eacute;tence d&eacute;cisive lorsque Stiff Records cherche des musiciens pour accompagner un jeune auteur nomm&eacute; Elvis Costello.</p>
<h2>Une audition donne naissance aux Attractions</h2>
<p>En 1977, Elvis Costello a enregistr&eacute; son premier album avec le groupe am&eacute;ricain Clover. Son manager Jake Riviera et Stiff Records organisent alors des auditions afin de constituer une formation britannique. Pete Thomas est retenu &agrave; la batterie, Bruce Thomas &agrave; la basse et Steve Nieve aux claviers. Ce noyau devient les Attractions.</p>
<p>L&rsquo;enjeu d&eacute;passe rapidement la simple constitution d&rsquo;un groupe de sc&egrave;ne. Les trois musiciens apportent une personnalit&eacute; collective aux nouvelles compositions de Costello. La section rythmique ne sert plus seulement d&rsquo;accompagnement&nbsp;: elle intervient dans la mani&egrave;re dont les morceaux sont reconnus, articul&eacute;s et enregistr&eacute;s.</p>
<p>Cette transformation se manifeste sur <em>This Year&rsquo;s Model</em>. L&agrave; o&ugrave; <em>My Aim Is True</em> reposait sur un groupe am&eacute;ricain de studio, le deuxi&egrave;me album s&rsquo;appuie sur une formation britannique soud&eacute;e. Des titres comme &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;(I Don&rsquo;t Want to Go to) Chelsea&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;This Year&rsquo;s Girl&nbsp;&raquo; sont port&eacute;s par une &eacute;nergie de groupe live capt&eacute;e en studio, avec la batterie de Thomas tr&egrave;s en avant.</p>
<h2>&laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, un rythme pens&eacute; comme un riff</h2>
<p>Pour &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, Pete Thomas cherche un motif imm&eacute;diatement identifiable. Son pattern de caisse claire et de grosse caisse associe l&rsquo;&eacute;nergie h&eacute;rit&eacute;e de Keith Moon &agrave; la pr&eacute;cision funk de ses r&eacute;f&eacute;rences soul. Le rythme pousse la basse de Bruce Thomas et fournit &agrave; Elvis Costello une base r&eacute;p&eacute;titive pour ses phrases vocales.</p>
<p>Le batteur expliquera plus tard qu&rsquo;il privil&eacute;gie les motifs &laquo;&nbsp;chantables&nbsp;&raquo;, capables d&rsquo;exister dans la m&eacute;moire de l&rsquo;auditeur sans la guitare ni la voix. Sur &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, cette intention devient particuli&egrave;rement claire&nbsp;: la partie de batterie poss&egrave;de sa propre signature et participe directement &agrave; l&rsquo;identit&eacute; du morceau.</p>
<p>&laquo;&nbsp;(I Don&rsquo;t Want to Go to) Chelsea&nbsp;&raquo;, l&rsquo;un des premiers titres travaill&eacute;s par les Attractions en r&eacute;p&eacute;tition, montre une autre application de cette m&eacute;thode. Thomas y installe un groove de toms et de caisse claire plus syncop&eacute;, presque reggae. Ce choix fait ressortir la ligne de basse m&eacute;lodique de Bruce Thomas et donne au morceau son caract&egrave;re inquiet et nerveux.</p>
<h2>&laquo;&nbsp;Oliver&rsquo;s Army&nbsp;&raquo;&nbsp;: savoir jouer droit pour laisser parler le texte</h2>
<p>Avec &laquo;&nbsp;Oliver&rsquo;s Army&nbsp;&raquo;, Pete Thomas prend une direction diff&eacute;rente. Le morceau oppose un texte politique sombre &agrave; une production pop brillante. Le batteur adopte un jeu tr&egrave;s droit, d&eacute;crit dans les analyses de la chanson comme presque proche d&rsquo;ABBA dans son traitement de la grosse caisse et du charleston.</p>
<p>Cette partie soutient le piano martel&eacute; de Steve Nieve sans encombrer l&rsquo;arrangement. Sa simplicit&eacute; et sa rigidit&eacute; renforcent le contraste au c&oelig;ur du morceau, tout en laissant de l&rsquo;espace au texte de Costello. Entre &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Chelsea&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Oliver&rsquo;s Army&nbsp;&raquo;, Thomas ne reproduit donc pas une formule&nbsp;: il cherche chaque fois le dispositif rythmique adapt&eacute; &agrave; la chanson.</p>
<h2>Une s&eacute;paration qui ne rompt pas le lien avec Costello</h2>
<p>Au milieu des ann&eacute;es 1980, Elvis Costello se s&eacute;pare des Attractions afin d&rsquo;explorer d&rsquo;autres combinaisons de musiciens. Le groupe se dissout, mais Pete Thomas et Steve Nieve sont ponctuellement rappel&eacute;s en studio ou sur sc&egrave;ne. Malgr&eacute; les changements de direction, leur complicit&eacute; musicale avec le chanteur demeure un point d&rsquo;ancrage r&eacute;current.</p>
<p>Thomas &eacute;largit parall&egrave;lement son activit&eacute; de batteur de studio. Il joue notamment pour Neil Finn, Elliott Smith, Suzanne Vega, Lucinda Williams, Los Lobos et les Finn Brothers. Il rejoint &eacute;galement Squeeze ainsi que Works Progress Administration, dans des contextes o&ugrave; la batterie doit soutenir des harmonies vocales &eacute;labor&eacute;es plut&ocirc;t que la nervosit&eacute; des premiers disques de Costello.</p>
<p>Au d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, Costello rassemble une formation proche des Attractions sous le nom d&rsquo;Imposters. Pete Thomas retrouve sa place derri&egrave;re la batterie aux c&ocirc;t&eacute;s de Steve Nieve, avec un changement de bassiste. Le groupe enregistre plusieurs albums et tourne intens&eacute;ment, prolongeant un partenariat commenc&eacute; lors des auditions de 1977.</p>
<h2>Le fil rythmique d&rsquo;une carri&egrave;re</h2>
<p>Au milieu des ann&eacute;es 2020, Pete Thomas reste actif avec Elvis Costello &amp; The Imposters et poursuit ponctuellement son travail de musicien de studio. Cette continuit&eacute; ne repose pas sur un son unique, mais sur une mani&egrave;re d&rsquo;aborder chaque morceau&nbsp;: observer sa structure, pr&eacute;server la place du texte et trouver un motif qui puisse porter l&rsquo;ensemble.</p>
<p>Les rythmes tr&egrave;s diff&eacute;rents de &laquo;&nbsp;Pump It Up&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;(I Don&rsquo;t Want to Go to) Chelsea&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;Oliver&rsquo;s Army&nbsp;&raquo; &eacute;clairent ainsi le m&ecirc;me parcours. De l&rsquo;adolescent suivant Mitch Mitchell au batteur recrut&eacute; par de nombreux auteurs, Pete Thomas a fait de la retenue, de la pr&eacute;cision et de la m&eacute;morisation rythmique les &eacute;l&eacute;ments centraux de son m&eacute;tier.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Gaslight Anthem : il y a 12 ans, Get Hurt transformait une rupture en virage artistique</title>
      <description><![CDATA[Le 8 ao&ucirc;t 2014 apparaissait la premi&egrave;re sortie commerciale document&eacute;e de Get Hurt, cinqui&egrave;me album studio de The Gaslight Anthem. Douze ans plus tard, cette date ouvre surtout une histoire de transformation&nbsp...]]></description>
      <pubDate>Sat, 08 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/the-gaslight-anthem-il-y-a-12-ans-get-hurt-transformait-une-rupture-en-virage-artistique-277</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 ao&ucirc;t 2014 apparaissait la premi&egrave;re sortie commerciale document&eacute;e de <em>Get Hurt</em>, cinqui&egrave;me album studio de The Gaslight Anthem. Douze ans plus tard, cette date ouvre surtout une histoire de transformation&nbsp;: celle d&rsquo;un disque &eacute;crit alors que Brian Fallon traversait un divorce et que le groupe revendiquait un changement de direction.</p>
<p>La publication de l&rsquo;album s&rsquo;est &eacute;tal&eacute;e sur plusieurs jours selon les territoires&nbsp;: le 8 ao&ucirc;t en Australie et sur certaines plateformes, le 11 ao&ucirc;t au Royaume-Uni, puis le 12 ao&ucirc;t aux &Eacute;tats-Unis. Derri&egrave;re ce calendrier morcel&eacute; se trouve un projet dont la rupture personnelle du chanteur et guitariste est devenue l&rsquo;un des principaux points d&rsquo;ancrage.</p>
<h2>Un cinqui&egrave;me album au moment du doute</h2>
<p>En 2014, The Gaslight Anthem aborde <em>Get Hurt</em> dans une phase de bascule discographique. Le groupe &eacute;volue alors sur Island Records, apr&egrave;s la p&eacute;riode Mercury/Island li&eacute;e &agrave; la reprise de son catalogue par Universal. Ce cadre accompagne la pr&eacute;paration d&rsquo;un album que Brian Fallon pr&eacute;sente, avant m&ecirc;me sa parution, comme &laquo;&nbsp;compl&egrave;tement diff&eacute;rent de tout ce que nous avions fait auparavant&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Le changement n&rsquo;est donc pas une lecture reconstruite apr&egrave;s coup. Il est annonc&eacute; pendant la pr&eacute;paration du disque, tandis que Fallon traverse une p&eacute;riode de doute personnel. Plusieurs entretiens contemporains relient directement l&rsquo;&eacute;criture &agrave; sa s&eacute;paration d&rsquo;avec son &eacute;pouse Hollie.</p>
<p>Le chanteur ne transforme pas pour autant cette relation en explication exhaustive du projet. Sa formule reste sobre&nbsp;: &laquo;&nbsp;C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est pass&eacute; pendant cette p&eacute;riode&nbsp;&raquo;. Elle &eacute;tablit n&eacute;anmoins combien le contexte personnel et la naissance de <em>Get Hurt</em> sont difficiles &agrave; dissocier.</p>
<h2>Mike Crossey accompagne le changement de direction</h2>
<p>Pour mettre en forme ce cinqui&egrave;me album, The Gaslight Anthem travaille avec le producteur Mike Crossey. Sa pr&eacute;sence fournit au groupe le cadre concret de ce repositionnement annonc&eacute; par Fallon. Les cr&eacute;dits mentionnent &eacute;galement Mike Spink &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nierie, Jonathan Gilmore comme assistant et Robin Schmidt au mastering.</p>
<p>Les sources disponibles ne d&eacute;taillent pas une succession de s&eacute;ances ni d&rsquo;incidents de studio. Elles montrent en revanche une d&eacute;cision essentielle&nbsp;: le groupe ne pr&eacute;sente pas <em>Get Hurt</em> comme la simple continuation de ses pr&eacute;c&eacute;dents disques. La collaboration avec Crossey s&rsquo;inscrit dans une volont&eacute; de prendre une autre direction, au moment m&ecirc;me o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture porte la trace d&rsquo;une situation personnelle instable.</p>
<h2>&laquo;&nbsp;Get Hurt&nbsp;&raquo;, une chanson qui donne son centre au disque</h2>
<p>La chanson &laquo;&nbsp;Get Hurt&nbsp;&raquo; concentre le r&eacute;cit de l&rsquo;album. Les sources la relient explicitement &agrave; la s&eacute;paration de Brian Fallon et Hollie Fallon. En donnant &eacute;galement son nom au disque, elle place ce noyau biographique au premier plan plut&ocirc;t que de le laisser en arri&egrave;re-plan de la publication.</p>
<p>Ce choix de titre fait de la chanson davantage qu&rsquo;un morceau parmi les autres&nbsp;: elle devient le point de rencontre entre la p&eacute;riode v&eacute;cue par Fallon et l&rsquo;identit&eacute; publique du projet. La pochette prolonge cette coh&eacute;rence avec l&rsquo;image d&rsquo;un c&oelig;ur renvers&eacute;, directement associ&eacute;e au titre par les sources qui d&eacute;crivent le visuel. Les documents consult&eacute;s ne permettent toutefois pas d&rsquo;attribuer pr&eacute;cis&eacute;ment cette image &agrave; un photographe.</p>
<p>Le titre, la chanson et la pochette racontent ainsi la m&ecirc;me p&eacute;riode sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire de leur pr&ecirc;ter une intention suppl&eacute;mentaire. <em>Get Hurt</em> expose d&egrave;s son nom le contexte qui a accompagn&eacute; son &eacute;criture, tandis que Fallon revendique parall&egrave;lement une diff&eacute;rence nette avec les travaux ant&eacute;rieurs de The Gaslight Anthem.</p>
<h2>Une sortie avanc&eacute;e et r&eacute;partie selon les territoires</h2>
<p>Le lancement conna&icirc;t lui aussi plusieurs ajustements. En juin 2014, Billboard annonce d&rsquo;abord une sortie fix&eacute;e au 19 ao&ucirc;t. Les donn&eacute;es de publication indiquent finalement une arriv&eacute;e plus pr&eacute;coce, r&eacute;partie entre le 8 et le 12 ao&ucirc;t selon les march&eacute;s et les distributeurs.</p>
<p>Cette chronologie invite &agrave; parler d&rsquo;une sortie d&rsquo;ao&ucirc;t 2014 plut&ocirc;t que d&rsquo;une date mondiale unique. Le 8 ao&ucirc;t reste n&eacute;anmoins la premi&egrave;re date commerciale document&eacute;e et marque, en 2026, les douze ans de l&rsquo;album. Au Royaume-Uni et aux &Eacute;tats-Unis, cet anniversaire intervient respectivement quelques jours avant les dates locales de publication.</p>
<h2>Un accueil initial contrast&eacute;</h2>
<p>&Agrave; sa sortie, <em>Get Hurt</em> re&ccedil;oit un accueil d&eacute;crit comme contrast&eacute; par les sources contemporaines. Plusieurs critiques rel&egrave;vent le changement de tonalit&eacute;, tandis que certaines r&eacute;actions se montrent plus r&eacute;serv&eacute;es. Faute d&rsquo;un ensemble homog&egrave;ne de donn&eacute;es officielles, les classements et les ventes ne permettent pas ici de prolonger solidement ce bilan.</p>
<p>Cette r&eacute;ception rejoint n&eacute;anmoins l&rsquo;histoire de la fabrication du disque&nbsp;: The Gaslight Anthem avait pr&eacute;venu que le projet s&rsquo;&eacute;loignerait de ce qu&rsquo;il avait r&eacute;alis&eacute; auparavant. Le contraste des r&eacute;actions accompagne donc un virage revendiqu&eacute; avant la publication, et non une transformation d&eacute;couverte seulement par le public.</p>
<h2>Douze ans apr&egrave;s, le r&eacute;cit d&rsquo;une transformation</h2>
<p><em>Get Hurt</em> appara&icirc;t aujourd&rsquo;hui comme le r&eacute;sultat de plusieurs mouvements simultan&eacute;s&nbsp;: une rupture dans la vie de Brian Fallon, une p&eacute;riode de doute, une collaboration avec Mike Crossey et la volont&eacute; publiquement affirm&eacute;e de ne pas reproduire les choix ant&eacute;rieurs du groupe. La chanson-titre a donn&eacute; &agrave; ces &eacute;l&eacute;ments un centre commun, ensuite prolong&eacute; par le nom et le visuel de l&rsquo;album.</p>
<p>Douze ans apr&egrave;s sa premi&egrave;re publication document&eacute;e, l&rsquo;histoire de <em>Get Hurt</em> ne tient donc pas seulement &agrave; une date variable selon les territoires. Elle raconte comment The Gaslight Anthem a inscrit une p&eacute;riode personnelle difficile dans un disque pens&eacute; comme un changement de cap, puis l&rsquo;a pr&eacute;sent&eacute; comme tel avant m&ecirc;me que les premi&egrave;res r&eacute;actions ne viennent confirmer le caract&egrave;re sensible de ce d&eacute;placement.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>The Edge fête ses 65 ans : comment il a construit le son de U2</title>
      <description><![CDATA[N&eacute; le 8 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Barking, dans l&rsquo;est de Londres, David Howell Evans f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Devenu The Edge au sein de U2, le guitariste, clavi&eacute;riste et auteur-compositeur a &eacute;labor&eacute...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/the-edge-fete-ses-65-ans-comment-il-a-construit-le-son-de-u2-274</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>N&eacute; le 8 ao&ucirc;t 1961 &agrave; Barking, dans l&rsquo;est de Londres, David Howell Evans f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 65 ans. Devenu The Edge au sein de U2, le guitariste, clavi&eacute;riste et auteur-compositeur a &eacute;labor&eacute; son langage en privil&eacute;giant les motifs, les effets et les couches sonores. Une m&eacute;thode artisanale qui relie ses premi&egrave;res exp&eacute;riences d&rsquo;adolescent aux longues sessions de <em>The Joshua Tree</em>.</p>
<p>&Agrave; 65 ans, The Edge reste associ&eacute; &agrave; une mani&egrave;re bien particuli&egrave;re d&rsquo;occuper l&rsquo;espace : moins par l&rsquo;accumulation de solos que par des figures r&eacute;p&eacute;t&eacute;es, transform&eacute;es par le delay, le chorus ou la r&eacute;verb&eacute;ration. Cette approche ne s&rsquo;est pas impos&eacute;e en une s&eacute;ance. Elle s&rsquo;est construite depuis l&rsquo;adolescence, &agrave; travers la pratique des instruments, le travail collectif de U2 et des collaborations d&eacute;cisives en studio.</p>
<p>Son parcours raconte ainsi celui d&rsquo;un musicien r&eacute;serv&eacute; devenu l&rsquo;un des principaux interlocuteurs techniques de son groupe. Derri&egrave;re les chansons de U2 se dessine une m&ecirc;me logique : fabriquer une base, chercher une texture, d&eacute;construire l&rsquo;arrangement si n&eacute;cessaire, puis recommencer jusqu&rsquo;&agrave; ce que chaque &eacute;l&eacute;ment trouve sa place.</p>
<h2>Avant The Edge, une guitare fabriqu&eacute;e &agrave; la main</h2>
<p>David Howell Evans est encore b&eacute;b&eacute; lorsque sa famille quitte l&rsquo;Angleterre pour s&rsquo;installer &agrave; Malahide, au nord de Dublin. Il y commence par apprendre le piano, avant de recevoir de sa m&egrave;re une premi&egrave;re guitare vers l&rsquo;&acirc;ge de neuf ans. Les cours de guitare viennent alors compl&eacute;ter sa formation musicale.</p>
<p>Adolescent studieux et plut&ocirc;t r&eacute;serv&eacute;, Evans ne se contente pas de jouer de l&rsquo;instrument : il en fabrique lui-m&ecirc;me un avec des moyens limit&eacute;s. L&rsquo;&eacute;pisode &eacute;claire son rapport concret &agrave; la musique. Bien avant les studios professionnels et les p&eacute;dales d&rsquo;effets, la guitare est d&eacute;j&agrave; pour lui un objet &agrave; comprendre, &agrave; manipuler et &agrave; transformer.</p>
<p>Son nom de sc&egrave;ne appara&icirc;t &eacute;galement pendant ces ann&eacute;es. Dans son cercle d&rsquo;amis, le surnom The Edge renvoie, selon des r&eacute;cits qui varient l&eacute;g&egrave;rement, &agrave; son c&ocirc;t&eacute; anguleux et observateur. Le jeune musicien, n&eacute; en Angleterre de parents gallois au milieu de camarades majoritairement irlandais, conserve une position l&eacute;g&egrave;rement d&eacute;cal&eacute;e. Ce surnom d&rsquo;adolescent finira par remplacer durablement son nom dans l&rsquo;histoire de U2.</p>
<h2>Une petite annonce rassemble les futurs membres de U2</h2>
<p>En 1976, &agrave; la Mount Temple Comprehensive School de Dublin, Larry Mullen Jr. place une annonce sur un tableau d&rsquo;affichage afin de r&eacute;unir des musiciens. David Evans y r&eacute;pond avec son fr&egrave;re a&icirc;n&eacute; Dik. Parmi les adolescents qui participent aux premi&egrave;res r&eacute;p&eacute;titions figurent &eacute;galement Paul Hewson, futur Bono, et Adam Clayton.</p>
<p>La formation porte d&rsquo;abord le nom de Feedback, puis celui de The Hype. Elle se stabilise finalement autour de Bono, The Edge, Adam Clayton et Larry Mullen, sans Dik Evans, avant d&rsquo;adopter le nom U2. En 1978, le groupe remporte un concours de talents organis&eacute; par la cha&icirc;ne irlandaise RT&Eacute;. Le prix lui permet d&rsquo;enregistrer une premi&egrave;re session en studio et contribue &agrave; attirer l&rsquo;attention de Paul McGuinness, qui devient son manager.</p>
<p>Au moment o&ugrave; U2 pr&eacute;pare son premier album, <em>Boy</em>, la trajectoire aurait pourtant pu s&rsquo;interrompre pour The Edge. Entre 1979 et 1980, une crise de foi le conduit &agrave; envisager de quitter le groupe afin d&rsquo;accorder davantage de place &agrave; sa vie spirituelle. Il choisit finalement de rester, dans un contexte religieux qu&rsquo;il partage notamment avec Bono et Larry Mullen.</p>
<h2>The Edge refuse le mod&egrave;le du guitariste virtuose</h2>
<p>Sur <em>Boy</em>, <em>October</em> et <em>War</em>, The Edge affirme progressivement une autre conception de la guitare rock. Au lieu de placer la virtuosit&eacute; et le solo au centre, il travaille &agrave; partir de motifs simples et r&eacute;p&eacute;t&eacute;s. Le delay, le chorus et la r&eacute;verb&eacute;ration prolongent les notes, tandis que les enregistrements en couches successives donnent davantage de profondeur aux arrangements.</p>
<p>Cette construction prend notamment forme au studio Windmill Lane de Dublin. Alors qu&rsquo;il demeure l&rsquo;un des membres les plus discrets sur sc&egrave;ne, The Edge se montre particuli&egrave;rement pr&eacute;cis lorsqu&rsquo;il faut discuter des microphones, des amplificateurs ou des effets avec les ing&eacute;nieurs du son. La r&eacute;serve du musicien contraste d&eacute;j&agrave; avec son implication dans les choix qui d&eacute;finissent l&rsquo;identit&eacute; sonore de U2.</p>
<p>Le r&ocirc;le de la guitare s&rsquo;en trouve d&eacute;plac&eacute;. Elle ne sert plus seulement &agrave; accompagner une m&eacute;lodie ou &agrave; pr&eacute;parer un solo : elle peut installer un rythme, produire une texture ou sugg&eacute;rer un espace autour de la voix. Ce principe devient une base de travail durable pour le groupe.</p>
<h2>Brian Eno et Daniel Lanois ouvrent le studio</h2>
<p>&Agrave; partir de <em>The Unforgettable Fire</em>, U2 travaille avec Brian Eno et Daniel Lanois. The Edge devient leur interlocuteur privil&eacute;gi&eacute; pour les questions sonores. Les guitares peuvent d&eacute;sormais &ecirc;tre trait&eacute;es comme des nappes de claviers, tandis que les structures s&rsquo;&eacute;loignent des formes les plus conventionnelles.</p>
<p>&laquo; Pride (In The Name of Love) &raquo; illustre cette mani&egrave;re de construire une chanson &agrave; partir d&rsquo;un socle instrumental relativement simple. Le morceau na&icirc;t d&rsquo;un motif de guitare rythmiquement marqu&eacute;, d&eacute;velopp&eacute; en r&eacute;p&eacute;tition et en studio. Bono pose ses paroles, inspir&eacute;es par Martin Luther King, sur cette base &eacute;labor&eacute;e avec Eno et Lanois.</p>
<p>Le travail ne part pas toujours d&rsquo;une chanson totalement achev&eacute;e. Bono expliquera que &laquo; celle-ci et beaucoup des premi&egrave;res chansons ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites tr&egrave;s rapidement &ndash; en quelques minutes seulement &raquo;. Les paroles peuvent donc venir se greffer sur les patterns install&eacute;s par The Edge et les autres musiciens, dans un processus o&ugrave; l&rsquo;arrangement et l&rsquo;&eacute;criture avancent ensemble.</p>
<h2>&laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, la chanson qu&rsquo;Eno voulait effacer</h2>
<p>Pour &laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, The Edge arrive avec une cassette de d&eacute;monstration particuli&egrave;rement structur&eacute;e. La progression harmonique, l&rsquo;arp&egrave;ge de guitare en delay et les changements de tempo sont d&eacute;j&agrave; en place. Le groupe doit encore reproduire cette construction en studio, puis lui donner une forme d&eacute;finitive.</p>
<p>Le chantier s&rsquo;&eacute;tend sur plusieurs semaines. U2, Brian Eno et Daniel Lanois multiplient les couches de guitares, de claviers et de batterie, mais les retouches deviennent si laborieuses qu&rsquo;Eno propose un jour d&rsquo;effacer l&rsquo;enregistrement multipiste. Son objectif est de contraindre le groupe &agrave; repartir de z&eacute;ro et d&rsquo;emp&ecirc;cher la chanson d&rsquo;accaparer davantage la r&eacute;alisation de <em>The Joshua Tree</em>.</p>
<p>U2 refuse cette solution et poursuit le travail. The Edge r&eacute;sumera ainsi la m&eacute;thode employ&eacute;e : &laquo; Nous avons commenc&eacute; &agrave; partir de la base rythmique &ndash; la guitare, puis la batterie, puis Adam en dernier. &raquo; La chanson r&eacute;v&egrave;le le paradoxe de son approche : une d&eacute;mo tr&egrave;s pr&eacute;par&eacute;e peut encore exiger une reconstruction collective, couche apr&egrave;s couche.</p>
<h2>Des arrangements sans solo traditionnel</h2>
<p>&laquo; With or Without You &raquo; repose &eacute;galement sur la r&eacute;p&eacute;tition. Sur une progression d&rsquo;accords continue, The Edge superpose des guitares trait&eacute;es au delay et diff&eacute;rentes textures plut&ocirc;t que de recourir &agrave; un solo traditionnel. Le groupe teste plusieurs configurations avant d&rsquo;&eacute;tablir un arrangement dans lequel la guitare passe d&rsquo;un accompagnement discret &agrave; des lignes plus pr&eacute;sentes au fil du morceau.</p>
<p>Sur &laquo; I Still Haven&rsquo;t Found What I&rsquo;m Looking For &raquo;, le musicien choisit au contraire une intervention plus d&eacute;pouill&eacute;e. Guitare et clavier soutiennent la structure gospel-rock, tandis que le placement rythmique et la r&eacute;verb&eacute;ration prennent davantage d&rsquo;importance que la densit&eacute; de l&rsquo;arrangement. Deux chansons du m&ecirc;me album montrent ainsi que sa m&eacute;thode ne repose pas sur un effet unique, mais sur l&rsquo;adaptation de l&rsquo;instrument &agrave; l&rsquo;espace recherch&eacute;.</p>
<p>En parall&egrave;le, The Edge compose en 1986 et 1987 la musique du film <em>Captive</em>. Cette exp&eacute;rience hors de U2 lui permet de d&eacute;velopper une &eacute;criture davantage instrumentale et atmosph&eacute;rique. Les recherches men&eacute;es dans ce cadre nourriront ensuite les explorations du groupe au cours de la d&eacute;cennie suivante.</p>
<h2>D&eacute;construire le son qu&rsquo;il avait contribu&eacute; &agrave; cr&eacute;er</h2>
<p>Apr&egrave;s le succ&egrave;s de <em>The Joshua Tree</em> et la tourn&eacute;e qui l&rsquo;accompagne, The Edge devient l&rsquo;un des moteurs de la remise en question artistique de U2. Lass&eacute; de l&rsquo;image de rock h&eacute;ro&iuml;que d&eacute;sormais associ&eacute;e au groupe, il pousse les sessions vers les bo&icirc;tes &agrave; rythmes, les boucles et les guitares fortement trait&eacute;es.</p>
<p>Ce d&eacute;placement aboutit &agrave; <em>Achtung Baby</em>, fa&ccedil;onn&eacute; notamment pendant les sessions berlinoises. Le geste est r&eacute;v&eacute;lateur : le guitariste accepte de d&eacute;construire une signature qu&rsquo;il a lui-m&ecirc;me contribu&eacute; &agrave; installer. Les textures industrielles et &eacute;lectroniques ne remplacent pas sa m&eacute;thode initiale ; elles prolongent son go&ucirc;t pour la transformation du son et le travail par strates.</p>
<p>De la guitare construite pendant l&rsquo;adolescence &agrave; la d&eacute;mo minutieuse de &laquo; Where the Streets Have No Name &raquo;, le m&ecirc;me rapport artisanal traverse ainsi le parcours de David Howell Evans. L&rsquo;instrument n&rsquo;est jamais seulement jou&eacute; : il est examin&eacute;, trait&eacute; et replac&eacute; dans une architecture collective.</p>
<p>Son histoire au sein de U2 permet surtout de comprendre comment un musicien en retrait a pu peser sur les d&eacute;cisions les plus structurantes du groupe. &Agrave; 65 ans, The Edge se raconte moins par une succession de solos que par les espaces qu&rsquo;il a appris &agrave; construire autour des chansons.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>No Rain, No Flowers a un an : comment The Black Keys ont transformé une tournée annulée en album</title>
      <description><![CDATA[Il y a un an, le 8 ao&ucirc;t 2025, The Black Keys publiaient No Rain, No Flowers. Ce treizi&egrave;me album studio de Dan Auerbach et Patrick Carney est n&eacute; dans le prolongement direct d&rsquo;une ann&eacute;e mouvement&eacute;e, m...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/no-rain-no-flowers-a-un-an-comment-the-black-keys-ont-transforme-une-tournee-annulee-en-album-271</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p>Il y a un an, le 8 ao&ucirc;t 2025, The Black Keys publiaient <em>No Rain, No Flowers</em>. Ce treizi&egrave;me album studio de Dan Auerbach et Patrick Carney est n&eacute; dans le prolongement direct d&rsquo;une ann&eacute;e mouvement&eacute;e, marqu&eacute;e par l&rsquo;annulation de la tourn&eacute;e pr&eacute;vue apr&egrave;s <em>Ohio Players</em>. Au lieu de laisser cette interruption refermer le cycle, le duo a r&eacute;investi le temps lib&eacute;r&eacute; dans de nouvelles sessions.</p>
<p>Le projet prend ainsi les allures d&rsquo;un album de rebond. Son titre, trouv&eacute; au cours d&rsquo;une premi&egrave;re s&eacute;ance avec Rick Nowels, finit par r&eacute;sumer la mani&egrave;re dont les deux musiciens ont r&eacute;pondu &agrave; la situation : reprendre le travail, s&rsquo;entourer de quelques coauteurs et tirer de nouveaux morceaux d&rsquo;un calendrier brutalement boulevers&eacute;.</p>
<h2>Une tourn&eacute;e annul&eacute;e, du temps soudainement disponible</h2>
<p>En 2024, l&rsquo;annulation de la tourn&eacute;e qui devait accompagner <em>Ohio Players</em> perturbe fortement les plans de The Black Keys. Patrick Carney expliquera plus tard que cet &eacute;pisode les avait &laquo; totalement d&eacute;rang&eacute;s &raquo;. Le groupe aurait pu consid&eacute;rer cette pause forc&eacute;e comme un temps d&rsquo;arr&ecirc;t. Dan Auerbach et lui choisissent au contraire de retourner travailler.</p>
<p>&laquo; Nous sommes retourn&eacute;s dans le studio de Dan pour enregistrer un tas de musique &raquo;, r&eacute;sume Carney dans une interview accord&eacute;e &agrave; Apple Music. Le temps initialement r&eacute;serv&eacute; aux concerts est donc consacr&eacute; &agrave; des sessions &agrave; Easy Eye Sound, le studio d&rsquo;Auerbach &agrave; Nashville, o&ugrave; le duo peut &eacute;galement prendre en charge la production.</p>
<p>La chronologie pr&eacute;cise de l&rsquo;ensemble des enregistrements reste toutefois &agrave; manier avec prudence. Certaines notices font remonter une partie des sessions &agrave; 2021, tandis que les interviews insistent sur le travail relanc&eacute; apr&egrave;s les difficult&eacute;s de 2024. <em>No Rain, No Flowers</em> appara&icirc;t donc comme le r&eacute;sultat de plusieurs &eacute;tapes plut&ocirc;t que comme un disque enti&egrave;rement enregistr&eacute; dans un seul &eacute;lan apr&egrave;s l&rsquo;annulation.</p>
<h2>Easy Eye Sound devient le point de repli</h2>
<p>Le retour &agrave; Easy Eye Sound place The Black Keys dans un environnement familier. Apr&egrave;s plus de vingt ans d&rsquo;activit&eacute; commune, Auerbach et Carney y conservent leur autonomie de production, tout en ouvrant les s&eacute;ances &agrave; un cercle de collaborateurs ext&eacute;rieurs. Les cr&eacute;dits r&eacute;unissent notamment Daniel Tashian, Scott Storch, Tommy Brenneck, Pat McLaughlin et Leon Michels.</p>
<p>Cette m&eacute;thode ne dilue pas le noyau du groupe : toutes les chansons restent &eacute;crites par Auerbach et Carney, accompagn&eacute;s selon les titres par un ou plusieurs coauteurs. Elle permet plut&ocirc;t de construire l&rsquo;album par rencontres successives. Daniel Tashian participe notamment &agrave; &laquo; The Night Before &raquo; et &laquo; Man on a Mission &raquo;, tandis que Tommy Brenneck, Pat McLaughlin et Leon Michels rejoignent le duo autour de &laquo; Down to Nothing &raquo;.</p>
<p>Parmi ces invit&eacute;s, Rick Nowels occupe une place particuli&egrave;re. <em>No Rain, No Flowers</em> constitue sa premi&egrave;re collaboration sur un album des Black Keys. Son apport concerne plusieurs morceaux, dont &laquo; Kiss It &raquo;, &laquo; On Repeat &raquo; et surtout la chanson qui donnera son nom au disque.</p>
<h2>Une phrase propos&eacute;e &agrave; Rick Nowels donne son titre &agrave; l&rsquo;album</h2>
<p>La rencontre entre Auerbach et Nowels ne vient pas de nulle part. Avant ces s&eacute;ances, Auerbach avait travaill&eacute; avec Lana Del Rey sur <em>Ultraviolence</em>, album dont une partie des chansons avait &eacute;t&eacute; &eacute;crite avec Nowels. Lorsque le nom du songwriter et producteur est &eacute;voqu&eacute; pour le nouveau projet des Black Keys, une session est organis&eacute;e &agrave; Easy Eye Sound.</p>
<p>D&egrave;s leur premier jour de travail, Auerbach arrive avec une formule : &laquo; no rain, no flowers &raquo;. &laquo; J&rsquo;avais cette id&eacute;e, &ldquo;no rain, no flowers&rdquo;. Il a r&eacute;pondu : j&rsquo;adore &raquo;, raconte-t-il. Nowels lui demande alors de chanter librement la phrase, cherche la tonalit&eacute; au clavier, puis participe &agrave; la structuration de la chanson &agrave; partir de ce concept.</p>
<p>Ce point de d&eacute;part finit par d&eacute;passer le seul morceau. La formule associe l&rsquo;&eacute;preuve &agrave; ce qu&rsquo;elle peut produire, un rapprochement difficile &agrave; ignorer apr&egrave;s la tourn&eacute;e annul&eacute;e et le retour imm&eacute;diat en studio. Une ligne de la chanson pousse encore cette id&eacute;e : &laquo; Pas de pluie, pas de fleurs, plus de douleur, plus de force. &raquo; L&rsquo;imagerie officielle prolonge le motif avec un visualizer pr&eacute;sent&eacute; autour d&rsquo;un dessin de tatouage li&eacute; au titre.</p>
<h2>&laquo; The Night Before &raquo; ouvre le nouveau chapitre</h2>
<p>Avant m&ecirc;me l&rsquo;annonce officielle de l&rsquo;album, The Black Keys commencent &agrave; d&eacute;voiler leur nouveau mat&eacute;riel. &laquo; The Night Before &raquo;, co&eacute;crite avec Daniel Tashian, para&icirc;t le 7 f&eacute;vrier 2025 et devient le premier single du projet. Le morceau sert ainsi de premi&egrave;re porte d&rsquo;entr&eacute;e dans cette p&eacute;riode de reprise, plusieurs mois avant la publication du disque.</p>
<p>&laquo; Babygirl &raquo; suit au printemps, puis d&rsquo;autres extraits, parmi lesquels &laquo; Man on a Mission &raquo;. Cette derni&egrave;re chanson r&eacute;unit &eacute;galement Auerbach, Carney et Tashian &agrave; l&rsquo;&eacute;criture. Le d&eacute;ploiement progressif permet au groupe de pr&eacute;senter plusieurs facettes du r&eacute;seau de coauteurs mobilis&eacute; &agrave; Nashville avant de r&eacute;v&eacute;ler le titre g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;album.</p>
<p>Le 16 mai 2025, la chanson &laquo; No Rain, No Flowers &raquo; para&icirc;t &agrave; son tour. Le m&ecirc;me jour, le duo annonce officiellement que son treizi&egrave;me album portera ce titre et sortira le 8 ao&ucirc;t. Le morceau con&ccedil;u avec Rick Nowels devient ainsi le centre du lancement public, mais aussi la formule sous laquelle sont rassembl&eacute;es des chansons issues de diff&eacute;rentes s&eacute;ances.</p>
<h2>Un album publi&eacute; un an apr&egrave;s les turbulences</h2>
<p><em>No Rain, No Flowers</em> para&icirc;t comme pr&eacute;vu le 8 ao&ucirc;t 2025 chez Easy Eye Sound et Warner Records, sur les plateformes ainsi qu&rsquo;en CD et en vinyle. Plusieurs variantes color&eacute;es du disque sont commercialis&eacute;es. Aux &Eacute;tats-Unis, l&rsquo;album atteint la 52e place du Billboard 200, seul rep&egrave;re chiffr&eacute; d&eacute;taill&eacute; par les sources disponibles.</p>
<p>Dans leur pr&eacute;sentation du disque, plusieurs m&eacute;dias, dont l&rsquo;Associated Press, NPR et Apple Music, retiennent surtout la fa&ccedil;on dont The Black Keys donne une tournure positive &agrave; une ann&eacute;e turbulente. Ils rel&egrave;vent &eacute;galement la pr&eacute;sence, dans l&rsquo;album, d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments blues, garage, psych&eacute;d&eacute;liques et roots associ&eacute;s au groupe.</p>
<p>La sortie s&rsquo;accompagne du <em>No Rain, No Flowers Tour</em>, annonc&eacute; pour l&rsquo;&eacute;t&eacute; et l&rsquo;automne 2025. Apr&egrave;s l&rsquo;annulation de la tourn&eacute;e pr&eacute;c&eacute;dente, ce retour sur sc&egrave;ne donne une cons&eacute;quence concr&egrave;te au travail effectu&eacute; pendant la pause forc&eacute;e : le nouvel album devient le point de d&eacute;part d&rsquo;un autre cycle de concerts.</p>
<h2><em>No Rain, No Flowers</em>, le r&eacute;cit d&rsquo;une reprise imm&eacute;diate</h2>
<p>Un an apr&egrave;s sa publication, l&rsquo;histoire de <em>No Rain, No Flowers</em> tient moins &agrave; une session unique qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;assemblage de plusieurs circonstances. Des enregistrements amorc&eacute;s plus t&ocirc;t, un calendrier de tourn&eacute;e boulevers&eacute;, le retour &agrave; Easy Eye Sound et l&rsquo;arriv&eacute;e de coauteurs comme Daniel Tashian ou Rick Nowels ont converg&eacute; vers le m&ecirc;me disque.</p>
<p>La naissance de la chanson-titre en fournit l&rsquo;image la plus nette. Une phrase apport&eacute;e par Dan Auerbach lors d&rsquo;une premi&egrave;re s&eacute;ance avec Nowels est devenue une chanson, puis le nom de l&rsquo;album et la cl&eacute; de lecture publique de cette p&eacute;riode. Pour The Black Keys, les difficult&eacute;s de 2024 n&rsquo;ont pas seulement pr&eacute;c&eacute;d&eacute; <em>No Rain, No Flowers</em> : elles ont cr&eacute;&eacute; l&rsquo;espace dans lequel le projet a pu prendre forme.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Shawn Mendes souffle ses 28 bougies : de six secondes sur Vine à « In My Blood »</title>
      <description><![CDATA[Six secondes ont suffi &agrave; ouvrir la premi&egrave;re porte. Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2013, Shawn Mendes enregistre dans sa chambre un extrait acoustique de &laquo; As Long As You Love Me &raquo...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/shawn-mendes-souffle-ses-28-bougies-de-six-secondes-sur-vine-a-in-my-blood-273</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Six secondes ont suffi &agrave; ouvrir la premi&egrave;re porte. Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2013, Shawn Mendes enregistre dans sa chambre un extrait acoustique de &laquo; As Long As You Love Me &raquo; de Justin Bieber, demande &agrave; sa s&oelig;ur de le filmer et publie la vid&eacute;o sur Vine. Le lendemain, le lyc&eacute;en canadien d&eacute;couvre environ 10 000 mentions &laquo; j&rsquo;aime &raquo;. Quelques mois plus tard, son audience se compte en centaines de milliers d&rsquo;abonn&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette sc&egrave;ne fondatrice permet de mesurer le chemin parcouru, mais aussi de comprendre la continuit&eacute; de son travail. Internet lui a servi successivement de professeur de guitare, de sc&egrave;ne miniature et de moyen d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;industrie musicale. Restait &agrave; transformer une notori&eacute;t&eacute; soudaine en chansons originales, puis &agrave; trouver comment parler de lui derri&egrave;re les formats de la pop.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">La chambre o&ugrave; tout a commenc&eacute;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 13 ou 14 ans, Shawn Mendes ne suit pas encore un parcours professionnel. &Agrave; Pickering, dans l&rsquo;Ontario, il apprend seul la guitare &agrave; l&rsquo;aide de tutoriels disponibles sur YouTube. Il passe de longues heures &agrave; reproduire des accords et des chansons chez lui, sans avoir encore envisag&eacute; d&rsquo;en faire une carri&egrave;re.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Vine lui offre bient&ocirc;t un format adapt&eacute; &agrave; cet apprentissage : de tr&egrave;s courtes reprises acoustiques de succ&egrave;s pop. Dans son souvenir, le premier tournage tient &agrave; une demande tr&egrave;s simple : &laquo; J&rsquo;&eacute;tais assis dans ma chambre, ma s&oelig;ur est entr&eacute;e et je lui ai dit : &ldquo;H&eacute;, tu peux filmer &ccedil;a ?&rdquo; &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La viralit&eacute; de la reprise de Justin Bieber change l&rsquo;&eacute;chelle du projet. Mendes continue &agrave; publier, rassemble rapidement une communaut&eacute; et devient l&rsquo;un des premiers chanteurs pop dont le passage vers une grande maison de disques repose sur une audience massive construite sur Vine. Cette visibilit&eacute; ne garantit pourtant ni un r&eacute;pertoire personnel ni une pr&eacute;sence sc&eacute;nique. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment sur ces deux terrains que son entourage va commencer &agrave; travailler.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Andrew Gertler fait le lien avec Island Records</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En novembre 2013, le manager Andrew Gertler rep&egrave;re Shawn Mendes gr&acirc;ce &agrave; ses vid&eacute;os. Avec Ziggy Chareton, charg&eacute; des artistes et du r&eacute;pertoire chez Island Records, il contacte sa famille et l&rsquo;invite &agrave; New York. Plusieurs r&eacute;unions, sessions et auditions pr&eacute;c&egrave;dent la signature officielle du chanteur chez Island en mai 2014.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le passage de la chambre d&rsquo;adolescent aux bureaux d&rsquo;un label ne se r&eacute;sume pas &agrave; l&rsquo;exploitation d&rsquo;un nombre d&rsquo;abonn&eacute;s. Avant m&ecirc;me la sortie de son premier EP, Mendes doit apprendre &agrave; construire une prestation destin&eacute;e &agrave; un public autrement plus large que celui d&rsquo;une application mobile.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Dans un studio de r&eacute;p&eacute;tition de Manhattan, il travaille ainsi avec Tom Jackson, coach de sc&egrave;ne ayant notamment accompagn&eacute; Taylor Swift durant son adolescence. Mendes r&eacute;p&egrave;te &laquo; The Weight &raquo; sous son regard et apprend &agrave; structurer ses performances. L&rsquo;&eacute;pisode r&eacute;v&egrave;le l&rsquo;envers de cette &eacute;mergence num&eacute;rique : pour convertir quelques secondes de vid&eacute;o en carri&egrave;re, il faut d&eacute;sormais tenir une chanson enti&egrave;re et occuper une sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Life of the Party &raquo;, la premi&egrave;re preuve</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sorti en juin 2014, &laquo; Life of the Party &raquo; devient le premier single de Shawn Mendes chez Island Records. Il n&rsquo;a que 15 ans lorsqu&rsquo;il enregistre cette ballade adress&eacute;e aux adolescents qui se sentent en d&eacute;calage social. Andrew Gertler la pr&eacute;sente aux &eacute;quipes du label comme la preuve que le jeune chanteur peut d&eacute;fendre des morceaux originaux, au-del&agrave; des reprises qui l&rsquo;ont fait conna&icirc;tre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson sert de passerelle entre sa communaut&eacute; en ligne et le public des radios. Elle entre dans le top 25 du Billboard Hot 100, faisant de Mendes l&rsquo;un des plus jeunes artistes &agrave; atteindre ce niveau du classement. Le ph&eacute;nom&egrave;ne Vine dispose d&eacute;sormais d&rsquo;un titre &agrave; son nom.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette &eacute;tape ne gomme pas ses d&eacute;buts : elle les prolonge. La voix et la guitare qui tenaient dans une vid&eacute;o de six secondes deviennent le point de d&eacute;part d&rsquo;un r&eacute;pertoire con&ccedil;u pour des formats plus longs et une diffusion plus large.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Stitches &raquo; aux notes vocales nocturnes</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2015, le premier album Handwritten, port&eacute; notamment par &laquo; Stitches &raquo;, installe Shawn Mendes dans la pop internationale. La chanson reprend plusieurs &eacute;l&eacute;ments associ&eacute;s &agrave; ses d&eacute;buts : une &eacute;criture centr&eacute;e sur la guitare, des paroles de rupture sentimentale adolescentes et une production qui donne davantage d&rsquo;ampleur au refrain. Elle contribue surtout &agrave; le faire passer de la curiosit&eacute; issue des r&eacute;seaux sociaux au statut d&rsquo;artiste r&eacute;guli&egrave;rement diffus&eacute; &agrave; la radio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Derri&egrave;re cette efficacit&eacute; se met en place une m&eacute;thode collaborative. Mendes part souvent d&rsquo;une m&eacute;lodie simple jou&eacute;e &agrave; la guitare ou au piano. Il enregistre aussi sur son t&eacute;l&eacute;phone des fragments de texte ou des id&eacute;es apparus tard dans la nuit, parfois vers deux heures du matin, avant de les reprendre en studio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Teddy Geiger et Scott Harris occupent une place importante dans ce processus. En sessions resserr&eacute;es, les coauteurs d&eacute;veloppent ces &eacute;bauches pour leur donner une structure et des refrains imm&eacute;diatement identifiables. &laquo; Treat You Better &raquo; s&rsquo;inscrit dans cette m&eacute;thode : une id&eacute;e m&eacute;lodique travaill&eacute;e collectivement, au service d&rsquo;un narrateur qui promet &agrave; une jeune femme une relation plus saine que celle qu&rsquo;elle conna&icirc;t.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette mani&egrave;re de composer cr&eacute;e un pont entre deux dimensions de son parcours. L&rsquo;impulsion reste intime et parfois domestique, comme au temps des premi&egrave;res vid&eacute;os, tandis que la mise en forme repose sur le travail r&eacute;gulier d&rsquo;une &eacute;quipe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; In My Blood &raquo;, le moment o&ugrave; l&rsquo;&eacute;criture change de sujet</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec &laquo; In My Blood &raquo;, Shawn Mendes ne raconte plus seulement les relations sentimentales. &Eacute;crite durant une p&eacute;riode o&ugrave; il lutte contre l&rsquo;anxi&eacute;t&eacute; et se sent submerg&eacute; par les attentes, la chanson expose les pens&eacute;es intrusives et l&rsquo;impression de ne pas parvenir &agrave; tenir. Son refrain oppose &agrave; ce d&eacute;couragement une formule de r&eacute;sistance : renoncer ne serait pas &laquo; dans son sang &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le titre marque une &eacute;volution parce que la vuln&eacute;rabilit&eacute; n&rsquo;est plus seulement &eacute;voqu&eacute;e en interview : elle devient la mati&egrave;re m&ecirc;me de la chanson. Mendes conserve sa m&eacute;thode habituelle, avec Teddy Geiger et Scott Harris, ainsi qu&rsquo;une structure pop destin&eacute;e &agrave; f&eacute;d&eacute;rer. Le sujet, lui, engage plus directement son exp&eacute;rience personnelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette tension entre exposition publique et pr&eacute;servation de soi prend une dimension concr&egrave;te en 2022. Au milieu de la tourn&eacute;e mondiale consacr&eacute;e &agrave; Wonder, le chanteur annonce d&rsquo;abord une pause de trois semaines, puis annule les dates restantes en Am&eacute;rique du Nord et en Europe. Il explique avoir repris la route trop vite apr&egrave;s la pand&eacute;mie et avoir d&eacute;pass&eacute; ses limites. La d&eacute;cision interrompt une entreprise majeure afin de donner la priorit&eacute; &agrave; sa sant&eacute; mentale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">D&rsquo;une plateforme &eacute;ph&eacute;m&egrave;re &agrave; une parole plus personnelle</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le parcours de Shawn Mendes ne se r&eacute;duit donc pas &agrave; une r&eacute;ussite n&eacute;e des r&eacute;seaux sociaux. Vine a provoqu&eacute; la rencontre avec Andrew Gertler et Island Records, mais les &eacute;tapes suivantes ont exig&eacute; un apprentissage de la sc&egrave;ne, l&rsquo;affirmation d&rsquo;un r&eacute;pertoire original et la constitution d&rsquo;un noyau stable de coauteurs.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Life of the Party &raquo;, &laquo; Stitches &raquo;, &laquo; Treat You Better &raquo; et &laquo; In My Blood &raquo; racontent cette transformation sans former une simple suite de succ&egrave;s. La premi&egrave;re chanson devait prouver qu&rsquo;il existait au-del&agrave; des reprises. Les suivantes ont consolid&eacute; une m&eacute;thode d&rsquo;&eacute;criture avant que &laquo; In My Blood &raquo; n&rsquo;ouvre un espace plus directement li&eacute; &agrave; ses difficult&eacute;s.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Shawn Mendes f&ecirc;te ses 28 ans ce 8 ao&ucirc;t. Treize ans apr&egrave;s la vid&eacute;o tourn&eacute;e avec sa s&oelig;ur, son histoire reste marqu&eacute;e par le m&ecirc;me mouvement : saisir une id&eacute;e dans un cadre intime, puis d&eacute;terminer jusqu&rsquo;o&ugrave; elle peut &ecirc;tre port&eacute;e en public &mdash; et &agrave; quel prix.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Scott Stapp a 53 ans : de la foi tourmentée aux hymnes de Creed</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 53 ans, Scott Stapp reste indissociable des textes qui ont port&eacute; Creed au sommet du rock am&eacute;ricain &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Derri&egrave;re les refrains f&eacute;d&eacu...]]></description>
      <pubDate>Fri, 07 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/scott-stapp-a-53-ans-de-la-foi-tourmentee-aux-hymnes-de-creed-272</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; 53 ans, Scott Stapp reste indissociable des textes qui ont port&eacute; Creed au sommet du rock am&eacute;ricain &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Derri&egrave;re les refrains f&eacute;d&eacute;rateurs du groupe, le chanteur a install&eacute; un vocabulaire personnel fait de foi, de culpabilit&eacute;, de responsabilit&eacute; et de r&eacute;demption.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce registre ne rel&egrave;ve pas d&rsquo;un simple choix esth&eacute;tique. Il prend racine dans une &eacute;ducation religieuse stricte, se pr&eacute;cise au contact de Mark Tremonti et accompagne aussi bien l&rsquo;ascension de Creed que les p&eacute;riodes de rupture du chanteur. Chez Stapp, la chanson sert souvent &agrave; exposer un conflit int&eacute;rieur sans n&eacute;cessairement le r&eacute;soudre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une &eacute;ducation religieuse transform&eacute;e en mati&egrave;re &agrave; chansons</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Scott Stapp grandit aupr&egrave;s d&rsquo;un beau-p&egrave;re pasteur pentec&ocirc;tiste. Cet environnement lui inspire autant de fascination que de r&eacute;volte et fournit progressivement la mati&egrave;re de nombreux textes de Creed. La foi y appara&icirc;t moins comme une certitude paisible que comme un espace de questionnement, o&ugrave; se croisent la faute, le doute et le d&eacute;sir de r&eacute;paration.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette tension accompagne une d&eacute;cision d&eacute;terminante. &Eacute;tudiant en droit &agrave; la Florida State University, Stapp abandonne l&rsquo;universit&eacute; afin de se consacrer &agrave; la musique. Le choix provoque une rupture avec sa famille, oppos&eacute;e au rock, mais ouvre la voie &agrave; un projet construit avec un ancien camarade de lyc&eacute;e retrouv&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute; : Mark Tremonti.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Leur compl&eacute;mentarit&eacute; se met rapidement en place. Tremonti compose la musique tandis que Stapp se concentre sur les paroles. Cette r&eacute;partition donne &agrave; Creed son &eacute;quilibre entre riffs de guitare et textes introspectifs, sans imposer pour autant les convictions du chanteur aux autres membres, qui ne partagent pas n&eacute;cessairement sa foi chr&eacute;tienne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Naked Toddler &raquo; &agrave; Creed, un nom qui finit par faire sens</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avant Creed, le groupe porte bri&egrave;vement un nom nettement moins solennel : &laquo; Naked Toddler &raquo;. Scott Stapp a rep&eacute;r&eacute; cette expression dans un journal local, mais les r&eacute;actions mitig&eacute;es de l&rsquo;entourage et des musiciens conduisent rapidement &agrave; l&rsquo;abandonner.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le bassiste Brian Marshall propose alors Creed, d&eacute;riv&eacute; du nom de son ancienne formation, Mattox Creed. Le terme entre en r&eacute;sonance avec les pr&eacute;occupations de Stapp, m&ecirc;me s&rsquo;il ne r&eacute;sulte pas directement de ses textes. Le chanteur r&eacute;sumera plus tard ce lien en une formule : &laquo; Mes paroles, associ&eacute;es &agrave; ma musique, sont devenues mon credo. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec Mark Tremonti, Brian Marshall et Scott Phillips, Stapp participe ainsi &agrave; la naissance d&rsquo;un groupe dont le nom semble annoncer le contenu des chansons. My Own Prison en 1997, Human Clay en 1999 et Weathered en 2001 se vendent &agrave; des dizaines de millions d&rsquo;exemplaires. Creed passe de d&eacute;buts modestes aux premi&egrave;res places des classements rock, tandis que les interrogations de son parolier trouvent une audience consid&eacute;rable.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Higher &raquo; et &laquo; With Arms Wide Open &raquo;, deux visages de la qu&ecirc;te de Scott Stapp</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Higher &raquo; concentre une part importante du langage de Scott Stapp. Dans ses interviews, il pr&eacute;sente la chanson comme une m&eacute;taphore de la qu&ecirc;te spirituelle et du combat contre ses propres d&eacute;mons. L&rsquo;endroit &laquo; plus haut &raquo; &eacute;voqu&eacute; dans le texte repr&eacute;sente un &eacute;tat de paix int&eacute;rieure, imagin&eacute; durant une p&eacute;riode o&ugrave; le chanteur se sent prisonnier de ses ambitions et de ses contradictions religieuses.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; With Arms Wide Open &raquo; part d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement plus concret : l&rsquo;annonce de sa future paternit&eacute;. Stapp &eacute;crit le morceau comme une pri&egrave;re de remerciement et de protection adress&eacute;e &agrave; l&rsquo;enfant &agrave; venir. La chanson d&eacute;place ses interrogations vers la responsabilit&eacute; d&rsquo;un p&egrave;re, avec un texte plus direct que ceux des compositions les plus tourment&eacute;es de Creed.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ces deux titres montrent comment le m&ecirc;me bin&ocirc;me peut changer de perspective sans modifier sa m&eacute;thode. Tremonti fournit l&rsquo;architecture musicale, Stapp y place un r&eacute;cit intime susceptible de d&eacute;passer sa seule exp&eacute;rience. Chez le parolier, cette &eacute;criture peut aussi surgir tr&egrave;s vite : il raconte que certaines chansons ont &eacute;t&eacute; &eacute;crites &laquo; de bout en bout en cinq minutes &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; My Sacrifice &raquo;, quand le succ&egrave;s devient lui-m&ecirc;me un sujet</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La r&eacute;ussite commerciale de Creed ne fait pas dispara&icirc;tre les tensions exprim&eacute;es dans les premi&egrave;res chansons. Elle leur donne une autre forme. Dans &laquo; My Sacrifice &raquo;, Stapp r&eacute;fl&eacute;chit aux renoncements impos&eacute;s par la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; et par sa relation &agrave; la foi. Il d&eacute;crit le sentiment d&rsquo;avoir abandonn&eacute; une partie de lui-m&ecirc;me pour soutenir le rythme du groupe, tout en cherchant &agrave; renouer avec une dimension spirituelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette fragilit&eacute; rejoint bient&ocirc;t le fonctionnement de Creed. Le groupe se met en pause en 2004, revient en 2009 avec Full Circle, puis conna&icirc;t une nouvelle s&eacute;paration en 2012. Ces mouvements se d&eacute;roulent alors que Stapp traverse d&rsquo;importantes difficult&eacute;s personnelles, marqu&eacute;es par les addictions et des troubles de sant&eacute; mentale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La progression fulgurante des ann&eacute;es Human Clay laisse ainsi place &agrave; une p&eacute;riode beaucoup plus instable. L&rsquo;&eacute;criture ne cesse pas pour autant. Elle quitte progressivement le cadre collectif pour devenir, dans les albums solo, un r&eacute;cit plus directement centr&eacute; sur le parcours du chanteur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Proof of Life &raquo;, le morceau d&rsquo;une reconstruction</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Scott Stapp entame sa carri&egrave;re solo avec The Great Divide en 2005. Proof of Life suit en 2013, avant The Space Between The Shadows en 2019 et Higher Power en 2024. Ces disques prolongent les th&egrave;mes spirituels de Creed, mais les rattachent plus explicitement &agrave; son histoire personnelle.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson &laquo; Proof of Life &raquo; occupe une place charni&egrave;re dans ce cheminement. Stapp y aborde ses addictions, son diagnostic de trouble bipolaire et sa d&eacute;cision de demander de l&rsquo;aide. Apr&egrave;s des arrestations, des tentatives de suicide et une vid&eacute;o inqui&eacute;tante publi&eacute;e en 2014, la prise en charge m&eacute;dicale devient un point de bascule qu&rsquo;il r&eacute;sume sobrement : &laquo; J&rsquo;ai touch&eacute; le fond et j&rsquo;ai d&ucirc; reconstruire ma vie depuis z&eacute;ro. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour The Space Between The Shadows, le chanteur travaille avec les producteurs Marti Frederiksen et Scott Stevens. L&rsquo;album inscrit son retour en studio dans un cadre renouvel&eacute; apr&egrave;s plusieurs ann&eacute;es difficiles. En 2024, Higher Power ajoute un nouveau chapitre &agrave; ce parcours artistique et personnel men&eacute; parall&egrave;lement &agrave; Creed.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; l&rsquo;approche de son anniversaire, le fil qui relie les diff&eacute;rentes p&eacute;riodes de Scott Stapp appara&icirc;t dans les chansons elles-m&ecirc;mes. L&rsquo;&eacute;tudiant qui abandonne le droit, le parolier de Creed et l&rsquo;artiste solo utilisent le m&ecirc;me espace d&rsquo;&eacute;criture pour confronter croyance, ambition, responsabilit&eacute; et chute.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; Higher &raquo; &agrave; &laquo; Proof of Life &raquo;, en passant par &laquo; With Arms Wide Open &raquo; et &laquo; My Sacrifice &raquo;, ces titres permettent de suivre moins une chronologie qu&rsquo;une succession de questions reformul&eacute;es au fil du temps. Autant de chansons &agrave; r&eacute;&eacute;couter sur RADIO COLLECTION pour mesurer comment Scott Stapp a fait de ses contradictions le moteur constant de ses textes.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pretenders II a 45 ans : l’album précipité avant l’éclatement des Pretenders</title>
      <description><![CDATA[Pour son 45e anniversaire, Pretenders II rappelle combien le deuxi&egrave;me album des Pretenders fut pris entre deux mouvements contraires. Lorsqu&rsquo;il para&icirc;t en ao&ucirc;t 1981, le groupe doit r...]]></description>
      <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/pretenders-ii-a-45-ans-l-album-precipite-avant-l-eclatement-des-pretenders-269</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour son 45e anniversaire, Pretenders II rappelle combien le deuxi&egrave;me album des Pretenders fut pris entre deux mouvements contraires. Lorsqu&rsquo;il para&icirc;t en ao&ucirc;t 1981, le groupe doit r&eacute;pondre aux attentes n&eacute;es de son premier disque, tout en proposant un projet dont plusieurs chansons circulent d&eacute;j&agrave;. Quelques mois plus tard, la disparition de deux de ses membres transforme cet album studio en dernier t&eacute;moignage de la formation originale.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un deuxi&egrave;me album plac&eacute; sous une attente imm&eacute;diate</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 1980, le premier album Pretenders a install&eacute; la formation parmi les r&eacute;ussites commerciales et critiques de la new wave britannique. Port&eacute; notamment par &laquo; Brass in Pocket &raquo;, le disque place Chrissie Hynde, James Honeyman-Scott, Pete Farndon et Martin Chambers face &agrave; une attente importante d&egrave;s la pr&eacute;paration de son successeur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pretenders II arrive dans cette continuit&eacute; directe. Chrissie Hynde assure le chant et la guitare, James Honeyman-Scott tient la guitare, Pete Farndon la basse et Martin Chambers la batterie. Le groupe ne cherche pas un nouveau producteur : Chris Thomas, d&eacute;j&agrave; impliqu&eacute; dans le premier album, retrouve les quatre musiciens.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette continuit&eacute; accompagne un calendrier resserr&eacute; entre les deux disques. Des r&eacute;trospectives publi&eacute;es ult&eacute;rieurement d&eacute;criront Pretenders II comme un album pr&eacute;cipit&eacute; ou trop proche de son pr&eacute;d&eacute;cesseur. Ce regard tient autant &agrave; la rapidit&eacute; de sa parution qu&rsquo;&agrave; la pr&eacute;sence de morceaux d&eacute;j&agrave; connus lorsque l&rsquo;album arrive dans les bacs.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De Londres &agrave; Paris avec Chris Thomas</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les s&eacute;ances se d&eacute;roulent entre 1980 et 1981, principalement aux Wessex Studios de Londres et aux studios Path&eacute; Marconi de Paris. Elles r&eacute;unissent des compositions nouvelles et des titres que le groupe a d&eacute;j&agrave; eu l&rsquo;occasion de roder sur sc&egrave;ne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les Wessex Studios ont alors d&eacute;j&agrave; accueilli plusieurs formations li&eacute;es au punk et &agrave; la new wave, dont les Sex Pistols. Chris Thomas conna&icirc;t lui-m&ecirc;me cet environnement pour avoir travaill&eacute; avec ce groupe, ainsi qu&rsquo;avec Roxy Music. Avec les Pretenders, il s&rsquo;appuie toutefois sur une relation d&eacute;j&agrave; install&eacute;e plut&ocirc;t que sur une rupture dans la m&eacute;thode de production.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce choix permet de conserver le m&ecirc;me cadre de travail que pour le premier album. Il souligne aussi le paradoxe de Pretenders II : le disque doit prolonger une formule qui vient de rencontrer son public, alors m&ecirc;me que sa fabrication et sa publication alimenteront l&rsquo;impression d&rsquo;une transition men&eacute;e dans l&rsquo;urgence.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Deux chansons d&eacute;j&agrave; connues avant la sortie</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Message of Love &raquo; occupe une place centrale dans cette histoire. &Eacute;crite par Chrissie Hynde et enregistr&eacute;e par la formation originale sous la direction de Chris Thomas, la chanson para&icirc;t d&rsquo;abord en single et sur l&rsquo;EP am&eacute;ricain Extended Play. Elle est donc d&eacute;j&agrave; famili&egrave;re d&rsquo;une partie du public avant son int&eacute;gration &agrave; Pretenders II.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le parcours de &laquo; Talk of the Town &raquo; est similaire. &Eacute;galement sign&eacute;e Chrissie Hynde et enregistr&eacute;e pendant les sessions de 1980 et 1981, elle figure elle aussi sur Extended Play avant de rejoindre le deuxi&egrave;me album. Les pr&eacute;sentations &eacute;ditoriales du disque mettront r&eacute;guli&egrave;rement ces deux chansons en avant parmi ses principaux titres.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette publication anticip&eacute;e donne &agrave; Pretenders II une configuration particuli&egrave;re. Deux morceaux appel&eacute;s &agrave; repr&eacute;senter l&rsquo;album ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; diffus&eacute;s aupr&egrave;s des auditeurs et des radios. Au lieu d&rsquo;&ecirc;tre d&eacute;couvert comme un ensemble enti&egrave;rement nouveau, le disque rassemble ainsi du mat&eacute;riel in&eacute;dit et des chansons d&eacute;j&agrave; identifi&eacute;es, nourrissant les commentaires sur son caract&egrave;re de prolongement du premier album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; I Go to Sleep &raquo;, le lien avec Ray Davies</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pretenders II ne repose pas uniquement sur les chansons d&eacute;j&agrave; publi&eacute;es. Avec &laquo; I Go to Sleep &raquo;, Chrissie Hynde choisit de reprendre un titre &eacute;crit par Ray Davies dans les ann&eacute;es 1960. La chanteuse est alors proche du leader des Kinks, ce qui donne &agrave; cette reprise un lien &agrave; la fois personnel et artistique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Produite par Chris Thomas, la version des Pretenders met la voix de Hynde au premier plan. Son arrangement, plus d&eacute;pouill&eacute; et m&eacute;lancolique que celui des titres rock pr&eacute;sents sur le disque, introduit un autre registre au sein de l&rsquo;album. Cette reprise &eacute;largit ainsi le r&eacute;cit de Pretenders II au-del&agrave; de la seule n&eacute;cessit&eacute; de fournir rapidement de nouvelles chansons.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les r&eacute;trospectives ont &eacute;galement retenu des titres comme &laquo; Day After Day &raquo;, &laquo; The Adultress &raquo; et &laquo; Birds of Paradise &raquo;. Sans effacer les r&eacute;serves li&eacute;es au calendrier de sortie et au r&eacute;emploi de chansons d&eacute;j&agrave; commercialis&eacute;es, ces morceaux sont cit&eacute;s comme des traces de la coh&eacute;sion encore pr&eacute;sente au sein du groupe pendant les s&eacute;ances.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un top 10 des deux c&ocirc;t&eacute;s de l&rsquo;Atlantique</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Malgr&eacute; les d&eacute;bats sur sa proximit&eacute; avec le premier disque, Pretenders II obtient des r&eacute;sultats significatifs. L&rsquo;album atteint la septi&egrave;me place du classement britannique et la dixi&egrave;me place du Billboard 200 aux &Eacute;tats-Unis.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Il re&ccedil;oit &eacute;galement une certification Silver de la BPI au Royaume-Uni. Aux &Eacute;tats-Unis, la RIAA lui attribue une certification Gold correspondant &agrave; plus d&rsquo;un demi-million d&rsquo;exemplaires vendus. Ces r&eacute;sultats confirment que les attentes entourant les Pretenders se traduisent encore dans les classements au moment de la sortie du deuxi&egrave;me album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La trajectoire du groupe change pourtant rapidement. James Honeyman-Scott meurt en juin 1982. Pete Farndon, renvoy&eacute; de la formation, dispara&icirc;t &agrave; son tour ult&eacute;rieurement dans des circonstances li&eacute;es &agrave; la drogue. Chrissie Hynde doit alors recomposer le groupe pour les projets suivants.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Le dernier album de la formation originale</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ces &eacute;v&eacute;nements font de Pretenders II le dernier album studio enregistr&eacute; par le quatuor form&eacute; de Chrissie Hynde, James Honeyman-Scott, Pete Farndon et Martin Chambers. Ce statut n&rsquo;&eacute;tait pas inscrit dans le projet au moment des s&eacute;ances de Londres et de Paris. Il s&rsquo;est impos&eacute; avec l&rsquo;&eacute;clatement de la formation au lendemain de sa publication.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Quarante-cinq ans apr&egrave;s sa sortie, l&rsquo;album reste ainsi associ&eacute; &agrave; une p&eacute;riode tr&egrave;s courte : celle o&ugrave; les Pretenders tentaient de prolonger l&rsquo;&eacute;lan de leurs d&eacute;buts avec des chansons nouvelles, des morceaux d&eacute;j&agrave; diffus&eacute;s et une &eacute;quipe de production inchang&eacute;e. Son &eacute;dition deluxe en trois CD, publi&eacute;e par Warner Music avec l&rsquo;album remasteris&eacute;, des faces B, des raret&eacute;s et des enregistrements en concert, permet aujourd&rsquo;hui de replacer ces sessions dans un ensemble plus large.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">R&eacute;&eacute;couter &laquo; Message of Love &raquo;, &laquo; Talk of the Town &raquo; et &laquo; I Go to Sleep &raquo; revient d&egrave;s lors &agrave; retrouver un groupe encore r&eacute;uni, juste avant une rupture humaine et musicale qui obligera Chrissie Hynde &agrave; reconstruire les Pretenders.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>World Clique de Deee-Lite fête ses 36 ans : des clubs new-yorkais à Bootsy Collins</title>
      <description><![CDATA[Le 7 ao&ucirc;t 1990, Deee-Lite publiait aux &Eacute;tats-Unis son premier album studio, World Clique. Trente-six ans plus tard, le disque raconte toujours une rencontre tr&egrave;s pr&eacute;cise : celle d...]]></description>
      <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 22:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/world-clique-de-deee-lite-fete-ses-36-ans-des-clubs-new-yorkais-a-bootsy-collins-268</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le 7 ao&ucirc;t 1990, Deee-Lite publiait aux &Eacute;tats-Unis son premier album studio, World Clique. Trente-six ans plus tard, le disque raconte toujours une rencontre tr&egrave;s pr&eacute;cise : celle de la sc&egrave;ne des clubs new-yorkais, des techniques de collage propres aux DJ et de musiciens venus du funk et du hip-hop.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au centre de cette histoire se trouve &laquo; Groove Is in the Heart &raquo;. Elektra Records en fait le principal levier du lancement, mais la chanson ne na&icirc;t pas d&rsquo;une simple strat&eacute;gie de maison de disques. Sa construction r&eacute;sume la m&eacute;thode de Deee-Lite, entre samples, programmations &eacute;lectroniques, prises instrumentales et invit&eacute;s contact&eacute;s parfois bien avant que le groupe ne d&eacute;croche son contrat.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Une identit&eacute; rod&eacute;e dans les clubs de New York</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avant World Clique, Lady Miss Kier, de son vrai nom Kierin Kirby, et DJ Dmitry, alias Dmitri Brill, d&eacute;veloppent leur projet sur la sc&egrave;ne underground new-yorkaise des ann&eacute;es 1980. Le duo joue r&eacute;guli&egrave;rement dans les clubs, o&ugrave; il affine &agrave; la fois son m&eacute;lange de house et de funk et une pr&eacute;sentation visuelle nourrie de culture psych&eacute;d&eacute;lique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette p&eacute;riode pr&eacute;c&egrave;de l&rsquo;arriv&eacute;e de l&rsquo;industrie musicale. Deee-Lite dispose donc d&eacute;j&agrave; d&rsquo;un terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentation : les morceaux et l&rsquo;image du groupe sont &eacute;prouv&eacute;s devant le public des clubs. La pochette de World Clique prolongera cette esth&eacute;tique avec ses couleurs, ses motifs inspir&eacute;s de la culture pop des ann&eacute;es 1960 et la silhouette stylis&eacute;e de Lady Miss Kier.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La formation prend sa forme d&eacute;finitive &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980 avec l&rsquo;arriv&eacute;e de Towa Tei. Install&eacute; &agrave; New York, ce DJ et producteur d&rsquo;origine cor&eacute;enne et japonaise apporte une sensibilit&eacute; &eacute;lectronique et cosmopolite aux compositions pr&eacute;par&eacute;es pour l&rsquo;album. Lady Miss Kier, DJ Dmitry et Towa Tei deviennent le noyau d&rsquo;&eacute;criture de World Clique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Une cassette envoy&eacute;e &agrave; Bootsy Collins avant le contrat</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;une des collaborations centrales du disque commence par un courrier. En 1988, alors que Deee-Lite n&rsquo;a pas encore sign&eacute; chez Elektra, Lady Miss Kier adresse une cassette d&eacute;mo et une lettre de fan &agrave; Bootsy Collins. Elle lui propose de participer aux futurs disques du groupe si celui-ci obtient un contrat.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le musicien lui r&eacute;pond favorablement. Une fois l&rsquo;accord avec Elektra conclu, Lady Miss Kier reprend contact avec lui, ouvrant la voie &agrave; sa pr&eacute;sence sur World Clique. La d&eacute;marche relie directement un groupe issu de la culture club contemporaine &agrave; un musicien associ&eacute; au funk, sans passer initialement par une mise en relation organis&eacute;e par le label.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Elektra con&ccedil;oit alors World Clique comme le premier album studio de Deee-Lite et mise sur le potentiel international de la formation. &laquo; Groove Is in the Heart &raquo; est rapidement identifi&eacute; comme le single appel&eacute; &agrave; pr&eacute;senter le trio au-del&agrave; des clubs o&ugrave; il s&rsquo;est form&eacute;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">World Clique, un album construit comme un collage</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les chansons sont majoritairement compos&eacute;es par Lady Miss Kier, DJ Dmitry et Towa Tei. Leur m&eacute;thode consiste &agrave; assembler lignes de basse funk, grooves house et samples psych&eacute;d&eacute;liques selon une logique issue de la culture DJ. &laquo; Groove Is in the Heart &raquo;, &laquo; Power of Love &raquo; et &laquo; E.S.P. &raquo; t&eacute;moignent de cette construction collective.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;enregistrement, r&eacute;alis&eacute; dans des studios new-yorkais autour de 1989 et 1990, associe les programmations &eacute;lectroniques aux voix de Lady Miss Kier et aux interventions de musiciens invit&eacute;s. Les sessions de Bootsy Collins s&rsquo;int&egrave;grent ainsi &agrave; des textures house d&eacute;j&agrave; &eacute;labor&eacute;es par le groupe.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce travail ne cherche pas &agrave; opposer machines et instruments. Il les fait cohabiter dans une production o&ugrave; les boucles, les prises vocales et la basse participent &agrave; la m&ecirc;me architecture. Cette m&eacute;thode donne sa coh&eacute;rence au projet, de la sc&egrave;ne des clubs jusqu&rsquo;au format de l&rsquo;album publi&eacute; par Elektra.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Groove Is in the Heart &raquo;, de Herbie Hancock au couplet de Q-Tip</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Lady Miss Kier &eacute;crit les paroles et la m&eacute;lodie de &laquo; Groove Is in the Heart &raquo; en &eacute;coutant &laquo; Bring Down the Birds &raquo; de Herbie Hancock, pass&eacute; par DJ Dmitry. La chanson se d&eacute;veloppe autour de ce th&egrave;me, auquel s&rsquo;ajoutent un loop de batterie, un sifflet et d&rsquo;autres &eacute;l&eacute;ments tir&eacute;s de &laquo; Get Up &raquo; de Vernon Burch.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Bootsy Collins apporte ses lignes de basse et ses interventions vocales. Certaines de ses contributions seront davantage pr&eacute;sentes sur les mixes 12 pouces, notamment la version &laquo; Bootsified to the Nth Degree &raquo;, que dans le montage radio raccourci. Les diff&eacute;rentes versions montrent comment le morceau a &eacute;t&eacute; adapt&eacute; aux formats de diffusion sans abandonner le travail r&eacute;alis&eacute; pendant les sessions.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La participation de Q-Tip se d&eacute;cide beaucoup plus rapidement. Pr&eacute;sent au studio, le rappeur &eacute;coute le titre, demande environ quinze minutes pour &eacute;crire son texte, puis enregistre son couplet en une prise. Cette courte s&eacute;ance ajoute le passage hip-hop &agrave; un morceau d&eacute;j&agrave; compos&eacute; de r&eacute;f&eacute;rences funk, de samples et de programmations house.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un single qui entra&icirc;ne l&rsquo;album dans les classements</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">World Clique para&icirc;t officiellement chez Elektra le 7 ao&ucirc;t 1990 aux &Eacute;tats-Unis. &laquo; Groove Is in the Heart &raquo; est annonc&eacute; et diffus&eacute; au cours du m&ecirc;me mois, donnant imm&eacute;diatement un point d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; l&rsquo;album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le disque entre d&rsquo;abord dans les classements britanniques avant de progresser dans le Billboard 200 am&eacute;ricain. Il atteint la 20e place durant la semaine du 24 novembre 1990 et reste class&eacute; pendant environ 41 semaines. Le single acquiert de son c&ocirc;t&eacute; une audience internationale et porte la notori&eacute;t&eacute; de Deee-Lite bien au-del&agrave; de son ancrage new-yorkais.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Elektra prolonge l&rsquo;exploitation de World Clique avec &laquo; Power of Love &raquo;, qui atteint le Top 40 sur certains march&eacute;s, et &laquo; E.S.P. &raquo;. Ce dernier met davantage en avant les composantes exp&eacute;rimentales et psych&eacute;d&eacute;liques du groupe, &eacute;galement utilis&eacute;es dans les supports visuels de la campagne.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les r&eacute;sultats se traduisent par plusieurs certifications au d&eacute;but des ann&eacute;es 1990 : disque d&rsquo;or aux &Eacute;tats-Unis selon la RIAA, disque d&rsquo;or au Royaume-Uni selon la BPI et disque de platine au Canada selon Music Canada. Aucun autre titre du groupe ne produira toutefois un r&eacute;sultat comparable &agrave; celui de &laquo; Groove Is in the Heart &raquo;, associant durablement Deee-Lite &agrave; ce single et &agrave; son premier album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Trente-six ans apr&egrave;s, une rencontre toujours lisible</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;histoire de World Clique ne se r&eacute;duit pourtant pas au parcours commercial de sa chanson la plus connue. Elle commence dans les clubs o&ugrave; Lady Miss Kier et DJ Dmitry construisent leur projet, se pr&eacute;cise avec l&rsquo;arriv&eacute;e de Towa Tei et prend une autre dimension gr&acirc;ce au courrier envoy&eacute; &agrave; Bootsy Collins. Le rap &eacute;crit sur place par Q-Tip ach&egrave;ve de concentrer, dans un m&ecirc;me titre, les diff&eacute;rents r&eacute;seaux musicaux r&eacute;unis par Deee-Lite.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2022, Rhino consacrait encore une r&eacute;trospective &agrave; l&rsquo;album, &agrave; sa sortie du 7 ao&ucirc;t 1990 et au r&ocirc;le de &laquo; Groove Is in the Heart &raquo;. &Agrave; l&rsquo;occasion de ses 36 ans, la r&eacute;&eacute;coute de World Clique permet de revenir aussi vers &laquo; Power of Love &raquo; et &laquo; E.S.P. &raquo;, deux autres &eacute;tapes du passage de Deee-Lite des clubs new-yorkais &agrave; une diffusion internationale.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Prestyn Smith – I’m not Stupid : un nouveau single entre pop moderne et vulnérabilité assumée</title>
      <description><![CDATA[Sorti &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2026, I&rsquo;m not Stupid s&rsquo;impose comme le nouveau chapitre de Prestyn Smith dans le registre de la pop contemporaine port&eacute;e par une &eacute;criture p...]]></description>
      <pubDate>Thu, 06 Aug 2026 12:48:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/prestyn-smith-i-m-not-stupid-un-nouveau-single-entre-pop-moderne-et-vulnerabilite-assumee-270</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sorti &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2026, I&rsquo;m not Stupid s&rsquo;impose comme le nouveau chapitre de Prestyn Smith dans le registre de la pop contemporaine port&eacute;e par une &eacute;criture personnelle. Le morceau est disponible sur les principales plateformes de streaming et b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un lyric video officiel, confirmant la volont&eacute; de l&rsquo;artiste de mettre le texte au c&oelig;ur de l&rsquo;exp&eacute;rience d&rsquo;&eacute;coute.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">I&rsquo;m not Stupid est annonc&eacute;e comme &laquo; out everywhere now &raquo; dans la description de son lyric video officiel sur YouTube, mis en ligne d&eacute;but ao&ucirc;t 2026. Cette mention s&rsquo;inscrit dans une strat&eacute;gie de diffusion classique pour la jeune sc&egrave;ne pop : sortie simultan&eacute;e sur les plateformes, relay&eacute;e par un contenu vid&eacute;o qui facilite le partage sur les r&eacute;seaux.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sur le plan sonore, I&rsquo;m not Stupid s&rsquo;inscrit dans une veine pop contemporaine : un tempo mod&eacute;r&eacute;, des lignes m&eacute;lodiques pens&eacute;es pour &ecirc;tre imm&eacute;diatement m&eacute;morisables, un travail sur les textures vocales qui laisse la voix au premier plan. La production s&rsquo;appuie sur une base &eacute;lectronique discr&egrave;te, compl&eacute;t&eacute;e par des &eacute;l&eacute;ments plus organiques, dans une logique de croisement pop/indie qui rapproche Prestyn Smith de une g&eacute;n&eacute;ration de jeunes auteurs-compositeurs &agrave; l&rsquo;aise avec les codes du streaming.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;ensemble donne un titre port&eacute; par la voix, avec un refrain con&ccedil;u pour s&rsquo;imprimer d&egrave;s les premi&egrave;res &eacute;coutes. Ce type de structure &ndash; couplets relativement d&eacute;taill&eacute;s, refrain accrocheur et r&eacute;p&eacute;titif &ndash; correspond &agrave; ce que l&rsquo;on attend d&rsquo;un single pop-rock l&eacute;ger, pens&eacute; autant pour les playlists que pour une &eacute;coute attentive au texte.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Image, r&eacute;seaux et construction d&rsquo;un persona artistique</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Prestyn Smith entretient une pr&eacute;sence active sur Instagram, TikTok et YouTube. Ces plateformes jouent un r&ocirc;le central dans la mise en avant de I&rsquo;m not Stupid, que ce soit par des extraits, des visuels ou des formats courts permettant de reprendre le refrain ou certaines lignes du titre.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette mani&egrave;re de travailler la sortie s&rsquo;inscrit dans une tendance actuelle : la chanson ne vit plus uniquement par sa diffusion en audio, mais aussi par une s&eacute;rie de micro-contenus qui construisent progressivement l&rsquo;image de l&rsquo;artiste. En choisissant de proposer rapidement un lyric video officiel, Prestyn Smith accentue ce lien entre morceau et identit&eacute; num&eacute;rique, comme si I&rsquo;m not Stupid devait &ecirc;tre partag&eacute; autant pour ce qu&rsquo;il raconte que pour la fa&ccedil;on dont il s&rsquo;int&egrave;gre &agrave; son univers visuel.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour l&rsquo;auditeur, cela se traduit par une relation assez directe &agrave; la chanson : on la d&eacute;couvre en streaming, on la revoit via le lyric video, on la croise dans un reel ou un short, avec toujours cette m&ecirc;me id&eacute;e d&rsquo;un texte mis en avant.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un single qui s&rsquo;inscrit dans une discographie en construction</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pr&eacute;sent sur Apple Music depuis plusieurs ann&eacute;es, Prestyn Smith d&eacute;veloppe progressivement une discographie o&ugrave; les singles jouent un r&ocirc;le central. I&rsquo;m not Stupid arrive ainsi dans un catalogue d&eacute;j&agrave; balis&eacute;, comme une nouvelle &eacute;tape plut&ocirc;t qu&rsquo;une premi&egrave;re apparition. Cette logique de sortie r&eacute;guli&egrave;re est caract&eacute;ristique d&rsquo;une g&eacute;n&eacute;ration qui pense la carri&egrave;re en termes de flux continu de titres plus qu&rsquo;en cycles d&rsquo;albums traditionnels.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour les auditeurs de Radio Collection curieux de pop-rock contemporain, I&rsquo;m not Stupid peut se lire comme un instantan&eacute; de ce mode de cr&eacute;ation : un morceau con&ccedil;u pour s&rsquo;inscrire dans des playlists, porter la voix d&rsquo;un jeune songwriter et alimenter une pr&eacute;sence num&eacute;rique soutenue. Le r&eacute;sultat, sur le plan strictement musical, est un titre accessible, au format efficace, o&ugrave; la production laisse la place aux lignes vocales et au texte, dans une esth&eacute;tique pop moderne qui dialoguera naturellement avec les autres morceaux de Prestyn Smith d&eacute;j&agrave; disponibles en ligne.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Help! des Beatles fête ses 61 ans : un album fabriqué entre studio et tournage</title>
      <description><![CDATA[Le 6 ao&ucirc;t 1965, les Beatles publiaient au Royaume-Uni Help!, leur cinqui&egrave;me album studio. Soixante et un ans plus tard, son histoire reste indissociable d&rsquo;un calendrier particuli&egrave;r...]]></description>
      <pubDate>Wed, 05 Aug 2026 22:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/help-des-beatles-fete-ses-61-ans-un-album-fabrique-entre-studio-et-tournage-266</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le 6 ao&ucirc;t 1965, les Beatles publiaient au Royaume-Uni Help!, leur cinqui&egrave;me album studio. Soixante et un ans plus tard, son histoire reste indissociable d&rsquo;un calendrier particuli&egrave;rement serr&eacute; : le groupe devait simultan&eacute;ment enregistrer quatorze chansons, tourner son deuxi&egrave;me film et maintenir une cadence de deux albums par an.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le projet d&eacute;marre alors que Beatles For Sale, sorti &agrave; la fin de 1964, poursuit encore sa course dans les classements. Apr&egrave;s la saison &laquo; Another Beatles Christmas Show &raquo; au Hammersmith Odeon et une courte pause en janvier, les Beatles retournent au travail d&egrave;s la mi-f&eacute;vrier 1965.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Sous la direction de George Martin, les s&eacute;ances vont s&rsquo;&eacute;tendre jusqu&rsquo;au 17 juin, toujours dans le Studio Two des EMI Studios &agrave; Londres. Entre ces deux dates, le tournage conduit le groupe des Bahamas &agrave; l&rsquo;Autriche, avant un retour au Royaume-Uni. Help! se construit ainsi par blocs, au rythme des besoins du film r&eacute;alis&eacute; par Richard Lester.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Onze chansons emport&eacute;es sur le tournage aux Bahamas</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les premi&egrave;res s&eacute;ances ne servent pas simplement &agrave; poser les bases d&rsquo;un nouvel album. Richard Lester et le producteur Walter Shenson ont besoin de chansons suffisamment avanc&eacute;es pour imaginer leur place dans le film. Du 15 au 20 f&eacute;vrier, les Beatles se concentrent donc sur des titres susceptibles d&rsquo;&ecirc;tre utilis&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;cran.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Ticket to Ride &raquo;, &laquo; Another Girl &raquo; et &laquo; I Need You &raquo; figurent parmi les morceaux enregistr&eacute;s durant cette premi&egrave;re phase. Une bande de travail r&eacute;unissant onze chansons est emport&eacute;e aux Bahamas afin que l&rsquo;&eacute;quipe du film puisse s&eacute;lectionner celles qui accompagneront les diff&eacute;rentes sc&egrave;nes.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Ticket to Ride &raquo; occupe une place centrale dans cette organisation. Enregistr&eacute;e au Studio Two autour d&rsquo;un motif de batterie caract&eacute;ristique et d&rsquo;une guitare &eacute;lectrique mise en avant, la chanson ouvre la bande transport&eacute;e sur le tournage. Elle devient &eacute;galement l&rsquo;un des singles charg&eacute;s de pr&eacute;parer la sortie du film et de l&rsquo;album.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Une fois ce premier lot achev&eacute;, les Beatles quittent Londres pour les Bahamas, avant de rejoindre Obertauern, en Autriche. Les prises de vues se poursuivent ensuite au Royaume-Uni. En mai et juin, le travail li&eacute; au film les ram&egrave;ne aussi aux studios de Twickenham pour enregistrer des dialogues, des apart&eacute;s et des rires en post-synchronisation.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Help! &raquo;, un titre de commande devenu un aveu personnel</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La chanson-titre arrive plus tard dans le processus. Principalement &eacute;crite par John Lennon avec Paul McCartney au printemps 1965, &laquo; Help! &raquo; r&eacute;pond &agrave; une fonction &eacute;vidente : donner un titre et un g&eacute;n&eacute;rique au film. Lennon expliquera toutefois r&eacute;trospectivement que le texte traduisait un &eacute;tat beaucoup plus personnel : &laquo; J&rsquo;&eacute;tais gros et d&eacute;prim&eacute; et je criais &agrave; l&rsquo;aide. &raquo;</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;arrangement est finalis&eacute; le 11 avril &agrave; Kenwood, la maison de Lennon. Deux jours plus tard, le groupe entre au Studio Two et enregistre la chanson en quatre heures. La m&eacute;thode exploite les quatre pistes disponibles : basse et batterie sont plac&eacute;es ensemble, les guitares occupent une autre piste, tandis que les voix sont ajout&eacute;es en overdub.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette organisation rationnelle permet de terminer rapidement un morceau indispensable au projet. Publi&eacute; en single pendant l&rsquo;&eacute;t&eacute; avec &laquo; I&rsquo;m Down &raquo; en face B, &laquo; Help! &raquo; atteint la premi&egrave;re place des classements am&eacute;ricains pendant trois semaines. Le titre devient ainsi l&rsquo;un des principaux liens entre le film et sa promotion musicale.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Quatre journ&eacute;es pour compl&eacute;ter l&rsquo;album des Beatles</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Lorsque le tournage s&rsquo;ach&egrave;ve, le disque britannique reste &agrave; compl&eacute;ter. Les chansons d&eacute;j&agrave; destin&eacute;es au film doivent constituer la premi&egrave;re face, mais les Beatles ont besoin d&rsquo;autres titres pour parvenir aux quatorze morceaux pr&eacute;vus. Le groupe revient alors &agrave; Abbey Road pour une s&eacute;rie de journ&eacute;es particuli&egrave;rement concentr&eacute;es, du 14 au 17 juin.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La s&eacute;ance du 14 juin r&eacute;sume cette derni&egrave;re ligne droite. En quelques heures, les Beatles travaillent sur trois compositions port&eacute;es par Paul McCartney : &laquo; I&rsquo;ve Just Seen A Face &raquo;, &laquo; I&rsquo;m Down &raquo; et &laquo; Yesterday &raquo;. Ces chansons rejoignent la partie de l&rsquo;album qui n&rsquo;est pas directement li&eacute;e au film.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette seconde face donne &agrave; l&rsquo;&eacute;dition britannique de Help! un statut distinct d&rsquo;une simple bande originale. Les sept chansons entendues dans le long m&eacute;trage occupent la premi&egrave;re moiti&eacute; du disque, tandis que les autres enregistrements r&eacute;alis&eacute;s pour compl&eacute;ter l&rsquo;album forment un ensemble autonome.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Yesterday &raquo;, un enregistrement &agrave; part dans les s&eacute;ances de juin</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Parmi les titres enregistr&eacute;s le 14 juin, &laquo; Yesterday &raquo; repose sur une configuration inhabituelle pour les Beatles. Paul McCartney enregistre seul la voix et la guitare acoustique, sans intervention des trois autres membres sur la version publi&eacute;e.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le lendemain, George Martin dirige un petit ensemble de cordes ajout&eacute; en overdub. La chanson devient ainsi le premier enregistrement des Beatles construit autour d&rsquo;un quatuor &agrave; cordes et d&rsquo;un seul membre du groupe. Sa r&eacute;alisation contraste avec les morceaux destin&eacute;s au film, &eacute;labor&eacute;s quelques mois plus t&ocirc;t dans l&rsquo;urgence de fournir des s&eacute;quences musicales exploitables.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Yesterday &raquo; ne figure pourtant pas sur l&rsquo;&eacute;dition am&eacute;ricaine originale de Help!. Capitol Records choisit pour les &Eacute;tats-Unis une conception diff&eacute;rente : l&rsquo;album publi&eacute; le 13 ao&ucirc;t 1965 ne conserve que les chansons du film et leur adjoint des morceaux orchestraux compos&eacute;s par Ken Thorne.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Deux versions de Help! pour deux conceptions du projet</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Au Royaume-Uni, Parlophone publie Help! le 6 ao&ucirc;t 1965 comme un album studio de quatorze chansons. Cette version associe donc la bande musicale du film &agrave; des titres enregistr&eacute;s apr&egrave;s le tournage, au cours des derni&egrave;res s&eacute;ances de juin.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Une semaine plus tard, l&rsquo;&eacute;dition am&eacute;ricaine se pr&eacute;sente comme une v&eacute;ritable bande originale. Cette diff&eacute;rence de contenu explique pourquoi un m&ecirc;me titre d&rsquo;album recouvre alors deux objets distincts selon le territoire : un cinqui&egrave;me album britannique complet d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une soundtrack m&ecirc;lant chansons et passages orchestraux de l&rsquo;autre.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La pochette britannique conserve elle aussi un lien direct avec le film. Photographi&eacute;s dans une station de ski, les Beatles portent des parkas bleues et l&egrave;vent les bras dans des positions &eacute;voquant le s&eacute;maphore. L&rsquo;alignement ne compose toutefois pas exactement le mot &laquo; HELP &raquo; : la disposition des quatre musiciens a &eacute;t&eacute; choisie pour son &eacute;quilibre visuel plut&ocirc;t que pour respecter strictement le code.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un calendrier contraint devenu la structure m&ecirc;me du disque</span></strong></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; l&rsquo;heure de son 61e anniversaire, Help! t&eacute;moigne d&rsquo;une fabrication &eacute;troitement d&eacute;pendante des imp&eacute;ratifs du cin&eacute;ma. Les premi&egrave;res chansons sont enregistr&eacute;es pour alimenter le tournage, les s&eacute;ances sont interrompues par les d&eacute;placements, et la seconde moiti&eacute; de l&rsquo;album britannique prend forme en quelques journ&eacute;es apr&egrave;s la fin des prises de vues.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette m&eacute;thode permet aussi de comprendre la coexistence de morceaux con&ccedil;us pour l&rsquo;&eacute;cran, comme &laquo; Ticket to Ride &raquo; et &laquo; Help! &raquo;, avec un enregistrement r&eacute;alis&eacute; &agrave; part tel que &laquo; Yesterday &raquo;. L&rsquo;album rassemble les diff&eacute;rentes &eacute;tapes d&rsquo;un projet conduit entre f&eacute;vrier et juin 1965, sans que l&rsquo;&eacute;dition britannique se limite au r&ocirc;le de bande originale.</span></p>
<p></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2009, Help! a rejoint la s&eacute;rie des albums des Beatles remast&eacute;ris&eacute;s et r&eacute;&eacute;dit&eacute;s, accompagn&eacute;s d&rsquo;un livret consacr&eacute; au contexte de l&rsquo;enregistrement et du film. Soixante et un ans apr&egrave;s la sortie britannique, &laquo; Help! &raquo;, &laquo; Ticket to Ride &raquo; et &laquo; Yesterday &raquo; permettent toujours de suivre, chanson apr&egrave;s chanson, la course men&eacute;e entre Abbey Road et les plateaux de tournage.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Made of Bricks de Kate Nash a 19 ans : le succès qui a avancé sa sortie</title>
      <description><![CDATA[Le 6 ao&ucirc;t 2007, Kate Nash publiait au Royaume-Uni son premier album studio, Made of Bricks. Dix-neuf ans plus tard, son histoire reste li&eacute;e &agrave; une acc&eacute;l&eacute;ration d&eacute;cisi...]]></description>
      <pubDate>Wed, 05 Aug 2026 22:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/made-of-bricks-de-kate-nash-a-19-ans-le-succes-qui-a-avance-sa-sortie-265</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le 6 ao&ucirc;t 2007, Kate Nash publiait au Royaume-Uni son premier album studio, Made of Bricks. Dix-neuf ans plus tard, son histoire reste li&eacute;e &agrave; une acc&eacute;l&eacute;ration d&eacute;cisive : la popularit&eacute; de &laquo; Foundations &raquo; avait convaincu Fiction Records d&rsquo;avancer la sortie du disque d&rsquo;environ cinq semaines.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce calendrier resserr&eacute; couronnait une ascension amorc&eacute;e entre MySpace, les premi&egrave;res d&eacute;mos et les concerts. Remarqu&eacute;e par la BBC en 2006 et 2007, la jeune auteure-compositrice londonienne avait sign&eacute; avec Fiction Records, filiale de Polydor, avant de voir l&rsquo;un de ses singles atteindre le Top 3 britannique.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;album n&rsquo;&eacute;tait pourtant pas n&eacute; en quelques semaines. Plusieurs chansons remontaient &agrave; l&rsquo;adolescence de Kate Nash et une grande partie du r&eacute;pertoire avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; jou&eacute;e au cours de deux tourn&eacute;es nationales. Derri&egrave;re la sortie pr&eacute;cipit&eacute;e se trouvait donc un ensemble de morceaux &eacute;crits, test&eacute;s sur sc&egrave;ne et progressivement conduits vers le studio.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Foundations &raquo; bouscule le calendrier de Made of Bricks</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Foundations &raquo; raconte une relation qui se d&eacute;fait &agrave; travers une succession de sc&egrave;nes domestiques. Kate Nash y d&eacute;crit l&rsquo;usure du couple en s&rsquo;appuyant sur des d&eacute;tails ordinaires, avec un m&eacute;lange d&rsquo;ironie et de vuln&eacute;rabilit&eacute; &eacute;galement mis en sc&egrave;ne dans le clip.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2007, le titre b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;une forte rotation sur BBC Radio 1 et se hisse parmi les trois meilleures ventes de singles au Royaume-Uni. Cette popularit&eacute; devient le d&eacute;clencheur &eacute;ditorial de Made of Bricks. Fiction Records abandonne la date initialement envisag&eacute;e en septembre et fixe la parution britannique au 6 ao&ucirc;t.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le label cherche ainsi &agrave; accompagner l&rsquo;attention suscit&eacute;e par la chanson sans attendre la rentr&eacute;e. Le premier album de Kate Nash arrive dans les magasins environ cinq semaines avant le calendrier pr&eacute;vu, alors que &laquo; Foundations &raquo; a d&eacute;j&agrave; donn&eacute; au public un aper&ccedil;u tr&egrave;s identifiable de son &eacute;criture.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Des chansons adolescentes d&eacute;j&agrave; pass&eacute;es par la sc&egrave;ne</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le raccourcissement du d&eacute;lai ne signifie pas que les chansons ont &eacute;t&eacute; compos&eacute;es dans l&rsquo;urgence. En revenant sur cette p&eacute;riode plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s, Kate Nash a pr&eacute;cis&eacute; : &laquo; J&rsquo;avais 16 ans quand j&rsquo;ai &eacute;crit certaines de ces chansons. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Birds &raquo; appartient &agrave; ce r&eacute;pertoire pr&eacute;coce. &Eacute;crite au piano pendant son adolescence, cette chanson d&rsquo;amour repose sur des images na&iuml;ves et d&eacute;cal&eacute;es. Elle figure aussi parmi les titres interpr&eacute;t&eacute;s en concert avant la commercialisation de l&rsquo;album, aux c&ocirc;t&eacute;s de &laquo; Mouthwash &raquo;, &laquo; Pumpkin Soup &raquo; et &laquo; Foundations &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ces morceaux forment d&eacute;j&agrave; une part importante du set de Kate Nash pendant deux tourn&eacute;es britanniques. Le passage en studio ne consiste donc pas &agrave; assembler &agrave; la h&acirc;te un r&eacute;pertoire enti&egrave;rement neuf, mais &agrave; fixer des chansons qui ont commenc&eacute; &agrave; trouver leur forme devant le public. La chanteuse r&eacute;sumera plus tard son approche de l&rsquo;&eacute;poque en quelques mots : &laquo; J&rsquo;essayais d&rsquo;&eacute;crire des histoires. &raquo;</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Un titre remarqu&eacute; reste pourtant hors de l&rsquo;album. &laquo; Caroline&rsquo;s a Victim &raquo;, premier single publi&eacute; en &eacute;dition vinyle limit&eacute;e par le label ind&eacute;pendant Moshi Moshi, avait particip&eacute; &agrave; la notori&eacute;t&eacute; initiale de Kate Nash. Il n&rsquo;est pas retenu pour Made of Bricks, qui se concentre sur un autre ensemble de chansons.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Paul Epworth, des d&eacute;mos maison au studio londonien</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Pour produire l&rsquo;album, Kate Nash travaille principalement avec Paul Epworth. Les s&eacute;ances se d&eacute;roulent &agrave; Londres autour d&rsquo;une instrumentation associant piano, guitare, basse, batterie et, ponctuellement, des arrangements de cordes.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le producteur construit un cadre pop d&eacute;taill&eacute; autour de la voix et du piano de la chanteuse, tout en pr&eacute;servant une part du caract&egrave;re brut de ses d&eacute;mos. Cette approche accompagne son passage rapide des enregistrements diffus&eacute;s sur MySpace &agrave; un premier album publi&eacute; par Fiction Records et Polydor.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le piano conserve une place centrale, mais les arrangements permettent aux chansons de d&eacute;passer leur forme initiale. Ce travail est particuli&egrave;rement perceptible sur &laquo; Mouthwash &raquo;, dont le flot de paroles s&rsquo;appuie d&rsquo;abord sur une base pianistique avant que la production ne prenne davantage d&rsquo;ampleur.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Mouthwash &raquo; et &laquo; Pumpkin Soup &raquo;, deux autres facettes du disque</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Mouthwash &raquo; transforme une liste de d&eacute;tails autobiographiques en mati&egrave;re narrative. Kate Nash y &eacute;voque notamment la routine, les complexes, le brossage de dents et les chorales. Choisie comme single au Royaume-Uni, la chanson prolonge l&rsquo;&eacute;criture descriptive qui avait contribu&eacute; &agrave; distinguer &laquo; Foundations &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Pumpkin Soup &raquo; se place dans un registre plus direct et sensuel. Sa production pop color&eacute;e est prolong&eacute;e par un clip r&eacute;alis&eacute; par Kinga Burza, qui participe &agrave; installer l&rsquo;image visuelle vive et ludique de la chanteuse. Le morceau apporte ainsi un contrepoint au ton plus m&eacute;lancolique de &laquo; Foundations &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Avec &laquo; Birds &raquo;, ces chansons montrent comment Made of Bricks s&rsquo;est construit autour de r&eacute;cits brefs et de situations concr&egrave;tes plut&ocirc;t que d&rsquo;un th&egrave;me g&eacute;n&eacute;ral. Relations fragiles, gestes quotidiens et souvenirs personnels deviennent les fils conducteurs d&rsquo;un premier album dont une partie avait &eacute;t&eacute; &eacute;crite plusieurs ann&eacute;es avant sa publication.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un num&eacute;ro un britannique d&egrave;s la premi&egrave;re semaine</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le pari du calendrier avanc&eacute; produit un r&eacute;sultat imm&eacute;diat. Sorti le 6 ao&ucirc;t 2007 sur Fiction Records et Polydor, Made of Bricks entre directement &agrave; la premi&egrave;re place du UK Albums Chart.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La trajectoire commerciale se prolonge au-del&agrave; de cette premi&egrave;re semaine. Au Royaume-Uni, l&rsquo;album d&eacute;passe les 600 000 exemplaires et re&ccedil;oit une double certification platine de la BPI. Sa diffusion internationale s&rsquo;effectue avec un d&eacute;calage : apr&egrave;s l&rsquo;Europe continentale, le disque arrive aux &Eacute;tats-Unis en janvier 2008 et entre dans le Top 40 du Billboard 200.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le succ&egrave;s de l&rsquo;album et de &laquo; Foundations &raquo; installe Kate Nash parmi les nouvelles figures de la pop britannique de cette p&eacute;riode. Il ouvre &eacute;galement la voie &agrave; des tourn&eacute;es internationales et aux projets qui suivront, tandis que &laquo; Mouthwash &raquo; et &laquo; Pumpkin Soup &raquo; prolongent l&rsquo;exploitation du disque.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Dix-neuf ans plus tard, des chansons relues sur sc&egrave;ne</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;histoire de Made of Bricks tient ainsi dans un contraste : sa publication a &eacute;t&eacute; pr&eacute;cipit&eacute;e, mais son r&eacute;pertoire avait commenc&eacute; &agrave; prendre forme bien avant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 2007. Le succ&egrave;s soudain de &laquo; Foundations &raquo; n&rsquo;a pas cr&eacute;&eacute; l&rsquo;album de toutes pi&egrave;ces ; il a acc&eacute;l&eacute;r&eacute; la rencontre entre des chansons adolescentes, d&eacute;j&agrave; &eacute;prouv&eacute;es en concert, et un public beaucoup plus large.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 2018, Kate Nash expliquait encore interpr&eacute;ter diff&eacute;remment &laquo; Foundations &raquo; et &laquo; Birds &raquo;, avec davantage de confiance et de bonheur sur sc&egrave;ne. &Agrave; l&rsquo;heure de ses 19 ans, Made of Bricks ram&egrave;ne ainsi &agrave; ce moment pr&eacute;cis o&ugrave; quelques r&eacute;cits &eacute;crits au piano, diffus&eacute;s en ligne et jou&eacute;s en tourn&eacute;e ont d&ucirc; s&rsquo;adapter au calendrier impos&eacute; par un single devenu num&eacute;ro trois au Royaume-Uni.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Crimes of Passion fête ses 46 ans : le virage décisif de Pat Benatar</title>
      <description><![CDATA[Ce 5 ao&ucirc;t 2026, Crimes of Passion f&ecirc;te ses 46 ans. Sorti aux &Eacute;tats-Unis en 1980, le deuxi&egrave;me album studio de Pat Benatar na&icirc;t dans une situation d&eacute;licate : Chrysalis R...]]></description>
      <pubDate>Tue, 04 Aug 2026 22:20:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce 5 ao&ucirc;t 2026, Crimes of Passion f&ecirc;te ses 46 ans. Sorti aux &Eacute;tats-Unis en 1980, le deuxi&egrave;me album studio de Pat Benatar na&icirc;t dans une situation d&eacute;licate : Chrysalis Records attend une confirmation rapide, tandis qu&rsquo;une rupture avec le producteur initial oblige la chanteuse &agrave; changer de m&eacute;thode en cours de route.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce bouleversement place Keith Olsen aux commandes et installe les s&eacute;ances au Sound City Studios de Los Angeles. De cette r&eacute;organisation vont &eacute;merger un groupe plus soud&eacute; autour de Benatar et Neil Giraldo, une reprise de Kate Bush et surtout &laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo;, chanson qu&rsquo;un &eacute;diteur avait pourtant demand&eacute; d&rsquo;effacer.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Chrysalis remplace Mike Chapman avant le d&eacute;but du projet</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En 1979, In the Heat of the Night a donn&eacute; &agrave; Pat Benatar ses premiers r&eacute;sultats significatifs dans les classements et sur les radios rock FM. Produit par Mike Chapman, ce premier album cr&eacute;e une attente imm&eacute;diate chez Chrysalis : le suivant doit prolonger ce d&eacute;marrage plut&ocirc;t que simplement le reproduire.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Chapman est initialement pr&eacute;vu pour produire Crimes of Passion. Une rupture entre le producteur et la maison de disques change cependant les plans &agrave; la fin de 1979 ou au d&eacute;but de 1980. Chrysalis recrute alors Keith Olsen pour reprendre le projet et encadrer les s&eacute;ances du deuxi&egrave;me album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Ce remplacement ne constitue pas un simple changement de cr&eacute;dit. Olsen arrive avec son propre cadre de travail et s&rsquo;appuie sur la formation r&eacute;unie autour de la chanteuse, en particulier sur Neil Giraldo. Le guitariste occupe d&eacute;j&agrave; une place d&eacute;terminante dans l&rsquo;&eacute;quipe, aux c&ocirc;t&eacute;s du bassiste Roger Capps et du batteur Myron Grombacher.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Sound City resserre le tandem Benatar-Giraldo</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Les sessions se d&eacute;roulent en 1980 au Sound City Studios, &agrave; Van Nuys, dans la r&eacute;gion de Los Angeles. D&eacute;j&agrave; recherch&eacute; pour son acoustique et sa console analogique, le lieu offre &agrave; Keith Olsen un environnement adapt&eacute; &agrave; des s&eacute;ances tr&egrave;s orient&eacute;es vers le jeu collectif.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le producteur mise sur la coh&eacute;sion du groupe et demande des performances resserr&eacute;es. Benatar et Giraldo travaillent intens&eacute;ment en studio, tandis que Chris Minto intervient &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nierie du son sur plusieurs morceaux. Cette organisation permet au noyau du groupe de donner une continuit&eacute; &agrave; un album compos&eacute; de titres originaux et de reprises.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Treat Me Right &raquo;, plac&eacute; en ouverture, r&eacute;sume cette m&eacute;thode. Co&eacute;crite au sein de l&rsquo;&eacute;quipe constitu&eacute;e autour de Benatar et Giraldo, la chanson met imm&eacute;diatement en avant la guitare de ce dernier et le travail rythmique men&eacute; avec Olsen. Chrysalis cherche alors &agrave; associer le rock du groupe aux formats pop diffus&eacute;s sur les radios FM.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;influence de Giraldo d&eacute;passe par ailleurs son r&ocirc;le d&rsquo;instrumentiste. Si Keith Olsen assure la production globale de Crimes of Passion, Giraldo produit &laquo; Wuthering Heights &raquo;, enregistr&eacute; au Sound City avec Scott St. Clair Sheets &agrave; la guitare et Chris Minto comme ing&eacute;nieur du son.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">La d&eacute;mo que l&rsquo;&eacute;diteur voulait faire dispara&icirc;tre</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;histoire de &laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo; commence loin des bureaux de Chrysalis. Son auteur, le Canadien Eddie Schwartz, trouve le titre &agrave; Toronto apr&egrave;s une s&eacute;ance de th&eacute;rapie bio-&eacute;nerg&eacute;tique durant laquelle il frappe des oreillers pour &eacute;vacuer son hostilit&eacute;. &laquo; Tout cela semblait un peu &eacute;trange, mais je me souviens &ecirc;tre sorti et le titre m&rsquo;est simplement venu &raquo;, racontera-t-il.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Schwartz r&eacute;serve une s&eacute;ance de studio apr&egrave;s un concert alors que les paroles des couplets ne sont pas termin&eacute;es. Il demande &agrave; l&rsquo;ing&eacute;nieur d&rsquo;enregistrer trois prises et improvise les vers au fil de l&rsquo;interpr&eacute;tation. Cette maquette inachev&eacute;e rejoint une cassette envoy&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;diteur ATV.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Le responsable de la maison d&rsquo;&eacute;dition d&eacute;teste la chanson au point d&rsquo;ordonner son effacement. L&rsquo;ing&eacute;nieur conserve n&eacute;anmoins une copie sur cassette. Selon le r&eacute;cit de Schwartz, Pat Benatar entend plus tard le morceau &agrave; travers le mur, depuis des locaux voisins, et manifeste aussit&ocirc;t son int&eacute;r&ecirc;t.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Enregistr&eacute;e pendant l&rsquo;hiver 1980 au Sound City, la version de Benatar r&eacute;unit Giraldo et Scott St. Clair Sheets aux guitares, Capps &agrave; la basse et Grombacher &agrave; la batterie, sous la direction de Keith Olsen. Une copie sauv&eacute;e d&rsquo;une destruction annonc&eacute;e fournit ainsi &agrave; l&rsquo;album son deuxi&egrave;me single et son titre le plus performant dans les classements am&eacute;ricains.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">De &laquo; You Better Run &raquo; &agrave; &laquo; Wuthering Heights &raquo;</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Chrysalis choisit d&rsquo;abord &laquo; You Better Run &raquo; comme premier single de l&rsquo;album. Cette reprise des Young Rascals illustre la construction de Crimes of Passion, qui m&ecirc;le des compositions du groupe &agrave; des relectures de chansons d&eacute;j&agrave; connues.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">&laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo; lui succ&egrave;de au second semestre 1980. Le single atteint la neuvi&egrave;me place du Billboard Hot 100 en d&eacute;cembre, reste 24 semaines dans le classement et d&eacute;passe le million d&rsquo;exemplaires vendus aux &Eacute;tats-Unis. Son exposition radiophonique contribue directement &agrave; &eacute;largir le public de l&rsquo;album.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;autre reprise marquante est &laquo; Wuthering Heights &raquo;, chanson publi&eacute;e par Kate Bush en 1978 et inspir&eacute;e du roman Les Hauts de Hurlevent. Pat Benatar l&rsquo;int&egrave;gre &agrave; un disque am&eacute;ricain destin&eacute; au march&eacute; rock et pop FM, tout en conservant cette r&eacute;f&eacute;rence britannique. La pr&eacute;sence du morceau montre que le projet ne repose pas uniquement sur la recherche d&rsquo;un single : il associe les compositions de l&rsquo;&eacute;quipe &agrave; des choix ext&eacute;rieurs tr&egrave;s diff&eacute;rents.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">La publication intervient environ un an avant le lancement officiel de MTV. &Agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1980, les vid&eacute;os musicales prennent progressivement de l&rsquo;importance, mais la radio FM reste le principal canal pour installer &laquo; You Better Run &raquo; et &laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo;.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><strong><span style="font-size: 14pt;">Un num&eacute;ro deux am&eacute;ricain qui consolide une &eacute;quipe</span></strong></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Crimes of Passion para&icirc;t le 5 ao&ucirc;t 1980 aux &Eacute;tats-Unis sur Chrysalis Records. Sa pochette pr&eacute;sente Pat Benatar dans un int&eacute;rieur domestique, cadr&eacute;e de pr&egrave;s, maquill&eacute;e et v&ecirc;tue d&rsquo;un d&eacute;bardeur. Entre glamour et attitude mena&ccedil;ante, l&rsquo;image participe &agrave; la repr&eacute;sentation de femme forte que le label souhaite installer.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">L&rsquo;album atteint la deuxi&egrave;me place du classement am&eacute;ricain Billboard. Ses ventes sont estim&eacute;es &agrave; environ quatre millions d&rsquo;exemplaires aux &Eacute;tats-Unis, port&eacute;es notamment par les r&eacute;sultats de &laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo;. Le d&eacute;fi pos&eacute; apr&egrave;s In the Heat of the Night est ainsi relev&eacute; d&egrave;s ce deuxi&egrave;me disque.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">Cette r&eacute;ussite consolide la place de Pat Benatar dans le rock f&eacute;minin du d&eacute;but des ann&eacute;es 1980. Elle renforce &eacute;galement sa collaboration artistique et personnelle avec Neil Giraldo, qui deviendra producteur ou coproducteur de plusieurs projets ult&eacute;rieurs. Le changement impos&eacute; par le d&eacute;part de Mike Chapman aura donc contribu&eacute; &agrave; stabiliser une autre &eacute;quipe cr&eacute;ative.</span></p>
<p><span style="font-size: 14pt;"><b>&nbsp;</b></span></p>
<p dir="ltr"><span style="font-size: 14pt;">En novembre 2025, une nouvelle vid&eacute;o de commentaire consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;album revenait encore sur ses s&eacute;ances au Sound City et sur le travail collectif men&eacute; autour de Benatar et Giraldo. Quarante-six ans apr&egrave;s sa sortie am&eacute;ricaine, Crimes of Passion raconte toujours ce moment pr&eacute;cis o&ugrave; une contrainte industrielle, une m&eacute;thode de studio rigoureuse et une maquette sauv&eacute;e de l&rsquo;effacement se sont rejointes. &laquo; Treat Me Right &raquo;, &laquo; Wuthering Heights &raquo; et &laquo; Hit Me With Your Best Shot &raquo; permettent aujourd&rsquo;hui d&rsquo;en retracer les diff&eacute;rentes &eacute;tapes.</span></p>
<p></p>]]></content:encoded>
    </item>
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