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    <title>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</title>
    <description>Radio Collection – Radio Pop Rock gratuite, sans pub, en Hi-Fi - RSS News</description>
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      <title>Cee Lo Green : The Lady Killer, un James Bond soul né d’un défi au label</title>
      <description><![CDATA[Avec The Lady Killer, Cee Lo Green se donne un personnage &agrave; la mesure de ses ambitions : un James Bond soul. Le disque a d&eacute;sormais 16 ans, mais sa fabrication raconte surtout une longue recherche, un d&eacute;fi lanc&eacute; ...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec The Lady Killer, Cee Lo Green se donne un personnage &agrave; la mesure de ses ambitions : un James Bond soul. Le disque a d&eacute;sormais 16 ans, mais sa fabrication raconte surtout une longue recherche, un d&eacute;fi lanc&eacute; &agrave; sa maison de disques et des solutions de studio parfois inattendues.</strong></p>
<p></p>
<p>Cee Lo Green voulait provoquer son label. Il lui a finalement offert un morceau qu&rsquo;il adorait. C&rsquo;est ainsi que le chanteur raconte, en 2011, la naissance de <em>Fuck You!</em> : non comme l&rsquo;ex&eacute;cution tranquille d&rsquo;une commande, mais comme un geste de d&eacute;fi apr&egrave;s des ann&eacute;es de travail. Le titre devait exprimer son agacement ; la r&eacute;action de ses interlocuteurs allait d&eacute;jouer son attente.</p>
<p>Publi&eacute; le 8 novembre 2010, <em>The Lady Killer</em> est son troisi&egrave;me album solo, apr&egrave;s les disques de 2002 et 2004. Entre-temps, Green a aussi r&eacute;alis&eacute; deux albums avec Danger Mouse au sein de Gnarls Barkley. Pour ce retour sous son nom, il ne cherche pas seulement des chansons : il donne &agrave; ses collaborateurs un personnage autour duquel construire le disque.</p>
<h2>Presque 70 chansons avant le d&eacute;fi</h2>
<p>Dans son entretien avec Lisa Robinson pour <em>Vanity Fair</em>, en 2011, Green &eacute;voque environ trois ann&eacute;es de travail et presque 70 chansons enregistr&eacute;es. Selon son souvenir, cette abondance ne suffit toujours pas &agrave; satisfaire sa maison de disques. L&rsquo;anecdote donne une autre dimension &agrave; <em>Fuck You!</em> : derri&egrave;re la formule provocatrice se trouve un artiste qui estime avoir beaucoup propos&eacute; sans obtenir l&rsquo;approbation attendue.</p>
<p>Il raconte donc avoir enregistr&eacute; le morceau par d&eacute;fi envers le label. Renversement de situation : celui-ci l&rsquo;adore. La chanson qu&rsquo;il pr&eacute;sente comme une r&eacute;ponse &agrave; son exasp&eacute;ration devient pr&eacute;cis&eacute;ment celle qui emporte l&rsquo;adh&eacute;sion. Des versions alternatives sont ensuite r&eacute;alis&eacute;es, dont <em>Forget You</em>, pour faciliter son exploitation. Un m&ecirc;me morceau peut ainsi circuler sous plusieurs formulations, sans renoncer &agrave; la version originale.</p>
<p>Cette histoire &eacute;claire la gestation de <em>The Lady Killer</em> autrement qu&rsquo;une simple succession de s&eacute;ances. Green a accumul&eacute; les propositions, puis trouv&eacute; dans un geste de contrari&eacute;t&eacute; une r&eacute;ponse que ses interlocuteurs n&rsquo;avaient pas re&ccedil;ue des dizaines de chansons pr&eacute;c&eacute;dentes. C&rsquo;est du moins le paradoxe qu&rsquo;il retient lui-m&ecirc;me, un an apr&egrave;s la parution.</p>
<h2>Un personnage de cin&eacute;ma, un orchestre &agrave; Prague</h2>
<p>Pour guider le travail collectif, Green r&eacute;sume son personnage en quatre mots : &laquo; Big, Black James Bond &raquo;. Cette identit&eacute; sert de point de d&eacute;part aux collaborateurs qu&rsquo;il sollicite. La r&eacute;f&eacute;rence n&rsquo;est donc pas une comparaison ajout&eacute;e apr&egrave;s coup : elle appartient &agrave; la conception du projet, telle que le chanteur la d&eacute;crit dans le reportage de Tony Ware pour <em>EQ</em>.</p>
<p>La dimension orchestrale prend notamment forme avec Salaam Remi. Celui-ci fait enregistrer les orchestrations &agrave; Prague par le Czech Film Orchestra et supervise les s&eacute;ances &agrave; distance. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle du disque, la fabrication associe ainsi une ambition de cin&eacute;ma &agrave; une organisation qui ne demande pas &agrave; tous ses participants de se retrouver dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Pour la voix de <em>Satisfied</em>, en revanche, c&rsquo;est le choix de la pi&egrave;ce qui compte. La cabine vocale para&icirc;t trop isolante. Le chant est alors enregistr&eacute; dans la r&eacute;gie, au casque, avec les enceintes coup&eacute;es. Le dispositif change pour r&eacute;soudre un probl&egrave;me concret : plut&ocirc;t que de conserver &agrave; tout prix l&rsquo;emplacement pr&eacute;vu pour chanter, l&rsquo;&eacute;quipe d&eacute;place l&rsquo;interpr&eacute;tation l&agrave; o&ugrave; elle peut fonctionner.</p>
<h2>Bright Lights Bigger City, termin&eacute; dans les airs</h2>
<p><em>Bright Lights Bigger City</em> conna&icirc;t une autre forme de d&eacute;placement. Apr&egrave;s plus d&rsquo;un an de travail sur le morceau, le label demande &agrave; Ben H. Allen de le terminer. Le producteur reprend les pistes pendant un vol vers la Californie, avec un ordinateur portable et des &eacute;couteurs &agrave; 150 dollars.</p>
<p>Son intervention consiste surtout &agrave; retirer des &eacute;l&eacute;ments. Apr&egrave;s une longue &eacute;laboration, la derni&egrave;re &eacute;tape ne passe donc pas par davantage d&rsquo;ajouts, mais par un travail de soustraction. L&rsquo;anecdote offre un contrepoint pr&eacute;cis aux orchestrations de Prague : un disque pens&eacute; autour d&rsquo;un personnage spectaculaire peut aussi avancer gr&acirc;ce &agrave; quelques d&eacute;cisions prises dans un si&egrave;ge d&rsquo;avion.</p>
<p><em>The Lady Killer</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, r&eacute;unit ces &eacute;chelles de travail tr&egrave;s diff&eacute;rentes. Un orchestre dirig&eacute; &agrave; distance, une voix d&eacute;plac&eacute;e dans la r&eacute;gie, des pistes all&eacute;g&eacute;es en plein vol : derri&egrave;re le costume du personnage, la fabrication se joue aussi dans ces ajustements concrets.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.vanityfair.com/news/2011/12/cee-lo-green-201112">entretien de Cee Lo Green avec Lisa Robinson pour Vanity Fair</a> porte le r&eacute;cit du d&eacute;fi lanc&eacute; au label et des presque 70 chansons enregistr&eacute;es. Le reportage de Tony Ware, <a href="https://www.worldradiohistory.com/Archive-All-Audio/EQ-Magazine/EQ-2011-01-R.pdf">&laquo; Swanky Soul Sophistication &raquo;, dans EQ de janvier 2011</a>, raconte avec les participants les choix de studio, les orchestrations et la finalisation de <em>Bright Lights Bigger City</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> The Lady Killer</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Cee Lo Green</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 16 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 2010</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Bright Lights Bigger City remani&eacute; dans un avion.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Queen : Sheer Heart Attack, des chansons plus courtes malgré l’absence de Brian May</title>
      <description><![CDATA[Avec Sheer Heart Attack, Queen choisit de resserrer ses chansons alors que Brian May, malade, manque une grande partie des s&eacute;ances. Sorti le 8 novembre 1974, l&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 52 ans : derri&egr...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/queen-sheer-heart-attack-des-chansons-plus-courtes-malgre-l-absence-de-brian-may-836</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Sheer Heart Attack</em>, Queen choisit de resserrer ses chansons alors que Brian May, malade, manque une grande partie des s&eacute;ances. Sorti le 8 novembre 1974, l&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 52 ans : derri&egrave;re <em>Killer Queen</em>, sa fabrication raconte un groupe oblig&eacute; de travailler autrement.</strong></p>
<p></p>
<p>Brian May n&rsquo;est pas pr&eacute;sent pour de nombreuses s&eacute;ances de <em>Sheer Heart Attack</em>. Quelques mois auparavant, en mai 1974, une h&eacute;patite a interrompu la tourn&eacute;e am&eacute;ricaine de Queen avec Mott The Hoople et contraint les musiciens &agrave; rentrer au Royaume-Uni. Leur troisi&egrave;me album studio prend donc forme avec une difficult&eacute; tr&egrave;s concr&egrave;te : le guitariste ne peut pas participer &agrave; son &eacute;laboration au m&ecirc;me rythme que ses partenaires.</p>
<h2>Un disque qui avance en attendant Brian May</h2>
<p>Durant l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1974, Queen travaille dans quatre studios anglais et gallois. Le groupe partage la production avec Roy Thomas Baker, tandis que Mike Stone assure l&rsquo;ing&eacute;nierie du son. May enregistre ses parties de guitare et de chant relativement tard dans la fabrication du disque. Son absence ne signifie donc pas son effacement de l&rsquo;album : elle modifie le calendrier de sa contribution.</p>
<p>Les conditions de travail ont n&eacute;anmoins &eacute;volu&eacute; depuis les d&eacute;buts. Pour son premier album, Queen devait utiliser les cr&eacute;neaux laiss&eacute;s libres au studio Trident. Cette fois, les s&eacute;ances b&eacute;n&eacute;ficient d&rsquo;un cadre plus r&eacute;gulier. Ce contraste compte dans l&rsquo;histoire de <em>Sheer Heart Attack</em> : malgr&eacute; l&rsquo;indisponibilit&eacute; de May, le groupe ne d&eacute;pend plus des seuls moments o&ugrave; d&rsquo;autres lui laissent la place.</p>
<p>Un autre changement rel&egrave;ve, lui, d&rsquo;un choix artistique. Selon Roy Thomas Baker, apr&egrave;s les ambitions de <em>Queen II</em>, l&rsquo;id&eacute;e est de travailler des chansons plus simples et plus courtes. La recherche n&rsquo;est donc pas celle d&rsquo;une d&eacute;mesure toujours accrue. Pour ce troisi&egrave;me disque, Queen et son coproducteur d&eacute;cident de resserrer les formats. Cette orientation accompagne la fabrication de l&rsquo;album, sans se confondre avec la contrainte impos&eacute;e par la maladie du guitariste.</p>
<h2>Pour Killer Queen, Mercury commence par les mots</h2>
<p><em>Killer Queen</em> offre une autre fa&ccedil;on d&rsquo;entrer dans ce changement de m&eacute;thode. Freddie Mercury explique avoir exceptionnellement commenc&eacute; par les paroles, plut&ocirc;t que par la musique. Il part du texte et du style sophistiqu&eacute; qu&rsquo;il recherche : l&rsquo;ordre habituel de son travail de composition se trouve ainsi invers&eacute;.</p>
<p>Mercury apporte &eacute;galement une pr&eacute;cision sur le personnage de la chanson. Il ne s&rsquo;agit pas du portrait d&rsquo;une femme qu&rsquo;il aurait rencontr&eacute;e, mais d&rsquo;une figure imaginaire. Le morceau ne doit donc pas &ecirc;tre lu comme le r&eacute;cit d&eacute;guis&eacute; d&rsquo;une rencontre r&eacute;elle. Ces deux indications &eacute;clairent sa construction : un personnage invent&eacute;, des mots &eacute;crits d&rsquo;abord et une sophistication envisag&eacute;e d&egrave;s le d&eacute;part.</p>
<p>Cette histoire d&rsquo;&eacute;criture constitue une porte d&rsquo;entr&eacute;e pr&eacute;cise dans <em>Sheer Heart Attack</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION. Le choix de chansons plus courtes ne se r&eacute;sume pas &agrave; une question de dur&eacute;e : dans le cas de <em>Killer Queen</em>, il coexiste avec une d&eacute;marche de composition inhabituelle pour Mercury, qui fait du texte son point de d&eacute;part.</p>
<h2>Une chanson-titre qui attendra un autre album</h2>
<p>Le disque r&eacute;serve un paradoxe : il ne contient pas la chanson <em>Sheer Heart Attack</em>. Roger Taylor avait pr&eacute;vu ce morceau pour l&rsquo;album, mais ne l&rsquo;a pas termin&eacute; &agrave; temps. Il para&icirc;tra finalement en 1977 sur <em>News of the World</em>. Le titre de l&rsquo;album de 1974 et la chanson homonyme appartiennent ainsi &agrave; deux &eacute;tapes distinctes de la discographie de Queen.</p>
<p>Pour la pochette, Mick Rock recourt &agrave; un proc&eacute;d&eacute; beaucoup plus mat&eacute;riel : les musiciens sont enduits de vaseline, puis asperg&eacute;s d&rsquo;eau avant d&rsquo;&ecirc;tre photographi&eacute;s. Derri&egrave;re l&rsquo;image se trouve donc une pr&eacute;paration physique tr&egrave;s concr&egrave;te, loin d&rsquo;un simple portrait du groupe install&eacute; devant l&rsquo;objectif.</p>
<p>&Agrave; sa parution, <em>Sheer Heart Attack</em> atteint la deuxi&egrave;me place des ventes britanniques. Aux &Eacute;tats-Unis, il se classe douzi&egrave;me et devient le premier album de Queen &agrave; entrer dans le Top 20. La tourn&eacute;e am&eacute;ricaine avait &eacute;t&eacute; interrompue par la maladie de May ; quelques mois plus tard, le disque auquel il a ajout&eacute; tardivement ses guitares et sa voix franchit ce nouveau seuil.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le r&eacute;cit officiel de <a href="https://www.queenonline.com/news/sheer-heart-attack50-years-on">QueenOnline consacr&eacute; aux cinquante ans de l&rsquo;album</a> revient sur l&rsquo;absence de Brian May, les conditions d&rsquo;enregistrement et la s&eacute;ance photo avec Mick Rock. <a href="https://www.loudersound.com/music/albums/queen-sheer-heart-attack-story-behind-the-album">L&rsquo;article de Dave Everley pour Classic Rock/Louder</a> apporte les t&eacute;moignages sur le choix de formats plus courts et l&rsquo;&eacute;criture de <em>Killer Queen</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Sheer Heart Attack</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Queen</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 52 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 1974</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Brian May enregistre ses guitares tardivement, apr&egrave;s sa maladie.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Led Zeppelin IV : les choix de Jimmy Page pour défendre le format album</title>
      <description><![CDATA[Led Zeppelin IV f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 55 ans. Derri&egrave;re ce quatri&egrave;me album officiellement sans titre, Jimmy Page d&eacute;fend une certaine id&eacute;e du disque : une vie collective consacr&eacute;e &agrave; l&rsqu...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:15:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/led-zeppelin-iv-les-choix-de-jimmy-page-pour-defendre-le-format-album-835</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Led Zeppelin IV f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 55 ans. Derri&egrave;re ce quatri&egrave;me album officiellement sans titre, Jimmy Page d&eacute;fend une certaine id&eacute;e du disque : une vie collective consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;enregistrement, des mixages &agrave; reprendre et un refus de r&eacute;duire Stairway to Heaven &agrave; un single.</strong></p>
<p></p>
<p>&Agrave; Los Angeles, Jimmy Page et l&rsquo;ing&eacute;nieur du son Andy Johns pensent avancer vers la version d&eacute;finitive du disque. Ils travaillent aux mixages &agrave; Sunset Sound. Mais, de retour en Angleterre, l&rsquo;&eacute;coute r&eacute;v&egrave;le un probl&egrave;me : ce qu&rsquo;ils entendaient dans le studio am&eacute;ricain ne leur donnait pas une image fid&egrave;le du r&eacute;sultat, notamment dans les graves. Le groupe d&eacute;cide de refaire les mixages. Un seul de ceux r&eacute;alis&eacute;s l&agrave;-bas restera sur l&rsquo;album : <em>When the Levee Breaks</em>.</p>
<p>Cette remise en chantier raconte une part essentielle de <em>Led Zeppelin IV</em>, paru le 8 novembre 1971 : le travail ne s&rsquo;arr&ecirc;te pas &agrave; l&rsquo;enregistrement des morceaux. Producteur du disque, Page intervient aussi dans leur pr&eacute;sentation, leur encha&icirc;nement et leur destination. Jusqu&rsquo;&agrave; refuser qu&rsquo;une chanson soit extraite de l&rsquo;ensemble dans une version raccourcie.</p>
<h2>Headley Grange, une maison pour vivre et enregistrer</h2>
<p>Une partie de l&rsquo;aventure se joue &agrave; Headley Grange, dans le Hampshire, o&ugrave; Led Zeppelin utilise le studio mobile des Rolling Stones en janvier et f&eacute;vrier 1971. Les s&eacute;ances passent &eacute;galement par Island Studios, &agrave; Londres. &Agrave; Headley Grange, toutefois, les musiciens ne viennent pas simplement travailler avant de rentrer chez eux : ils vivent sur place.</p>
<p>Page d&eacute;crit une organisation enti&egrave;rement consacr&eacute;e &agrave; manger, dormir, composer et enregistrer. La maison rassemble ainsi les activit&eacute;s quotidiennes et la fabrication du disque dans un m&ecirc;me lieu. Avec Andy Johns, il travaille dans ce cadre o&ugrave; la vie du groupe et les s&eacute;ances se c&ocirc;toient, plut&ocirc;t que de se r&eacute;partir entre domicile et studio.</p>
<p>Le lieu laisse m&ecirc;me une trace dans le nom d&rsquo;une chanson. Un vieux labrador noir fr&eacute;quente Headley Grange ; l&rsquo;entourage du groupe le nourrit. C&rsquo;est lui qui donne son titre &agrave; <em>Black Dog</em>. L&rsquo;anecdote explique le nom du morceau, pas ses paroles : un d&eacute;tail de la vie sur place se retrouve ainsi sur la pochette, parmi les titres.</p>
<p>Tout ce qui est enregistr&eacute; ne rejoint pourtant pas ce quatri&egrave;me album. <em>Down by the Seaside</em>, <em>Night Flight</em> et <em>Boogie with Stu</em> restent de c&ocirc;t&eacute;. Ces trois morceaux issus des s&eacute;ances seront finalement publi&eacute;s sur <em>Physical Graffiti</em>. Le contenu de <em>Led Zeppelin IV</em> r&eacute;sulte donc aussi d&rsquo;une s&eacute;lection, et non de la simple r&eacute;union de toutes les prises disponibles.</p>
<h2>Deux fins de face pens&eacute;es par Jimmy Page</h2>
<p>Apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement et les mixages vient une autre d&eacute;cision : dans quel ordre faire entendre les morceaux ? Page construit lui-m&ecirc;me la s&eacute;quence avant de la soumettre au groupe. Il la pense pour les deux faces du vinyle, chacune ayant sa conclusion : <em>Stairway to Heaven</em> termine la premi&egrave;re, <em>When the Levee Breaks</em> la seconde.</p>
<p>Ce dernier morceau occupe ainsi une place singuli&egrave;re &agrave; deux titres. Il ferme le disque et conserve le mixage r&eacute;alis&eacute; &agrave; Sunset Sound, alors que les autres sont repris. L&rsquo;&eacute;pisode des &eacute;coutes trompeuses &agrave; Los Angeles ne conduit donc pas &agrave; effacer enti&egrave;rement ce travail : une exception demeure dans la version publi&eacute;e.</p>
<p>L&rsquo;album que l&rsquo;usage appellera <em>Led Zeppelin IV</em> reste officiellement sans titre. Son identit&eacute; famili&egrave;re ne doit pas faire oublier cette particularit&eacute;. Diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, ce disque est aussi le r&eacute;sultat de d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes, depuis le choix des morceaux jusqu&rsquo;&agrave; leur place sur chacune des deux faces.</p>
<h2>Stairway to Heaven restera dans l&rsquo;album</h2>
<p>La place de <em>Stairway to Heaven</em> n&rsquo;est pas seulement une question d&rsquo;encha&icirc;nement. Aux &Eacute;tats-Unis, Atlantic demande &agrave; Jimmy Page d&rsquo;en faire un single. Le guitariste refuse : il veut que le morceau soit entendu dans l&rsquo;album et rejette la perspective d&rsquo;une version raccourcie. La demande commerciale se heurte ici &agrave; un choix artistique pr&eacute;cis, celui de pr&eacute;server le morceau dans son int&eacute;gralit&eacute; et dans son contexte.</p>
<p>Dans son essai consacr&eacute; &agrave; la chanson, Mick Wall rapporte cette explication de Page et rappelle un autre d&eacute;tail de fabrication : le solo est enregistr&eacute; &agrave; Basing Street sur une Telecaster offerte par Jeff Beck. Derri&egrave;re la d&eacute;cision de ne pas raccourcir la chanson se trouve donc aussi un enregistrement dont certains &eacute;l&eacute;ments ont une histoire bien pr&eacute;cise, jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;instrument utilis&eacute;.</p>
<p>En 2023, <em>Stairway to Heaven</em> entre au National Recording Registry am&eacute;ricain. Cette reconnaissance patrimoniale rejoint, plus d&rsquo;un demi-si&egrave;cle apr&egrave;s sa publication, l&rsquo;histoire d&rsquo;un morceau que Page avait choisi de laisser &agrave; sa place : &agrave; la fin de la premi&egrave;re face, au sein de l&rsquo;album.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.guitarworld.com/features/jimmy-page-led-zeppelin-iv-house-holy">entretien de Jimmy Page avec Guitar World</a> &eacute;claire l&rsquo;&eacute;pisode des mixages de Sunset Sound et l&rsquo;exception constitu&eacute;e par <em>When the Levee Breaks</em>. Dans <a href="https://www.villagevoice.com/an-interview-with-jimmy-page-turning-led-into-gold/">The Village Voice</a>, le guitariste revient sur la vie &agrave; Headley Grange et la construction des deux faces.</p>
<p>L&rsquo;<a href="https://lcweb2.loc.gov/static/programs/national-recording-preservation-board/documents/led-zeppelin.pdf">essai de Mick Wall consacr&eacute; &agrave; Stairway to Heaven</a>, h&eacute;berg&eacute; par la Library of Congress, rapporte les explications de Page sur son refus du single et retrace l&rsquo;enregistrement du solo.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Led Zeppelin IV</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Led Zeppelin</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 55 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 1971</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Jimmy Page refuse un single am&eacute;ricain de Stairway to Heaven.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Phil Collins : Both Sides, le choix des prises maison plutôt que des invités</title>
      <description><![CDATA[Avec Both Sides, Phil Collins pr&eacute;f&egrave;re ses propres prises aux contributions d&rsquo;Eric Clapton, de David Crosby ou de Bruce Hornsby. L&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans : un disque dont il joue tou...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/phil-collins-both-sides-le-choix-des-prises-maison-plutot-que-des-invites-834</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Both Sides</em>, Phil Collins pr&eacute;f&egrave;re ses propres prises aux contributions d&rsquo;Eric Clapton, de David Crosby ou de Bruce Hornsby. L&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 33 ans : un disque dont il joue tous les instruments, tout en conservant les voix et les bases enregistr&eacute;es chez lui.</strong></p>
<p></p>
<p>Eric Clapton, David Crosby et Bruce Hornsby &eacute;taient disponibles. Phil Collins aurait pu leur faire une place sur <em>Both Sides</em>. Il choisit de s&rsquo;en passer. Dans un entretien publi&eacute; par <em>Billboard</em> en octobre 1993, il explique cette d&eacute;cision sans d&eacute;tour : &laquo; I don&rsquo;t want anybody else&rsquo;s input. This is too private. &raquo; Il ne veut pas de contributions ext&eacute;rieures : ces chansons sont trop personnelles. Ce refus donne au projet sa r&egrave;gle de fabrication, avec Collins seul &agrave; l&rsquo;&eacute;criture, &agrave; la production et aux instruments.</p>
<h2>Des enregistrements maison qui deviennent le disque</h2>
<p>Les chansons prennent forme durant les derniers mois de 1992 et le premier semestre de 1993. Pour ce cinqui&egrave;me album studio solo, apr&egrave;s <em>&hellip;But Seriously</em>, Collins franchit une &eacute;tape pr&eacute;cise : pour la premi&egrave;re fois sur un album, il joue lui-m&ecirc;me tous les instruments. La solitude n&rsquo;est donc pas seulement un sujet d&rsquo;entretien ou une mani&egrave;re de pr&eacute;senter le disque. Elle se traduit dans l&rsquo;ex&eacute;cution m&ecirc;me des morceaux.</p>
<p>Chez lui, il travaille sur douze pistes. Il enregistre les bases instrumentales et les voix principales, puis conserve ces performances pour l&rsquo;album plut&ocirc;t que de les refaire syst&eacute;matiquement. Le travail domestique ne constitue donc pas seulement un brouillon destin&eacute; &agrave; guider des s&eacute;ances ult&eacute;rieures : une partie de ce que le public entendra est d&eacute;j&agrave; l&agrave;. Le choix est important, particuli&egrave;rement pour les voix, puisque les interpr&eacute;tations initiales trouvent leur place sur le disque achev&eacute;.</p>
<p>Cette autonomie musicale ne signifie pourtant pas que Collins r&eacute;alise tout sans aide. La finition se d&eacute;roule &agrave; The Farm, avec l&rsquo;ing&eacute;nieur Paul Gomersall et son assistant Mark Robinson. Batterie acoustique, ajouts de guitare et d&rsquo;harmonies, puis mixage compl&egrave;tent le travail commenc&eacute; &agrave; domicile. <em>Both Sides</em> se construit ainsi entre deux lieux : la maison, o&ugrave; naissent les enregistrements conserv&eacute;s, et le studio, o&ugrave; ils sont compl&eacute;t&eacute;s et assembl&eacute;s.</p>
<h2>Une chanson &eacute;crite, puis enregistr&eacute;e dans la nuit</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>I've Forgotten Everything</em> donne un exemple particuli&egrave;rement concret de cette m&eacute;thode. Au printemps 1993, &agrave; Londres, Collins entend Harry Connick Jr. interpr&eacute;ter <em>I Get Along Without You Very Well</em>, de Hoagy Carmichael. Cette prestation lui inspire une chanson. Quelques heures apr&egrave;s l&rsquo;avoir &eacute;crite, il l&rsquo;enregistre chez lui, de nuit.</p>
<p>C&rsquo;est cette prise nocturne qui demeure sur l&rsquo;album. Entre l&rsquo;&eacute;coute du morceau de Carmichael, l&rsquo;&eacute;criture et l&rsquo;enregistrement, le parcours est court ; il ne d&eacute;bouche pas sur une interpr&eacute;tation remplac&eacute;e ensuite par une autre. La chanson garde la performance r&eacute;alis&eacute;e au plus pr&egrave;s de sa composition. &Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle d&rsquo;un titre, elle rend tangible le parti pris de <em>Both Sides</em> : ne pas &eacute;carter les premiers enregistrements au seul motif qu&rsquo;ils ont &eacute;t&eacute; faits &agrave; la maison.</p>
<p>Une autre &oelig;uvre nourrit <em>Both Sides of the Story</em>, cette fois au cin&eacute;ma. La rencontre qui constitue le point culminant du r&eacute;cit est directement inspir&eacute;e de <em>Grand Canyon</em>, le film de Lawrence Kasdan. Le caract&egrave;re personnel revendiqu&eacute; par Collins n&rsquo;exclut donc pas les &oelig;uvres des autres : un concert peut d&eacute;clencher une chanson, un film fournir une situation. Ce qu&rsquo;il refuse ici, c&rsquo;est l&rsquo;intervention d&rsquo;autres musiciens dans leur r&eacute;alisation.</p>
<h2>Un disque sans invit&eacute;s, mais num&eacute;ro un britannique</h2>
<p>Publi&eacute; le 8 novembre 1993, <em>Both Sides</em> atteint la premi&egrave;re place du classement britannique, qu&rsquo;il occupe pendant une semaine, et reste vingt-cinq semaines dans l&rsquo;Official Albums Chart. L&rsquo;album, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, trouve ainsi son public sans les collaborations prestigieuses auxquelles Collins a renonc&eacute;.</p>
<p>Ce r&eacute;sultat accompagne un choix de fabrication tr&egrave;s concret : Collins n&rsquo;a pas demand&eacute; &agrave; d&rsquo;autres musiciens de reprendre les parties qu&rsquo;il avait jou&eacute;es. Et, pour <em>I've Forgotten Everything</em>, la voix enregistr&eacute;e chez lui quelques heures apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;criture n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; remplac&eacute;e : c&rsquo;est bien cette prise de nuit qui figure sur le disque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Les <a href="https://thegenesisarchive.co.uk/both-sides/">notes de pochette et cr&eacute;dits reproduits par The Genesis Archive</a> d&eacute;taillent le travail &agrave; domicile et la finition &agrave; The Farm.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Both Sides</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Phil Collins</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 33 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 1993</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Collins joue lui-m&ecirc;me tous les instruments de l&rsquo;album.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>R.E.M. : Green, changer de méthode sans lâcher les commandes</title>
      <description><![CDATA[&Agrave; 37 ans, Green raconte un tournant que R.E.M. ne voulait pas abandonner aux seules logiques commerciales. Derri&egrave;re le passage chez une major, il y a une mandoline qui d&eacute;place l&rsquo;&eacute;criture, des paroles voulu...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/r-e-m-green-changer-de-methode-sans-lacher-les-commandes-830</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>&Agrave; 37 ans, Green raconte un tournant que R.E.M. ne voulait pas abandonner aux seules logiques commerciales. Derri&egrave;re le passage chez une major, il y a une mandoline qui d&eacute;place l&rsquo;&eacute;criture, des paroles voulues plus directes et une chanson, Orange Crush, dont l&rsquo;accroche dissimule une d&eacute;nonciation de la guerre.</strong></p>
<p></p>
<p>Peter Buck ach&egrave;te une mandoline, puis se met &agrave; composer avec elle. Le geste est simple, mais il ouvre une autre voie au guitariste de R.E.M. Pour raconter le renouvellement de <em>Green</em>, c&rsquo;est un meilleur point de d&eacute;part que la signature d&rsquo;un contrat : le changement passe aussi par les instruments que les musiciens prennent en main et par les habitudes qu&rsquo;ils acceptent de remettre en question.</p>
<p>En mars 1989, Buck r&eacute;sume cette d&eacute;marche aupr&egrave;s du journaliste David Koen : &laquo; We threw away the blueprint for whatever was the R.E.M. sound. &raquo; Autrement dit, le groupe a jet&eacute; le plan de ce qui constituait jusque-l&agrave; son propre son. La formule ne d&eacute;crit pas une identit&eacute; impos&eacute;e de l&rsquo;ext&eacute;rieur, mais une rupture revendiqu&eacute;e par l&rsquo;un de ses artisans.</p>
<h2>Une mandoline plut&ocirc;t qu&rsquo;un mode d&rsquo;emploi</h2>
<p>Sur ce sixi&egrave;me album studio, paru le 8 novembre 1988 aux &Eacute;tats-Unis, les mandolines c&ocirc;toient notamment l&rsquo;accord&eacute;on de Mike Mills. L&rsquo;achat racont&eacute; par Buck ne rel&egrave;ve donc pas du simple accessoire : il l&rsquo;am&egrave;ne &agrave; &eacute;crire sur un autre instrument. Avant m&ecirc;me de parler d&rsquo;arrangements, c&rsquo;est la mani&egrave;re de faire na&icirc;tre les morceaux qui se d&eacute;place.</p>
<p>Le disque est coproduit par Scott Litt et R.E.M., enregistr&eacute; &agrave; Ardent, &agrave; Memphis, puis mix&eacute; &agrave; Bearsville, dans l&rsquo;&Eacute;tat de New York. Sur <em>World Leader Pretend</em>, cet &eacute;largissement prend une forme tr&egrave;s concr&egrave;te : Jane Scarpantoni intervient au violoncelle et Bucky Baxter &agrave; la pedal steel. Deux invit&eacute;s, deux instruments qui donnent une r&eacute;alit&eacute; pr&eacute;cise au renouvellement &eacute;voqu&eacute; par Buck.</p>
<p>La voix et les mots participent eux aussi &agrave; ce mouvement. Selon le guitariste, Michael Stipe cherche alors des paroles plus directes pour r&eacute;duire la distance avec le public. Cette volont&eacute; compte autant que les nouveaux instruments : R.E.M. ne modifie pas seulement ses moyens d&rsquo;expression, il repense aussi la fa&ccedil;on de s&rsquo;adresser &agrave; ceux qui l&rsquo;&eacute;coutent.</p>
<h2>Orange Crush, une accroche &agrave; double fond</h2>
<p><em>Orange Crush</em> offre un exemple pr&eacute;cis de ce rapport entre accessibilit&eacute; et gravit&eacute;. Mike Mills en explique le sujet sans d&eacute;tour : il s&rsquo;agit d&rsquo;une chanson antiguerre visant l&rsquo;utilisation de l&rsquo;agent orange au Vietnam. Le titre renvoie aussi, volontairement, &agrave; une boisson sucr&eacute;e. Le rapprochement est ironique : derri&egrave;re une r&eacute;f&eacute;rence famili&egrave;re se trouve un sujet terrible.</p>
<p>Ce contraste est au c&oelig;ur de l&rsquo;histoire du morceau. L&rsquo;accroche accessible ne signifie pas que R.E.M. aurait renonc&eacute; &agrave; aborder un sujet politique ; elle peut au contraire en masquer d&rsquo;abord la violence. L&rsquo;explication de Mills invite ainsi &agrave; d&eacute;passer la premi&egrave;re association sugg&eacute;r&eacute;e par le titre pour entendre ce que la chanson d&eacute;nonce.</p>
<p>Ces propos ont &eacute;t&eacute; recueillis pour un article de <em>Classic Rock</em> paru en juillet 2013. Ils &eacute;clairent r&eacute;trospectivement l&rsquo;un des titres de <em>Green</em>, album &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION : sous une formule imm&eacute;diatement reconnaissable, le groupe place une d&eacute;nonciation explicite de la guerre.</p>
<h2>Grandir, &agrave; condition de garder la main</h2>
<p>Le passage d&rsquo;I.R.S. &agrave; Warner Bros. accompagne cette p&eacute;riode de transformation, mais Mike Mills en souligne une condition d&eacute;cisive : le contr&ocirc;le cr&eacute;atif int&eacute;gral. Le choix de la maison de disques appartient donc bien &agrave; l&rsquo;histoire artistique de <em>Green</em>. Pour le groupe, changer d&rsquo;&eacute;chelle ne devait pas signifier confier &agrave; d&rsquo;autres les d&eacute;cisions concernant sa musique.</p>
<p>Les explications de Mills et le t&eacute;moignage contemporain de Buck se r&eacute;pondent. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, la libert&eacute; de d&eacute;cider figure parmi les raisons du nouveau contrat ; de l&rsquo;autre, le renouvellement instrumental et la recherche de paroles plus directes sont pr&eacute;sent&eacute;s comme des choix des musiciens. R&eacute;duire <em>Green</em> &agrave; son statut de premier album chez Warner ferait dispara&icirc;tre ces d&eacute;cisions tr&egrave;s concr&egrave;tes.</p>
<p>Le changement de dimension devient n&eacute;anmoins tangible. Le 15 mars 1989, <em>Phoenix New Times</em> rapporte que <em>Green</em> vient d&rsquo;obtenir un disque de platine et d&eacute;crit la tourn&eacute;e comme le premier v&eacute;ritable circuit d&rsquo;ar&eacute;nas du groupe. R.E.M. porte d&eacute;sormais devant ce public &eacute;largi un disque dont l&rsquo;une des bifurcations avait commenc&eacute; avec un simple achat de mandoline.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;<a href="https://www.phoenixnewtimes.com/music/those-rem-blinkety-blinks-6412942">entretien publi&eacute; par David Koen dans Phoenix New Times en mars 1989</a> restitue les explications de Peter Buck sur la mandoline, le renouvellement du groupe et les paroles de Michael Stipe. Le <a href="https://www.loudersound.com/bands-artists/interviews/orange-crush-rem">r&eacute;cit de Rob Hughes pour Classic Rock, repris par Louder</a>, apporte les propos de Mike Mills sur le sens d&rsquo;<em>Orange Crush</em> et l&rsquo;importance du contr&ocirc;le cr&eacute;atif.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Green</p>
<p><strong>Artiste :</strong> R.E.M.</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 37 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 1988</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> L&rsquo;achat d&rsquo;une mandoline conduit Peter Buck &agrave; composer autrement.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Pearl Thompson, le guitariste de The Cure revenu par le saxophone</title>
      <description><![CDATA[Pearl Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Pr&eacute;sent aux origines de The Cure, le musicien a quitt&eacute; la formation avant son premier album, puis l&rsquo;a retrouv&eacute;e par un chemin inattendu : le saxophone, avan...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/pearl-thompson-le-guitariste-de-the-cure-revenu-par-le-saxophone-832</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Pearl Thompson f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 69 ans. Pr&eacute;sent aux origines de The Cure, le musicien a quitt&eacute; la formation avant son premier album, puis l&rsquo;a retrouv&eacute;e par un chemin inattendu : le saxophone, avant de reprendre une place de guitariste et de se consacrer ensuite aux arts visuels.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans l&rsquo;histoire de Pearl Thompson avec The Cure, l&rsquo;instrument du retour n&rsquo;est pas celui que l&rsquo;on attend. Lorsque le musicien rejoint de nouveau le groupe en 1983, c&rsquo;est d&rsquo;abord au saxophone, sur des morceaux associ&eacute;s &agrave; <em>The Top</em>. Pour celui dont l&rsquo;ambition initiale &eacute;tait de devenir une figure locale de la guitare rock, ce deuxi&egrave;me d&eacute;part emprunte donc une autre voie.</p>
<p>La guitare revient pourtant rapidement dans ses attributions. Pendant la tourn&eacute;e de <em>The Top</em>, Thompson intervient &eacute;galement aux claviers, puis devient principalement guitariste. Ce passage d&rsquo;un instrument &agrave; l&rsquo;autre raconte une part essentielle de son parcours : sa place dans The Cure ne s&rsquo;est pas construite d&rsquo;un seul tenant, ni autour d&rsquo;une fonction immuable.</p>
<h2>Avant le premier album, une premi&egrave;re s&eacute;paration</h2>
<p>L&rsquo;histoire commence avec Easy Cure. Thompson fait partie de cette premi&egrave;re formation aux c&ocirc;t&eacute;s de Robert Smith, Michael Dempsey et Lol Tolhurst. Sa pr&eacute;sence appartient donc aux origines du groupe, avant les albums qui installeront le nom de The Cure. La guitare constitue alors le point de d&eacute;part de ses ambitions musicales.</p>
<p>Mais Thompson quitte cette formation avant la sortie de <em>Three Imaginary Boys</em>, le premier album de The Cure, paru en 1979. Cette s&eacute;paration explique une particularit&eacute; de son itin&eacute;raire : &ecirc;tre un musicien des premiers temps sans avoir particip&eacute; &agrave; ce premier disque. Son histoire avec le groupe comprend ainsi, d&egrave;s le d&eacute;part, une absence entre deux p&eacute;riodes de pr&eacute;sence.</p>
<h2>Une place qui change avec les instruments</h2>
<p>Le retour de 1983 ouvre un chapitre plus long. Le saxophone, puis la guitare et les claviers &eacute;largissent son r&ocirc;le au sein de la formation. R&eacute;duire Thompson &agrave; la seule guitare laisserait donc de c&ocirc;t&eacute; une partie de son activit&eacute;, particuli&egrave;rement visible autour de <em>The Top</em> et de sa tourn&eacute;e.</p>
<p>Cette polyvalence accompagne une relation avec The Cure faite de plusieurs d&eacute;parts et retrouvailles. Apr&egrave;s cette nouvelle p&eacute;riode, Thompson revient encore dans le groupe au cours des ann&eacute;es 2000, jusqu&rsquo;au d&eacute;but des ann&eacute;es 2010. Sans se confondre avec toute l&rsquo;histoire de la formation, son parcours en traverse ainsi plusieurs moments distincts.</p>
<p>The Cure, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, reste le principal groupe auquel son nom est associ&eacute;. Mais cette association recouvre des fonctions diff&eacute;rentes : membre des origines, musicien revenu par le saxophone, puis guitariste. C&rsquo;est cette succession de places qui donne son relief &agrave; sa trajectoire.</p>
<h2>Apr&egrave;s The Cure, la peinture et un nouveau nom</h2>
<p>Apr&egrave;s son dernier d&eacute;part, Reeves Gabrels prend sa place dans The Cure. Thompson se concentre alors sur les arts visuels et la peinture. Le r&eacute;cit se poursuit donc en dehors du groupe, dans une autre pratique artistique, sans qu&rsquo;il soit n&eacute;cessaire d&rsquo;y voir une retraite officielle de la musique.</p>
<p>Connu pendant ses ann&eacute;es avec The Cure sous le nom de Porl Thompson, l&rsquo;artiste adopte l&eacute;galement celui de Pearl Thompson en 2013. Ce changement constitue un rep&egrave;re personnel distinct des mouvements de personnel du groupe. Au terme de ces allers-retours, la peinture devient le centre de son activit&eacute; artistique.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p><a href="https://www.radiox.co.uk/artists/the-cure/band-name-meaning-history/">Le r&eacute;cit de Radio X consacr&eacute; aux origines du nom de The Cure</a> &eacute;claire le contexte des premi&egrave;res formations du groupe. Il renvoie notamment &agrave; la biographie officielle <em>Ten Imaginary Years</em> pour retracer cette p&eacute;riode.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Pearl Thompson</p>
<p><strong>Groupe :</strong> The Cure</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 69 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 8 novembre 1957</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Simply Red : Blue Eyed Soul, le refus du disque-bilan</title>
      <description><![CDATA[Avec Blue Eyed Soul, qui f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 7 ans, Simply Red choisissait l&rsquo;&eacute;lan plut&ocirc;t que la r&eacute;trospective. Mick Hucknall voulait prendre du plaisir, pousser sa voix et retrouver l&rsquo;&eacute;ne...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/simply-red-blue-eyed-soul-le-refus-du-disque-bilan-833</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/simply-red-blue-eyed-soul-le-refus-du-disque-bilan-833</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec Blue Eyed Soul, qui f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 7 ans, Simply Red choisissait l&rsquo;&eacute;lan plut&ocirc;t que la r&eacute;trospective. Mick Hucknall voulait prendre du plaisir, pousser sa voix et retrouver l&rsquo;&eacute;nergie du groupe en studio : un programme dont la fabrication r&eacute;serve quelques d&eacute;tails r&eacute;v&eacute;lateurs.</strong></p>
<p></p>
<p>Dans le refrain de &laquo; Thinking Of You &raquo;, un &laquo; BAM &raquo; a pris la place d&rsquo;un &laquo; YOU &raquo;. Ce minuscule changement raconte &agrave; sa fa&ccedil;on l&rsquo;ambition de <em>Blue Eyed Soul</em> : Mick Hucknall ne cherchait pas &agrave; dresser un bilan m&eacute;lancolique de son parcours. Pour ce douzi&egrave;me album studio de Simply Red, sorti le 8 novembre 2019, il avait explicitement &eacute;cart&eacute; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un disque sombre tourn&eacute; vers sa propre histoire.</p>
<p>&laquo; Je voulais quelque chose de percutant. Je veux prendre du bon temps &raquo;, expliquait-il dans le communiqu&eacute; accompagnant le projet. Cette envie ne concernait pas seulement l&rsquo;humeur du disque. Hucknall souhaitait aussi solliciter davantage sa voix. Plut&ocirc;t que de regarder derri&egrave;re lui, il se donnait donc un d&eacute;fi d&rsquo;interpr&egrave;te, &agrave; mettre &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve avec ses musiciens.</p>
<h2>Le groupe comme point de d&eacute;part</h2>
<p>Les dix chansons sont &eacute;crites par Hucknall et produites par Andy Wright, son collaborateur de longue date. Pour les enregistrer, l&rsquo;&eacute;quipe privil&eacute;gie le jeu en conditions live, avec peu d&rsquo;ajouts ult&eacute;rieurs. Le principe est concret : faire de l&rsquo;ex&eacute;cution collective le socle du disque, plut&ocirc;t que de construire syst&eacute;matiquement les morceaux par couches successives.</p>
<p>British Grove, &agrave; Londres, fait partie des lieux de cette fabrication, qui comprend &eacute;galement des prises &agrave; Southwest Studios et &agrave; domicile. Mais c&rsquo;est surtout le choix du jeu ensemble qui &eacute;claire l&rsquo;intention annonc&eacute;e : l&rsquo;&eacute;nergie recherch&eacute;e devait d&rsquo;abord passer par la rencontre entre le chanteur et le groupe.</p>
<p>Les r&eacute;f&eacute;rences revendiqu&eacute;es dessinent un cap soul et funk : Isaac Hayes, Curtis Mayfield, James Brown, Bobby &laquo; Blue &raquo; Bland et Tower of Power. Ces noms donnent un cadre pr&eacute;cis au projet de Hucknall. Il ne s&rsquo;agit pas pour lui de raconter sa carri&egrave;re, mais de travailler dans le sillage de ces artistes, avec le plaisir de chanter plac&eacute; au premier plan.</p>
<h2>&laquo; Thinking Of You &raquo;, une prise live transform&eacute;e</h2>
<p>Le morceau d&rsquo;ouverture montre toutefois que cette m&eacute;thode n&rsquo;interdit pas les transformations apr&egrave;s l&rsquo;enregistrement. &laquo; Thinking Of You &raquo; est d&rsquo;abord jou&eacute; et enregistr&eacute; en live par Hucknall et le groupe. Andy Wright ajoute ensuite de l&rsquo;instrumentation. Le chanteur appr&eacute;cie cette version plus &eacute;nergique, qui est retenue pour ouvrir l&rsquo;album.</p>
<p>Le passage de &laquo; YOU &raquo; &agrave; &laquo; BAM &raquo; dans le refrain appartient &agrave; la m&ecirc;me histoire de fabrication. Une chanson d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute;e peut encore changer de relief par un ajout instrumental ou par le remplacement d&rsquo;un seul mot. Ici, la prise collective reste le d&eacute;part du travail, pas une r&egrave;gle emp&ecirc;chant toute intervention du producteur.</p>
<p>Hucknall ne s&rsquo;arr&ecirc;te d&rsquo;ailleurs ni &agrave; l&rsquo;&eacute;criture ni au chant : il est &eacute;galement cr&eacute;dit&eacute; au mixage de l&rsquo;album, &agrave; l&rsquo;exception de &laquo; Thinking Of You &raquo;, mix&eacute; par Gavin Goldberg. Son implication accompagne ainsi les chansons jusqu&rsquo;&agrave; cette derni&egrave;re &eacute;tape de leur mise en forme sonore.</p>
<h2>&laquo; Sweet Child &raquo;, penser &agrave; ceux qui viennent apr&egrave;s</h2>
<p>Le d&eacute;sir de faire un disque &eacute;nergique n&rsquo;exclut pas les questions graves. Avec &laquo; Sweet Child &raquo;, Hucknall d&eacute;place le regard vers les enfants et la responsabilit&eacute; des adultes. Dans le communiqu&eacute; accompagnant la chanson, il demande en substance si nous leur laisserons un monde en meilleur &eacute;tat, ou si nous sommes en train de leur faire d&eacute;faut.</p>
<p>Ce propos interg&eacute;n&eacute;rationnel apporte un contrepoint au refus du disque-bilan. Hucknall ne veut pas consacrer l&rsquo;album &agrave; une r&eacute;trospective sombre de sa vie, mais il y fait place &agrave; une interrogation sur ce qui sera transmis. Le regard se porte cette fois vers l&rsquo;avenir des autres, plut&ocirc;t que vers son propre pass&eacute;.</p>
<p>&laquo; Sweet Child &raquo; b&eacute;n&eacute;ficie aussi d&rsquo;un arrangement de cordes sign&eacute; Peter-John Vettese. Celui-ci intervient &eacute;galement sur &laquo; Tonight &raquo;, avec un arrangement de cordes programm&eacute;. Ces contributions rappellent que le parti pris live laisse une place &agrave; un travail d&rsquo;arrangement sp&eacute;cifique selon les chansons.</p>
<p><em>Blue Eyed Soul</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, atteindra la sixi&egrave;me place du classement britannique des albums. Mais son histoire de studio tient dans des d&eacute;cisions plus petites et plus concr&egrave;tes : un chanteur qui veut se mettre au d&eacute;fi, un producteur qui retravaille une prise collective et, &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e du disque, ce &laquo; BAM &raquo; finalement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; au mot initial.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Les <a href="https://www.simplyred.com/archive/thinking-of-you/">archives officielles de Simply Red sur &laquo; Thinking Of You &raquo;</a> racontent les ajouts d&rsquo;Andy Wright et la modification du refrain.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Blue Eyed Soul</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Simply Red</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 7 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 8 novembre 2019</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> &laquo; Thinking Of You &raquo; : &laquo; BAM &raquo; remplace &laquo; YOU &raquo; au refrain.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Cage The Elephant présente « Make It Easy » avant l’album « Dying in Reverse »</title>
      <description><![CDATA[Un single pour le septi&egrave;me album
Cage The Elephant a publi&eacute; &laquo; Make It Easy &raquo; le 5 novembre 2026. Ce single de 3 minutes et 17 secondes accompagne l&rsquo;annonce de Dying in Reverse, attendu le 5 f&eacu...]]></description>
      <pubDate>Sat, 07 Nov 2026 07:17:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/cage-the-elephant-presente-make-it-easy-avant-l-album-dying-in-reverse-837</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/cage-the-elephant-presente-make-it-easy-avant-l-album-dying-in-reverse-837</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<h2>Un single pour le septi&egrave;me album</h2>
<p>Cage The Elephant a publi&eacute; &laquo; Make It Easy &raquo; le 5 novembre 2026. Ce single de 3 minutes et 17 secondes accompagne l&rsquo;annonce de <em>Dying in Reverse</em>, attendu le 5 f&eacute;vrier 2027 chez Big Loud Rock. Pr&eacute;sent&eacute; comme le septi&egrave;me album du groupe, le disque sera aussi son premier depuis son d&eacute;part de RCA. La sortie associe ainsi la pr&eacute;sentation d&rsquo;un nouveau morceau &agrave; un changement de cadre discographique.</p>
<p>&laquo; Make It Easy &raquo; rejoint &laquo; Beaches In Tennessee &raquo; et &laquo; Dying in Reverse &raquo;, &eacute;galement associ&eacute;s au futur album. Dans la liste des titres d&eacute;voil&eacute;e par Rolling Stone, il occupe la deuxi&egrave;me place, apr&egrave;s &laquo; Influence &raquo; et juste avant &laquo; Beaches In Tennessee &raquo;. Le morceau prend donc place d&egrave;s le d&eacute;but du disque, plut&ocirc;t que dans sa seconde moiti&eacute;.</p>
<h2>Une premi&egrave;re pr&eacute;sentation chez Jimmy Kimmel</h2>
<p>Avant sa sortie officielle sur les plateformes, la chanson a &eacute;t&eacute; interpr&eacute;t&eacute;e dans <em>Jimmy Kimmel Live!</em>. Cette premi&egrave;re pr&eacute;sentation t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e, rapport&eacute;e par iDobi, a pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la publication num&eacute;rique du single. Le public a ainsi pu d&eacute;couvrir le morceau en prestation avant de disposer de sa version commercialis&eacute;e le 5 novembre.</p>
<p>Selon Gig Noise, cette apparition s&rsquo;inscrivait dans une semaine comprenant &eacute;galement une prestation dans une salle de Los Angeles. Le lancement de &laquo; Make It Easy &raquo; s&rsquo;est donc accompagn&eacute; de rendez-vous sur sc&egrave;ne et &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision. La captation de <em>Jimmy Kimmel Live!</em> constitue, dans ce contexte, un contenu visuel directement li&eacute; &agrave; la pr&eacute;sentation de la chanson, distinct de sa sortie officielle.</p>
<h2>Groove d&eacute;contract&eacute; et harmonies au refrain</h2>
<p>Dans sa pr&eacute;sentation du single, Consequence met en avant un groove d&eacute;contract&eacute;, des guitares chaleureuses et des harmonies particuli&egrave;rement audibles dans le refrain. iDobi situe pour sa part la chanson du c&ocirc;t&eacute; de l&rsquo;indie rock. Ces descriptions dessinent un morceau dont l&rsquo;accompagnement et les voix constituent les principaux points d&rsquo;appui relev&eacute;s par les deux m&eacute;dias.</p>
<p>La lecture de Consequence insiste autant sur la souplesse rythmique que sur la pr&eacute;sence des guitares. Elle accorde aussi une place pr&eacute;cise au refrain, &agrave; travers les harmonies vocales. Ce sont des indications sur le traitement musical du titre, plut&ocirc;t qu&rsquo;une explication de son propos : aucune d&eacute;claration de Matt Shultz ne vient ici pr&eacute;ciser le sens des paroles.</p>
<h2>Deux fratries autour de la production</h2>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de <em>Dying in Reverse</em>, Gig Noise d&eacute;crit une collaboration r&eacute;unissant Matthew et Brad Shultz avec Justin Raisen et Jeremiah Raisen, &eacute;galement connu sous le nom de SADPONY. Ces derniers sont cit&eacute;s parmi les producteurs ou collaborateurs du disque. Il s&rsquo;agit de cr&eacute;dits portant sur l&rsquo;album, qui ne permettent pas d&rsquo;attribuer &agrave; chacun un r&ocirc;le d&eacute;taill&eacute; sur &laquo; Make It Easy &raquo;.</p>
<p>Dans une d&eacute;claration issue du communiqu&eacute; de presse et relay&eacute;e par Consequence, Matt Shultz pr&eacute;sente l&rsquo;album comme un disque particuli&egrave;rement important pour le groupe. Le chanteur exprime &eacute;galement son attachement au projet et son impatience de le partager. Ses propos concernent l&rsquo;ensemble de <em>Dying in Reverse</em> : ils &eacute;clairent l&rsquo;importance que le groupe lui accorde, sans en d&eacute;tailler le concept. &laquo; Make It Easy &raquo; en fournit d&eacute;sormais un extrait suppl&eacute;mentaire avant la sortie annonc&eacute;e pour f&eacute;vrier 2027.</p>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Sharleen Spiteri, l’art de réinventer Texas sans repartir de zéro</title>
      <description><![CDATA[Sharleen Spiteri f&ecirc;te ses 59 ans ce 7 novembre 2026. De la premi&egrave;re chanson &eacute;crite avec Johnny McElhone aux morceaux retrouv&eacute;s pour l&rsquo;album Hi, la chanteuse de Texas a fait du renouvellement une hi...]]></description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/sharleen-spiteri-l-art-de-reinventer-texas-sans-repartir-de-zero-827</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sharleen Spiteri f&ecirc;te ses 59 ans ce 7 novembre 2026. De la premi&egrave;re chanson &eacute;crite avec Johnny McElhone aux morceaux retrouv&eacute;s pour l&rsquo;album <em>Hi</em>, la chanteuse de Texas a fait du renouvellement une histoire collective, entre fid&eacute;lit&eacute; d&rsquo;&eacute;criture et nouvelles fa&ccedil;ons de travailler.</strong></p>
<p></p>
<p>Une chanson inachev&eacute;e n&rsquo;est pas n&eacute;cessairement une chanson abandonn&eacute;e. Avec <em>Mr Haze</em>, Texas en a donn&eacute; un exemple concret : un morceau retrouv&eacute;, retravaill&eacute;, puis associ&eacute; &agrave; un sample de <em>Love&rsquo;s Unkind</em> de Donna Summer. Paru sur l&rsquo;album <em>Hi</em> en 2021, le titre r&eacute;unit ainsi deux gestes : reprendre une id&eacute;e laiss&eacute;e en suspens et lui donner une autre forme. Une mani&egrave;re particuli&egrave;rement &eacute;clairante d&rsquo;aborder le parcours de Sharleen Spiteri, chanteuse, guitariste et auteure-compositrice dont l&rsquo;histoire reste &eacute;troitement li&eacute;e &agrave; celle de son groupe.</p>
<p>La red&eacute;couverte de chansons inutilis&eacute;es datant de la p&eacute;riode de <em>White on Blonde</em> a contribu&eacute; &agrave; relancer la cr&eacute;ation de <em>Hi</em>. Il ne s&rsquo;agissait pourtant pas simplement de publier des archives. L&rsquo;album m&ecirc;le des compositions nouvelles &agrave; des morceaux retrouv&eacute;s puis remani&eacute;s : le pass&eacute; y devient un mat&eacute;riau de travail, plut&ocirc;t qu&rsquo;un r&eacute;pertoire &agrave; reproduire &agrave; l&rsquo;identique.</p>
<h2>Une premi&egrave;re chanson pour point d&rsquo;ancrage</h2>
<p>Pour comprendre cette continuit&eacute;, il faut revenir au tandem form&eacute; par Sharleen Spiteri et Johnny McElhone. Texas na&icirc;t &agrave; Glasgow en 1986, avec &eacute;galement Ally McErlaine. Trois ans plus tard para&icirc;t <em>I Don&rsquo;t Want a Lover</em>, premier single qui impose rapidement le groupe et figure sur son premier album, <em>Southside</em>. Ce d&eacute;but public correspond aussi &agrave; un commencement dans leur travail d&rsquo;&eacute;criture.</p>
<p>&laquo; I Don&rsquo;t Want a Lover was the first song that we ever wrote together &raquo;, a racont&eacute; Spiteri : c&rsquo;&eacute;tait la toute premi&egrave;re chanson qu&rsquo;elle et McElhone avaient &eacute;crite ensemble. Le titre ne repr&eacute;sente donc pas seulement la perc&eacute;e de Texas en 1989. Il fixe aussi le point de d&eacute;part d&rsquo;une collaboration qui restera centrale dans la cr&eacute;ation du groupe.</p>
<p>Cette association n&rsquo;efface pas la contribution individuelle de chacun. Spiteri le r&eacute;sume ainsi : &laquo; I&rsquo;m a songwriter myself, and Johnny is a songwriter himself. &raquo; Tous deux &eacute;crivent des chansons ; leur travail commun r&eacute;unit ces deux pratiques. &Agrave; cette dimension collective s&rsquo;ajoute, chez la chanteuse, un go&ucirc;t ancien pour les histoires et la narration, qu&rsquo;elle relie elle-m&ecirc;me &agrave; son approche des paroles.</p>
<h2>Changer de registre, jusqu&rsquo;&agrave; Wu-Tang Clan</h2>
<p>Texas ne s&rsquo;est pas limit&eacute; &agrave; la guitare-pop de ses d&eacute;buts. Le groupe a progressivement &eacute;largi son registre vers la soul, la dance et la pop. <em>White on Blonde</em>, paru en 1997, constitue le grand tournant commercial de cette trajectoire et reste son album le plus vendu. <em>The Hush</em> suit en 1999, dans le prolongement de cette p&eacute;riode de succ&egrave;s.</p>
<p>Cette &eacute;volution ne passe pas uniquement par les albums. Une m&ecirc;me chanson peut aussi changer de cadre : <em>Say What You Want</em> existe dans sa version originale de Texas et dans une version r&eacute;alis&eacute;e avec Wu-Tang Clan. Spiteri a racont&eacute; avoir d&rsquo;abord h&eacute;sit&eacute; &agrave; se lancer dans cette collaboration. Celle-ci est pourtant devenue un &eacute;pisode important de l&rsquo;histoire du morceau, dont elle a &eacute;largi l&rsquo;identit&eacute; sonore.</p>
<p>Le parcours de Texas se lit ainsi &agrave; travers plusieurs formes de transformation : un registre qui s&rsquo;ouvre, une chanson revisit&eacute;e avec d&rsquo;autres artistes, un partenariat d&rsquo;&eacute;criture qui demeure. Le groupe figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Mais derri&egrave;re les titres familiers, ces changements successifs rappellent que son r&eacute;pertoire ne s&rsquo;est pas construit selon une formule unique.</p>
<h2>Quatre lieux, trois morceaux suppl&eacute;mentaires</h2>
<p>Avec <em>Hi</em>, ce renouvellement touche aussi l&rsquo;organisation du travail. Pendant le premier confinement, Spiteri, Johnny McElhone, Jack McElhone et Angelica Bjornsson &eacute;crivent &agrave; distance, depuis le pays de Galles, Glasgow, Los Angeles et la Su&egrave;de. L&rsquo;&eacute;quipe de composition conserve son fonctionnement collectif, mais doit d&eacute;sormais travailler sans &ecirc;tre r&eacute;unie dans un m&ecirc;me lieu.</p>
<p>Spiteri ne pr&eacute;sentera pas la visioconf&eacute;rence comme sa m&eacute;thode pr&eacute;f&eacute;r&eacute;e pour l&rsquo;avenir. Elle a n&eacute;anmoins permis d&rsquo;&eacute;crire et d&rsquo;enregistrer trois morceaux suppl&eacute;mentaires pendant cette p&eacute;riode. L&rsquo;exp&eacute;rience compl&egrave;te donc le travail engag&eacute; autour des chansons retrouv&eacute;es : <em>Hi</em> ne regarde pas seulement vers les r&eacute;serves du groupe, il accueille &eacute;galement des compositions n&eacute;es dans ces conditions particuli&egrave;res.</p>
<p>Entre la premi&egrave;re chanson &eacute;crite avec McElhone et ces s&eacute;ances &agrave; distance, les outils et les interlocuteurs se sont diversifi&eacute;s. Le geste reste concret : reprendre une id&eacute;e, &eacute;crire ensemble, chercher une nouvelle forme. Sur <em>Mr Haze</em>, cela aboutit &agrave; la rencontre d&rsquo;un morceau inachev&eacute; de Texas avec un sample de Donna Summer.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;entretien de Sharleen Spiteri avec <a href="https://www.popmatters.com/sharleen-spiteri-texas-2021-interview/2">PopMatters</a> &eacute;claire la fabrication de <em>Hi</em>, les morceaux retrouv&eacute;s et la construction de <em>Mr Haze</em>. Son &eacute;change avec <a href="https://www.vulture.com/2022/02/sharleen-spiteri-on-the-best-of-texas-and-brits-with-wu-tang.html">Vulture</a> revient sur la premi&egrave;re composition avec Johnny McElhone et les transformations de Texas, notamment autour de Wu-Tang Clan.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Sharleen Spiteri</p>
<p><strong>Groupe :</strong> Texas</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 59 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 7 novembre 1967</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Texas : Red Book, entre collaborations pop et duo avec Paul Buchanan</title>
      <description><![CDATA[Avec Red Book, Texas ouvre sa pop &agrave; Brian Higgins et Dallas Austin, tout en invitant Paul Buchanan &agrave; partager le micro avec Sharleen Spiteri. Paru le 7 novembre 2005, l&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 21...]]></description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 23:10:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/texas-red-book-entre-collaborations-pop-et-duo-avec-paul-buchanan-831</link>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec <em>Red Book</em>, Texas ouvre sa pop &agrave; Brian Higgins et Dallas Austin, tout en invitant Paul Buchanan &agrave; partager le micro avec Sharleen Spiteri. Paru le 7 novembre 2005, l&rsquo;album f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 21 ans : derri&egrave;re <em>Getaway</em>, il r&eacute;v&egrave;le un jeu de collaborations dont les critiques de l&rsquo;&eacute;poque ont retenu des effets bien diff&eacute;rents.</strong></p>
<p></p>
<p>Sur <em>Sleep</em>, Texas fait une place &agrave; une autre voix : celle de Paul Buchanan, le chanteur de The Blue Nile. Face &agrave; Sharleen Spiteri, cet invit&eacute; ne passe pas inaper&ccedil;u. Au point que deux critiques contemporaines, toutes deux sensibles &agrave; sa pr&eacute;sence, ne d&eacute;crivent pas tout &agrave; fait le m&ecirc;me &eacute;quilibre. Cette rencontre vocale donne une porte d&rsquo;entr&eacute;e dans <em>Red Book</em> : un disque o&ugrave; les contributions ext&eacute;rieures comptent, sans que Johnny McElhone cesse d&rsquo;occuper le centre de la fabrication.</p>
<h2>Johnny McElhone au centre, Brian Higgins sur quatre titres</h2>
<p>Cr&eacute;dit&eacute; sous le nom de Johnny Mac, McElhone est le principal pivot de la production. Autour de lui, les collaborations prennent plusieurs formes. Brian Higgins, de Xenomania, cosigne et coproduit quatre morceaux : <em>Can&rsquo;t Resist</em>, <em>Cry</em>, <em>Get Down Tonight</em> et <em>Bad Weather</em>. Son intervention ne se limite donc pas &agrave; une contribution isol&eacute;e : elle s&rsquo;&eacute;tend &agrave; l&rsquo;&eacute;criture comme &agrave; la production d&rsquo;une partie du disque.</p>
<p>Dallas Austin intervient, lui, sur <em>What About Us</em>, qu&rsquo;il produit avec McElhone en coproducteur. Ces cr&eacute;dits dessinent une organisation pr&eacute;cise : Texas conserve un membre du groupe au c&oelig;ur du travail, tout en associant d&rsquo;autres producteurs &agrave; certains morceaux. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un album enti&egrave;rement confi&eacute; &agrave; une seule &eacute;quipe ext&eacute;rieure, mais de plusieurs collaborations r&eacute;unies autour d&rsquo;un m&ecirc;me point d&rsquo;ancrage.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;&eacute;coute, Ben Hogwood, dans musicOMH, rel&egrave;ve des touches &eacute;lectroniques ajout&eacute;es &agrave; la batterie et &agrave; la basse, particuli&egrave;rement sur <em>Get Down Tonight</em>. Il formule aussi une r&eacute;serve : cette production tr&egrave;s stratifi&eacute;e peut, &agrave; ses oreilles, masquer les guitares d&rsquo;Ally McErlaine. Son commentaire fait appara&icirc;tre la tension sonore du disque, entre l&rsquo;enrichissement des arrangements et la place laiss&eacute;e aux instruments du groupe. C&rsquo;est un jugement critique, plut&ocirc;t que le r&eacute;cit d&rsquo;une intention revendiqu&eacute;e par Texas.</p>
<h2>Getaway, une porte d&rsquo;entr&eacute;e &agrave; plusieurs signatures</h2>
<p>Premier single de l&rsquo;album, <em>Getaway</em> associe &agrave; l&rsquo;&eacute;criture Sharleen Spiteri, Johnny McElhone et Robert Hodgens. Ce dernier participe &eacute;galement aux ch&oelig;urs : sa contribution ne s&rsquo;arr&ecirc;te donc pas &agrave; la composition. La chanson, diffus&eacute;e sur RADIO COLLECTION, offre ainsi un autre exemple de cette fabrication collective, cette fois jusque dans les voix enregistr&eacute;es.</p>
<p>Dans PopMatters, Adam Besenyodi rapproche <em>Getaway</em> des r&eacute;ussites de Texas &agrave; la fin des ann&eacute;es 1990. Ce regard nuance l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une rupture port&eacute;e par les nouveaux collaborateurs : pour ce critique, le morceau renvoie aussi &agrave; une p&eacute;riode ant&eacute;rieure du groupe. Il inscrit d&rsquo;ailleurs l&rsquo;ensemble de <em>Red Book</em> dans une lecture de retour en forme apr&egrave;s <em>Careful What You Wish For</em>, et lui attribue la note de 8/10.</p>
<h2>Sleep, deux voix et deux fa&ccedil;ons d&rsquo;entendre le duo</h2>
<p>Avec <em>Sleep</em>, la collaboration devient imm&eacute;diatement identifiable par les interpr&egrave;tes : Sharleen Spiteri et Paul Buchanan chantent ensemble. Ben Hogwood distingue le morceau parmi les moments forts de l&rsquo;album. Adam Besenyodi appr&eacute;cie lui aussi l&rsquo;invitation du chanteur de The Blue Nile, mais juge que celui-ci domine parfois sa partenaire. Une m&ecirc;me rencontre suscite ainsi l&rsquo;adh&eacute;sion, tout en soulevant la question de l&rsquo;&eacute;quilibre entre les deux voix.</p>
<p>Ces r&eacute;actions contrast&eacute;es accompagnent un accueil commercial plus favorable en France, o&ugrave; <em>Red Book</em> atteint la neuvi&egrave;me place, qu&rsquo;au Royaume-Uni, o&ugrave; il se classe seizi&egrave;me. Mais le duo de <em>Sleep</em> raconte plus concr&egrave;tement la singularit&eacute; de ce disque que ces deux positions : Texas y accueille un chanteur dont la pr&eacute;sence devient, pour les critiques, l&rsquo;un des &eacute;v&eacute;nements de l&rsquo;album.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.musicomh.com/reviews/albums/texas-red-book">critique de Ben Hogwood pour musicOMH</a> &eacute;claire les textures &eacute;lectroniques du disque, la place des guitares et le duo <em>Sleep</em>. Celle d&rsquo;<a href="https://www.popmatters.com/texas-redbook-2496096407.html">Adam Besenyodi dans PopMatters</a> apporte un autre regard sur cette rencontre vocale et replace <em>Getaway</em> dans le parcours de Texas.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Red Book</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Texas</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 21 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 7 novembre 2005</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Paul Buchanan partage le micro avec Sharleen Spiteri sur Sleep.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Lorde, de « Royals » à « Solar Power », l’art de changer de cap</title>
      <description><![CDATA[Lorde f&ecirc;te ses 30 ans ce 7 novembre 2026. De la pop d&eacute;pouill&eacute;e de &laquo; Royals &raquo; au tournant plus apais&eacute; de Solar Power, l&rsquo;autrice-compositrice n&eacute;o-z&eacute;landaise a fait &eacute;v...]]></description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/lorde-de-royals-a-solar-power-l-art-de-changer-de-cap-826</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/lorde-de-royals-a-solar-power-l-art-de-changer-de-cap-826</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Lorde f&ecirc;te ses 30 ans ce 7 novembre 2026. De la pop d&eacute;pouill&eacute;e de &laquo; Royals &raquo; au tournant plus apais&eacute; de <em>Solar Power</em>, l&rsquo;autrice-compositrice n&eacute;o-z&eacute;landaise a fait &eacute;voluer son &eacute;criture sans rester enferm&eacute;e dans la formule de ses d&eacute;buts.</strong></p>
<p></p>
<p>Une adolescente qui r&eacute;cuse les signes ext&eacute;rieurs de richesse devient num&eacute;ro un avec une chanson : le paradoxe accompagne la perc&eacute;e de Lorde. En 2013, <em>Royals</em> place au premier plan une voix, un texte et une production sobre. &Agrave; 16 ans, elle atteint le sommet du Billboard Hot 100 avec un morceau qui prend ses distances avec les d&eacute;monstrations de prestige d&rsquo;une partie de la pop. Son entr&eacute;e dans les classements internationaux se fait ainsi avec une chanson qui conteste les valeurs qu&rsquo;elle y voit expos&eacute;es.</p>
<h2>Avec Joel Little, trouver la force du d&eacute;pouillement</h2>
<p>N&eacute;e le 7 novembre 1996 &agrave; Auckland, Ella Marija Lani Yelich-O&rsquo;Connor entre tr&egrave;s t&ocirc;t dans le circuit professionnel. Rep&eacute;r&eacute;e apr&egrave;s une prestation dans un spectacle de talents, elle signe &agrave; 12 ans un contrat de d&eacute;veloppement avec Universal Music Group. Cette premi&egrave;re &eacute;tape pr&eacute;c&egrave;de l&rsquo;affirmation de son identit&eacute; d&rsquo;autrice : en 2011, elle commence &agrave; interpr&eacute;ter ses propres chansons, avant d&rsquo;adopter le nom de Lorde.</p>
<p>La rencontre avec Joel Little donne une forme d&eacute;cisive &agrave; ces d&eacute;buts. Auteur-compositeur et producteur lui aussi originaire d&rsquo;Auckland, il travaille avec elle &agrave; une pop &eacute;lectronique d&eacute;pouill&eacute;e, centr&eacute;e sur la voix et les paroles. La sobri&eacute;t&eacute; n&rsquo;est pas seulement un d&eacute;cor sonore : elle laisse une place essentielle au texte. <em>Royals</em>, qu&rsquo;ils &eacute;crivent ensemble, r&eacute;unit cette &eacute;conomie de moyens et le refus des obsessions mat&eacute;rielles qui distingue imm&eacute;diatement la chanson.</p>
<p>Le succ&egrave;s d&eacute;passe bient&ocirc;t celui d&rsquo;un seul titre. <em>Pure Heroine</em>, dont <em>Royals</em> devient le centre de gravit&eacute;, atteint la troisi&egrave;me place du Billboard 200 et la quatri&egrave;me du classement britannique des albums. En 2014, la chanson re&ccedil;oit deux Grammy Awards : celui de la chanson de l&rsquo;ann&eacute;e et celui de la meilleure performance pop solo. La reconnaissance porte donc &agrave; la fois sur l&rsquo;&eacute;criture et sur l&rsquo;interpr&eacute;tation.</p>
<p>Cette perc&eacute;e fournit un point de d&eacute;part tr&egrave;s identifiable : une pop capable de prendre de l&rsquo;ampleur sans surench&egrave;re dans la production. Lorde, qui figure &eacute;galement parmi les artistes diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION, ne conservera pourtant pas le m&ecirc;me registre d&rsquo;un disque &agrave; l&rsquo;autre. Le d&eacute;pouillement des d&eacute;buts ouvre une trajectoire, plut&ocirc;t qu&rsquo;il n&rsquo;en fixe toutes les r&egrave;gles.</p>
<h2>De la tension de &laquo; Melodrama &raquo; &agrave; l&rsquo;&eacute;claircie de &laquo; Solar Power &raquo;</h2>
<p>Avec <em>Melodrama</em>, le r&eacute;cit se d&eacute;place vers le chagrin amoureux et les exc&egrave;s de la jeunesse. Le changement concerne autant les sujets que la tonalit&eacute; de l&rsquo;ensemble. Apr&egrave;s les observations et le rejet de l&rsquo;opulence associ&eacute;s &agrave; <em>Royals</em>, les sentiments et leurs d&eacute;bordements occupent le premier plan. L&rsquo;&eacute;criture suit ainsi un autre terrain, sans se contenter de prolonger le propos qui avait accompagn&eacute; la perc&eacute;e internationale.</p>
<p><em>Solar Power</em>, en 2021, marque une nouvelle rupture. &Agrave; la tension pop de <em>Pure Heroine</em> et de <em>Melodrama</em> succ&egrave;de une tonalit&eacute; plus apais&eacute;e. Lorde pr&eacute;sente la chanson-titre comme n&eacute;e d&rsquo;une &eacute;piphanie. Ce morceau poss&egrave;de aussi une fonction pr&eacute;cise dans la construction du disque : il est le premier qu&rsquo;elle &eacute;crit pour ce projet, et elle sait qu&rsquo;il doit en &ecirc;tre l&rsquo;ouverture.</p>
<p>&laquo; C&rsquo;est la premi&egrave;re que j&rsquo;ai &eacute;crite pour l&rsquo;album, et j&rsquo;ai toujours su qu&rsquo;elle l&rsquo;ouvrirait &raquo;, explique-t-elle dans la pr&eacute;sentation de <em>Solar Power</em> propos&eacute;e par Apple Music. Cette remarque donne un aper&ccedil;u concret de la composition d&rsquo;un album : une chanson peut &ecirc;tre &agrave; la fois son point de d&eacute;part et celle qui en fixe le seuil pour l&rsquo;auditeur.</p>
<p>Jack Antonoff compte parmi les collaborateurs de cette p&eacute;riode. Lorde raconte notamment avoir commenc&eacute; une chanson de l&rsquo;album pendant un vol vers Los Angeles, o&ugrave; elle se rendait pour &eacute;crire avec lui. Le d&eacute;tail ram&egrave;ne la transformation artistique &agrave; un geste de travail : avant de devenir un disque au climat distinct, <em>Solar Power</em> se construit aussi par des morceaux commenc&eacute;s en chemin.</p>
<h2>&laquo; Virgin &raquo;, un nouveau d&eacute;part revendiqu&eacute;</h2>
<p>Apr&egrave;s <em>Solar Power</em>, l&rsquo;annonce de <em>Virgin</em>, quatri&egrave;me album annonc&eacute; pour le 27 juin 2025, ouvre une autre s&eacute;quence. <em>What Was That</em> en constitue le premier aper&ccedil;u. &Agrave; propos de sa cr&eacute;ation, Lorde d&eacute;clare &agrave; <em>Billboard Philippines</em> : &laquo; J&rsquo;ai vraiment pris possession de ma force en faisant cet album. &raquo; Elle place ainsi l&rsquo;affirmation artistique au c&oelig;ur de cette nouvelle &eacute;tape.</p>
<p>Entre la collaboration fondatrice avec Joel Little et cette d&eacute;claration, les disques changent de sujets et de tonalit&eacute;. Un d&eacute;tail de <em>Solar Power</em> r&eacute;sume particuli&egrave;rement bien cette mani&egrave;re d&rsquo;avancer : commencer par une chanson, puis reconna&icirc;tre qu&rsquo;elle sera aussi la porte d&rsquo;entr&eacute;e de tout l&rsquo;album.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://toolbox.marketingtools.apple.com/en-us/apple-music/us/album/1572940891">pr&eacute;sentation de <em>Solar Power</em> sur Apple Music</a> donne la parole &agrave; Lorde sur la naissance des chansons et la place du morceau-titre. Le <a href="https://billboardphilippines.com/music/features/lorde-virgin-interview-feature-2025/">portrait consacr&eacute; &agrave; <em>Virgin</em> par Billboard Philippines</a> prolonge ce r&eacute;cit avec ses propos sur cette nouvelle &eacute;tape artistique.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/happy-birthday-to-269/1">anniversaires d&rsquo;artistes Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-artiste">
<h2>Fiche de l'artiste</h2>
<p><strong>Artiste :</strong> Lorde</p>
<p><strong>Groupe :</strong></p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 30 ans</p>
<p><strong>Date de naissance :</strong> 7 novembre 1996</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Yes : 90125, la renaissance d’un groupe qui devait s’appeler Cinema</title>
      <description><![CDATA[Avec 90125, Yes f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 43 ans d&rsquo;un disque commenc&eacute; sous un autre nom. Au c&oelig;ur de cette renaissance : Trevor Rabin, le retour de Jon Anderson et une chanson dont la d&eacute;mo avait &eacute;t&ea...]]></description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/yes-90125-la-renaissance-d-un-groupe-qui-devait-s-appeler-cinema-828</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/yes-90125-la-renaissance-d-un-groupe-qui-devait-s-appeler-cinema-828</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Avec 90125, Yes f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui les 43 ans d&rsquo;un disque commenc&eacute; sous un autre nom. Au c&oelig;ur de cette renaissance : Trevor Rabin, le retour de Jon Anderson et une chanson dont la d&eacute;mo avait &eacute;t&eacute; refus&eacute;e avant de devenir un num&eacute;ro un am&eacute;ricain.</strong></p>
<p></p>
<p>Le riff de <em>Owner of a Lonely Heart</em> n&rsquo;est pas n&eacute; dans un grand studio londonien. Trevor Rabin raconte l&rsquo;avoir trouv&eacute; sur une guitare acoustique alors qu&rsquo;il &eacute;tait aux toilettes. La suite n&rsquo;a rien d&rsquo;une marche triomphale : soumise &agrave; Clive Davis, la d&eacute;mo est rejet&eacute;e, jug&eacute;e trop atypique. Cette chanson deviendra pourtant le moteur de <em>90125</em>, paru le 7 novembre 1983. Entre ces deux moments, un nouveau groupe aura repris le nom de Yes.</p>
<h2>Cinema, un nouveau d&eacute;part avant le retour d&rsquo;Anderson</h2>
<p>Apr&egrave;s la s&eacute;paration de Yes en 1981, le projet se construit autour de Chris Squire, Alan White, Trevor Rabin et Tony Kaye. Leur nom est alors Cinema. Le point de d&eacute;part n&rsquo;est donc pas simplement la pr&eacute;paration d&rsquo;un nouvel album de Yes : c&rsquo;est une autre formation, dans laquelle Rabin prend place aux c&ocirc;t&eacute;s de trois musiciens d&eacute;j&agrave; li&eacute;s &agrave; l&rsquo;histoire du groupe.</p>
<p>L&rsquo;arriv&eacute;e de Jon Anderson change l&rsquo;identit&eacute; de l&rsquo;ensemble. Avec son retour, Cinema devient une nouvelle formation de Yes. <em>90125</em> r&eacute;unit ainsi deux mouvements : l&rsquo;entr&eacute;e de Rabin, qui signe son premier album avec le groupe, et les retrouvailles avec Tony Kaye, absent de sa discographie depuis douze ans. Le disque fait revenir Yes sans r&eacute;tablir &agrave; l&rsquo;identique une ancienne &eacute;quipe.</p>
<p>Un autre ancien membre intervient, mais de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute; de la console. Trevor Horn, qui avait chant&eacute; sur <em>Drama</em>, revient comme producteur. Ce choix suscite d&rsquo;abord les r&eacute;ticences de Rabin, m&eacute;fiant envers ce sp&eacute;cialiste de la pop. Les s&eacute;ances se d&eacute;roulent notamment aux studios Sarm, &agrave; Londres, avec une session suppl&eacute;mentaire aux AIR Studios. L&rsquo;entente entre le guitariste et le producteur va se jouer jusque dans les d&eacute;cisions tr&egrave;s pr&eacute;cises prises sur <em>Owner of a Lonely Heart</em>.</p>
<h2>Un solo que Rabin voulait refaire</h2>
<p>Pour cette chanson, Rabin recherche un contraste sonore bien d&eacute;fini : une ouverture charg&eacute;e de r&eacute;verb&eacute;ration, puis un son sec. Ce passage d&rsquo;un espace tr&egrave;s r&eacute;sonnant &agrave; une pr&eacute;sence plus directe rel&egrave;ve d&rsquo;un choix de fabrication, et non d&rsquo;un simple habillage ajout&eacute; &agrave; la composition. Le guitariste pense aussi &agrave; la fa&ccedil;on dont son instrument doit &ecirc;tre entendu dans l&rsquo;enregistrement.</p>
<p>Son solo est harmonis&eacute; &agrave; la quinte : une seconde hauteur accompagne les notes jou&eacute;es &agrave; cet intervalle. Rabin souhaite pourtant recommencer sa prise. Horn d&eacute;cide de la conserver. Derri&egrave;re un passage d&eacute;sormais associ&eacute; au morceau, il y a donc cette divergence concr&egrave;te entre le musicien qui voudrait rejouer et le producteur qui retient ce qu&rsquo;il vient d&rsquo;entendre.</p>
<p>Le parcours commercial donne une tout autre dimension &agrave; la d&eacute;mo autrefois refus&eacute;e. En janvier 1984, <em>Owner of a Lonely Heart</em> reste deux semaines &agrave; la premi&egrave;re place aux &Eacute;tats-Unis. Le contraste est saisissant entre le jugement initial de Clive Davis et l&rsquo;accueil du public am&eacute;ricain. Il ne r&eacute;sume cependant pas le travail &agrave; une heureuse revanche : le r&eacute;cit de Rabin fait aussi appara&icirc;tre des choix de son et une prise conserv&eacute;e contre son propre souhait.</p>
<h2>&laquo; Cinema &raquo; conserve la trace du premier projet</h2>
<p>Le nom abandonn&eacute; par la formation n&rsquo;a pas disparu du disque. <em>Cinema</em> est aussi le titre d&rsquo;un instrumental enregistr&eacute; aux AIR Studios. Il devait ouvrir une pi&egrave;ce plus longue, appel&eacute;e <em>Time</em>, qui ne sera jamais enregistr&eacute;e int&eacute;gralement. Ce que l&rsquo;album pr&eacute;sente comme un morceau autonome &eacute;tait donc pens&eacute; comme le commencement d&rsquo;un ensemble plus vaste.</p>
<p>Cet instrumental vaut &agrave; Yes un Grammy de la meilleure prestation rock instrumentale. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; du num&eacute;ro un de <em>Owner of a Lonely Heart</em>, cette r&eacute;compense distingue une autre partie du travail accompli. L&rsquo;album atteint, lui, la cinqui&egrave;me place aux &Eacute;tats-Unis. <em>90125</em>, &eacute;galement diffus&eacute; sur RADIO COLLECTION, porte finalement un titre bien moins romanesque que sa gen&egrave;se : il reprend le num&eacute;ro de catalogue du vinyle, 7-90125-1. Sur le disque, c&rsquo;est le morceau <em>Cinema</em> qui garde le souvenir du groupe qu&rsquo;il aurait pu &ecirc;tre.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Dans son <a href="https://www.guitarplayer.com/players/yes-how-i-wrote-owner-of-a-lonely-heart">entretien avec Guitar Player</a>, Trevor Rabin raconte la naissance du riff, le refus de la d&eacute;mo et les d&eacute;cisions prises autour du solo. L&rsquo;<a href="https://www.loudersound.com/features/yes-90125">enqu&ecirc;te de Stephen Lambe pour Prog / Louder</a> &eacute;claire le r&ocirc;le de Trevor Horn et les s&eacute;ances qui ont accompagn&eacute; cette nouvelle formation de Yes.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> 90125</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Yes</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 43 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 7 novembre 1983</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Le projet Cinema devient Yes avec le retour de Jon Anderson.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Kate Bush : Aerial, une voix de retour et des oiseaux pour guides</title>
      <description><![CDATA[Aerial de Kate Bush f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 21 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s douze ans sans nouvel album, il y a une voix provisoire finalement conserv&eacute;e, une machine &agrave; laver transform&eacute;e en mer e...]]></description>
      <pubDate>Fri, 06 Nov 2026 23:05:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/kate-bush-aerial-une-voix-de-retour-et-des-oiseaux-pour-guides-829</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/kate-bush-aerial-une-voix-de-retour-et-des-oiseaux-pour-guides-829</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Aerial de Kate Bush f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 21 ans. Derri&egrave;re ce retour apr&egrave;s douze ans sans nouvel album, il y a une voix provisoire finalement conserv&eacute;e, une machine &agrave; laver transform&eacute;e en mer et un batteur qui attend le signal d&rsquo;un oiseau.</strong></p>
<p></p>
<p>Pour entrer dans <em>Aerial</em>, il faut parfois suivre une consigne peu ordinaire : attendre qu&rsquo;un oiseau chante. Le batteur Steve Sanger raconte avoir ainsi jou&eacute; la grosse caisse sur une batterie &eacute;lectronique pour le morceau qui donne son nom au disque. Le chant d&rsquo;oiseau lui servait de signal de d&eacute;part. Dans cet album produit par Kate Bush, les oiseaux ne sont donc pas seulement un d&eacute;cor : ils peuvent aussi guider le geste d&rsquo;un musicien.</p>
<p>Paru le 7 novembre 2005, <em>Aerial</em> succ&egrave;de &agrave; <em>The Red Shoes</em>, sorti douze ans auparavant. Cet intervalle ne correspond pas &agrave; douze ann&eacute;es d&rsquo;enregistrement continu. Mais le disque porte bien des traces de temps tr&egrave;s diff&eacute;rents, jusqu&rsquo;&agrave; conserver une interpr&eacute;tation vocale r&eacute;alis&eacute;e pr&egrave;s d&rsquo;une d&eacute;cennie avant sa publication.</p>
<h2>Une voix provisoire traverse les ann&eacute;es</h2>
<p>Cette voix est celle de <em>King of the Mountain</em>, l&rsquo;une des premi&egrave;res chansons &eacute;crites par Kate Bush apr&egrave;s sa pause. Dans un entretien accord&eacute; &agrave; John Wilson pour l&rsquo;&eacute;mission <em>Front Row</em> de la BBC en novembre 2005, elle explique que le chant avait &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; neuf ou dix ans plus t&ocirc;t. Destin&eacute;e au d&eacute;part &agrave; &ecirc;tre provisoire, cette interpr&eacute;tation est finalement rest&eacute;e dans le morceau.</p>
<p>Le retour de Kate Bush se fait ainsi entendre &agrave; travers une voix enregistr&eacute;e bien avant l&rsquo;ach&egrave;vement du projet. La chanson &eacute;voque Elvis Presley et les effets de la c&eacute;l&eacute;brit&eacute; : derri&egrave;re cette figure publique, elle ouvre une r&eacute;flexion sur ce que la renomm&eacute;e fait &agrave; une existence. <em>King of the Mountain</em> figure aussi parmi les titres diffus&eacute;s sur RADIO COLLECTION.</p>
<p>L&rsquo;essentiel du travail d&rsquo;<em>Aerial</em> se d&eacute;roule dans le studio domestique de Kate Bush, qui assure elle-m&ecirc;me la production. Autour d&rsquo;elle interviennent notamment l&rsquo;ing&eacute;nieur Del Palmer, le guitariste Dan McIntosh et le bassiste John Giblin. Le cadre est celui d&rsquo;un travail men&eacute; chez elle, mais le disque se construit aussi &agrave; travers des collaborations ext&eacute;rieures.</p>
<p>Les cordes sont ainsi enregistr&eacute;es &agrave; Abbey Road en octobre 2003 avec Michael Kamen. Le compositeur meurt peu apr&egrave;s ces s&eacute;ances. Sa participation appartient &agrave; la derni&egrave;re phase de fabrication de l&rsquo;album, aux c&ocirc;t&eacute;s des prises r&eacute;alis&eacute;es dans le studio de la chanteuse.</p>
<h2>Dans le tambour, deux amants et la mer</h2>
<p>Avec <em>Mrs. Bartolozzi</em>, Kate Bush fait partir l&rsquo;imaginaire d&rsquo;un objet familier : une machine &agrave; laver. Dans l&rsquo;explication qu&rsquo;elle donne de la chanson, le linge qui tourne devient deux amants emport&eacute;s dans la mer. Le mouvement domestique se transforme en mouvement amoureux et marin, sans que ce r&eacute;cit doive &ecirc;tre confondu avec une sc&egrave;ne autobiographique.</p>
<p>Cette transformation passe par un morceau pour voix et piano. Dans son enqu&ecirc;te r&eacute;trospective, Graeme Thomson rapporte qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; enregistr&eacute; en une prise compl&egrave;te. &Agrave; la voix ancienne conserv&eacute;e de <em>King of the Mountain</em> r&eacute;pond donc une autre mani&egrave;re de fixer une interpr&eacute;tation : garder ensemble le d&eacute;roulement du chant et celui du piano.</p>
<p>Ces deux chansons prennent place sur <em>A Sea of Honey</em>, la premi&egrave;re moiti&eacute; du premier double album de Kate Bush. Elle y r&eacute;unit des chansons individuelles. La seconde moiti&eacute;, <em>A Sky of Honey</em>, adopte une tout autre construction : une pi&egrave;ce continue qui traverse une journ&eacute;e estivale jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;aube. Le double format permet de faire coexister ces deux fa&ccedil;ons de raconter.</p>
<h2>Une journ&eacute;e enti&egrave;re sous le signe des oiseaux</h2>
<p>Avec <em>A Sky of Honey</em>, l&rsquo;&eacute;chelle change : ce n&rsquo;est plus seulement une chanson qui se d&eacute;ploie, mais le passage d&rsquo;une journ&eacute;e &agrave; la suivante. Les chants d&rsquo;oiseaux occupent une place centrale dans cet ensemble. Le t&eacute;moignage de Steve Sanger en donne une traduction tr&egrave;s concr&egrave;te : au moment de jouer, un son venu de la nature devient un rep&egrave;re de studio.</p>
<p>Cette pr&eacute;sence se prolonge jusque sur la pochette. Son motif repr&eacute;sente la forme d&rsquo;onde d&rsquo;un chant de merle : un son se trouve ainsi converti en image. L&rsquo;objet que l&rsquo;on regarde et le disque que l&rsquo;on &eacute;coute partagent donc un m&ecirc;me mat&eacute;riau, jusque dans leur pr&eacute;sentation.</p>
<p><em>Aerial</em> atteint la troisi&egrave;me place du classement britannique et re&ccedil;oit une nomination au BRIT Award du meilleur album britannique en 2006. Mais sa fabrication se raconte aussi &agrave; une &eacute;chelle plus petite : une prise de piano et de voix gard&eacute;e enti&egrave;re, un chant provisoire devenu d&eacute;finitif, une grosse caisse qui entre au signal d&rsquo;un oiseau.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>L&rsquo;enqu&ecirc;te de <a href="https://www.discopogo.co/posts/kate-bush-never-mind-the-balearics-heres-kate-bush">Graeme Thomson pour Disco Pogo</a> rassemble des t&eacute;moignages de musiciens sur les s&eacute;ances, notamment ceux concernant la batterie et les oiseaux, ainsi que l&rsquo;enregistrement de <em>Mrs. Bartolozzi</em>.</p>
<p>La <a href="https://www.katebush.com/aerial/">pr&eacute;sentation officielle d&rsquo;Aerial par Kate Bush</a> &eacute;claire la conception des deux disques, l&rsquo;imaginaire de <em>Mrs. Bartolozzi</em> et le chant de merle repr&eacute;sent&eacute; sur la pochette.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Aerial</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Kate Bush</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 21 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 7 novembre 2005</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> La pochette repr&eacute;sente la forme d&rsquo;onde d&rsquo;un chant de merle.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Scorpions : Crazy World, le sifflement de Wind of Change sauvé du doute</title>
      <description><![CDATA[Crazy World de Scorpions f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 36 ans. Derri&egrave;re cet album, un changement de producteur et une d&eacute;cision disput&eacute;e : conserver le sifflement de Wind of Change, malgr&eacute; les craintes de la m...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:25:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/scorpions-crazy-world-le-sifflement-de-wind-of-change-sauve-du-doute-824</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/scorpions-crazy-world-le-sifflement-de-wind-of-change-sauve-du-doute-824</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Crazy World de Scorpions f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 36 ans. Derri&egrave;re cet album, un changement de producteur et une d&eacute;cision disput&eacute;e : conserver le sifflement de Wind of Change, malgr&eacute; les craintes de la maison de disques et les r&eacute;serves initiales de Rudolf Schenker.</strong></p>
<p></p>
<p>Le sifflement de <em>Wind of Change</em> aurait pu dispara&icirc;tre. Avant que la chanson ne conduise Scorpions jusqu&rsquo;au Kremlin, ce passage fait d&eacute;bat jusque dans les rangs du groupe. La maison de disques redoute qu&rsquo;il nuise aux ventes. Rudolf Schenker lui-m&ecirc;me n&rsquo;est pas convaincu. Klaus Meine, en revanche, tient &agrave; le garder. Dans l&rsquo;histoire de <em>Crazy World</em>, paru le 6 novembre 1990, cette r&eacute;sistance constitue une d&eacute;cision artistique aussi concr&egrave;te que d&eacute;terminante pour la version publi&eacute;e.</p>
<h2>Une nouvelle &eacute;quipe apr&egrave;s Dieter Dierks</h2>
<p>Scorpions aborde ce onzi&egrave;me album studio en renouvelant un partenariat essentiel. Apr&egrave;s une longue collaboration avec Dieter Dierks, le groupe choisit de travailler avec Keith Olsen et de coproduire le disque avec lui. Dans les entretiens accord&eacute;s &agrave; <em>Rock Candy</em> en 2020, puis relay&eacute;s par Blabbermouth, Schenker explique ce changement par le besoin d&rsquo;une &eacute;nergie nouvelle.</p>
<p>Le choix d&rsquo;Olsen n&rsquo;est pas la premi&egrave;re piste : un projet avec Bruce Fairbairn le pr&eacute;c&egrave;de. Ce renouvellement ne concerne pas seulement la personne plac&eacute;e &agrave; la production. Jim Vallance participe &agrave; la co&eacute;criture de sept des onze morceaux. Son apport repr&eacute;sente donc une part importante du travail d&rsquo;&eacute;criture de <em>Crazy World</em>, tandis que les enregistrements se r&eacute;partissent entre Goodnight LA Studios, &agrave; Los Angeles, et Wisseloord Studios, &agrave; Hilversum, aux Pays-Bas.</p>
<p>Cette ouverture s&rsquo;accompagne d&rsquo;une continuit&eacute; dans la formation : Francis Buchholz tient toujours la basse. <em>Crazy World</em> sera pourtant son dernier album studio avec Scorpions. La s&eacute;paration intervient en 1992, &agrave; la fin de la tourn&eacute;e du disque. L&rsquo;album r&eacute;unit ainsi le renouvellement de l&rsquo;&eacute;quipe de production et les derni&egrave;res s&eacute;ances studio de cette formation.</p>
<h2>Une chanson n&eacute;e avant la chute du Mur</h2>
<p>L&rsquo;histoire de <em>Wind of Change</em> commence en amont de l&rsquo;enregistrement. Klaus Meine la compose en septembre 1989, &agrave; partir des impressions qu&rsquo;il rapporte du Moscow Music Peace Festival. Sa naissance pr&eacute;c&egrave;de donc la chute du mur de Berlin. Ce point replace la chanson dans son contexte initial : celui d&rsquo;une exp&eacute;rience moscovite v&eacute;cue par le chanteur, et non d&rsquo;une &eacute;criture post&eacute;rieure &agrave; l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement berlinois.</p>
<p>Reste &agrave; d&eacute;cider de la forme qu&rsquo;elle prendra sur le disque. Les souvenirs livr&eacute;s &agrave; <em>Rock Candy</em> r&eacute;v&egrave;lent que son sifflement ne fait pas imm&eacute;diatement l&rsquo;unanimit&eacute;. Les r&eacute;ticences commerciales rencontrent les doutes de Schenker, qui reconna&icirc;t ses r&eacute;serves initiales. Une solution de remplacement est essay&eacute;e, sans r&eacute;sultat convaincant. Meine insiste ; le passage est conserv&eacute;.</p>
<p>Le d&eacute;saccord porte donc sur un &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;cis, pas sur une opposition abstraite entre le groupe et son entourage. Schenker partage d&rsquo;abord les h&eacute;sitations, tandis que Meine d&eacute;fend son choix. Au moment m&ecirc;me o&ugrave; Scorpions renouvelle sa mani&egrave;re de travailler avec un autre producteur et un coauteur tr&egrave;s pr&eacute;sent, le chanteur refuse d&rsquo;abandonner ce d&eacute;tail de sa chanson. C&rsquo;est cette version, sifflement compris, qui para&icirc;t sur <em>Crazy World</em>.</p>
<h2>Du disque &agrave; une r&eacute;ception au Kremlin</h2>
<p>La trajectoire de l&rsquo;album ne se joue pas enti&egrave;rement au moment de sa sortie. Au Royaume-Uni, il entre au classement en novembre 1990, mais n&rsquo;atteint sa meilleure position, la 27e place, qu&rsquo;en novembre 1991. Ce d&eacute;calage donne une mesure concr&egrave;te d&rsquo;un parcours qui se prolonge pendant pr&egrave;s d&rsquo;un an avant son sommet britannique. <em>Crazy World</em> figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION.</p>
<p>Le retentissement de <em>Wind of Change</em> accompagne surtout un &eacute;pisode inhabituel dans la carri&egrave;re du groupe : en 1991, les membres de Scorpions sont re&ccedil;us au Kremlin par Mikha&iuml;l Gorbatchev. Deux ans apr&egrave;s les impressions moscovites &agrave; l&rsquo;origine de la chanson, le groupe revient ainsi dans la capitale sovi&eacute;tique pour une tout autre rencontre. Entre-temps, le sifflement contest&eacute; a trouv&eacute; sa place sur le disque.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>La <a href="https://www.the-scorpions.com/band-2/">biographie officielle de Scorpions</a> retrace la naissance moscovite de <em>Wind of Change</em> et la rencontre avec Gorbatchev. Les <a href="https://blabbermouth.net/news/scorpions-celebrate-30th-anniversary-of-crazy-world-with-fact-video/">extraits des entretiens de Rock Candy relay&eacute;s par Blabbermouth</a> &eacute;clairent le changement de producteur et les h&eacute;sitations autour du sifflement.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
<div class="rc-fiche-album">
<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Crazy World</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Scorpions</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 36 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1990</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Klaus Meine insiste pour conserver le sifflement contest&eacute;.</p>
</div>]]></content:encoded>
    </item>
    <item>
      <title>Queen : Made in Heaven, reconstruire un album autour de la voix de Freddie Mercury</title>
      <description><![CDATA[Made in Heaven de Queen f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Derri&egrave;re cet album achev&eacute; apr&egrave;s la mort de Freddie Mercury, il y a des bandes longtemps difficiles &agrave; rouvrir, des chansons venues d&rsquo;autres p...]]></description>
      <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 23:20:00 +0000</pubDate>
      <link>https://radio-collection.radioweb.co/news/queen-made-in-heaven-reconstruire-un-album-autour-de-la-voix-de-freddie-mercury-825</link>
      <guid>https://radio-collection.radioweb.co/news/queen-made-in-heaven-reconstruire-un-album-autour-de-la-voix-de-freddie-mercury-825</guid>
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      <content:encoded><![CDATA[<p><strong>Made in Heaven de Queen f&ecirc;te aujourd&rsquo;hui ses 31 ans. Derri&egrave;re cet album achev&eacute; apr&egrave;s la mort de Freddie Mercury, il y a des bandes longtemps difficiles &agrave; rouvrir, des chansons venues d&rsquo;autres projets et un travail de studio poursuivi jusqu&rsquo;en septembre 1995.</strong></p>
<p></p>
<p>Un morceau de papier, des points dessin&eacute;s dessus et une guitare sans p&eacute;dales : le 5 septembre 1995, au Town House, Brian May pr&eacute;pare ainsi son solo pour <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>. L&rsquo;assistant Ash Alexander consigne la s&eacute;ance dans son journal. Ce d&eacute;tail donne une image concr&egrave;te de la fabrication de <em>Made in Heaven</em> : autour du chant d&eacute;j&agrave; enregistr&eacute; de Freddie Mercury, les autres membres de Queen ont encore des parties &agrave; inventer et &agrave; jouer.</p>
<h2>Roger Taylor remet les bandes en mouvement</h2>
<p>Pour Brian May, revenir &agrave; ces enregistrements n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;une &eacute;vidence. Le guitariste explique avoir longtemps repouss&eacute; leur r&eacute;ouverture pendant son deuil. Avant de devenir un travail musical, reprendre les bandes de Freddie repr&eacute;sente donc une &eacute;preuve personnelle. Roger Taylor commence &agrave; les retravailler et provoque son retour au projet : le mouvement vient d&rsquo;un musicien qui s&rsquo;y remet, puis entra&icirc;ne l&rsquo;autre.</p>
<p>Au printemps 1993, cette reprise prend une forme tr&egrave;s concr&egrave;te &agrave; Abbey Road. Selon Ash Alexander, Roger Taylor et John Deacon y travaillent pendant deux semaines, tandis que Brian May est en tourn&eacute;e au Japon. Les s&eacute;ances commencent donc sans le guitariste. Le disque se construit par &eacute;tapes, avec des contributions qui ne supposent pas la pr&eacute;sence permanente de tous les membres du groupe dans la m&ecirc;me pi&egrave;ce.</p>
<p>Une partie du chantier consiste &agrave; r&eacute;unir des enregistrements qui ne se pr&eacute;sentent pas sous le m&ecirc;me format. Les bandes multipistes sont transf&eacute;r&eacute;es sur des bandes num&eacute;riques 48 pistes. Ce travail technique rassemble les mat&eacute;riaux sur lesquels Queen peut d&eacute;sormais intervenir. &Agrave; la production, le groupe est accompagn&eacute; de David Richards, Justin Shirley-Smith et Joshua J. Macrae, &eacute;galement charg&eacute;s de l&rsquo;ing&eacute;nierie ; Richards supervise aussi le mixage.</p>
<h2>Deux chansons changent de maison</h2>
<p>La chanson qui donne son nom au disque a d&eacute;j&agrave; connu une premi&egrave;re vie. <em>Made in Heaven</em> figurait sur <em>Mr. Bad Guy</em>, l&rsquo;album solo de Freddie Mercury paru en avril 1985. Dix ans plus tard, Queen la retravaille pour son propre album. Le titre qui d&eacute;signe l&rsquo;ensemble du projet ne na&icirc;t donc pas de ces derni&egrave;res s&eacute;ances : il vient d&rsquo;un enregistrement ant&eacute;rieur, r&eacute;alis&eacute; dans un autre cadre.</p>
<p>Ce passage du r&eacute;pertoire solo &agrave; celui de Queen est l&rsquo;une des d&eacute;cisions centrales du disque. Il ne s&rsquo;agit pas seulement d&rsquo;achever des morceaux rest&eacute;s en attente, mais aussi de reprendre une chanson d&eacute;j&agrave; publi&eacute;e pour lui donner une nouvelle place. <em>Made in Heaven</em> devient &agrave; la fois une pi&egrave;ce retravaill&eacute;e par le groupe et le nom de son quinzi&egrave;me album studio.</p>
<p><em>Heaven for Everyone</em> suit un autre chemin. La chanson provient de The Cross, le projet parall&egrave;le de Roger Taylor, pour lequel Mercury avait enregistr&eacute; un chant invit&eacute;. Cette participation ext&eacute;rieure &agrave; Queen devient &agrave; son tour la mati&egrave;re d&rsquo;une version retravaill&eacute;e par le groupe. Deux parcours se rejoignent ainsi : celui d&rsquo;un morceau solo du chanteur et celui d&rsquo;une chanson issue du projet de son batteur.</p>
<p>La nouvelle version de <em>Heaven for Everyone</em> devient le premier single de <em>Made in Heaven</em>. Le choix place donc au premier plan une chanson dont la voix de Mercury avait initialement &eacute;t&eacute; enregistr&eacute;e en invit&eacute;. Ces transformations racontent la singularit&eacute; de l&rsquo;album : Queen rassemble des contributions n&eacute;es dans des contextes diff&eacute;rents pour en faire un disque commun.</p>
<h2>Une guitare encore &agrave; &eacute;crire</h2>
<p>La s&eacute;ance de <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>, en septembre 1995, montre l&rsquo;autre versant de cette reconstruction. Il ne suffit pas de retrouver des bandes et de les transf&eacute;rer : Brian May ajoute encore sa guitare. Pour pr&eacute;parer son solo, il utilise cette carte de points trac&eacute;e sur un simple papier. Ash Alexander retient aussi qu&rsquo;il joue sans p&eacute;dales, d&eacute;tail pr&eacute;cis d&rsquo;un travail effectu&eacute; alors que la publication approche.</p>
<p>Sorti le 6 novembre 1995 au Royaume-Uni, <em>Made in Heaven</em> entre directement en t&ecirc;te du classement britannique des albums. Ce dernier album r&eacute;unissant les contributions de Freddie Mercury et de John Deacon figure &eacute;galement dans la programmation de RADIO COLLECTION. Derri&egrave;re son r&eacute;sultat commercial, sa fabrication conserve cette dimension tr&egrave;s concr&egrave;te : des bandes que Taylor remet au travail, des chansons r&eacute;affect&eacute;es et, jusqu&rsquo;aux derni&egrave;res semaines, une partie de guitare pr&eacute;par&eacute;e sur un bout de papier.</p>
<h2>Sources et pour aller plus loin</h2>
<p>Le t&eacute;moignage d&rsquo;<a href="https://www.queenonline.com/features/when-i-met-queen-by-ash-alexander-part-2">Ash Alexander sur QueenOnline</a> raconte les s&eacute;ances d&rsquo;Abbey Road et le travail de Brian May sur <em>You Don&rsquo;t Fool Me</em>, avec les rep&egrave;res de son journal de studio.</p>
<p>Les <a href="https://www.hollywoodrecords.com/press/queen/">archives Queen de Hollywood Records</a> r&eacute;unissent les t&eacute;moignages sur le retour aux bandes de Freddie Mercury et &eacute;clairent les origines de <em>Made in Heaven</em> et de <em>Heaven for Everyone</em>.</p>
<p><strong>&Agrave; lire aussi :</strong> retrouvez notre s&eacute;lection consacr&eacute;e aux <a href="https://radiocollection.fr/news/il-etait-un-album-154/1">anniversaires d&rsquo;albums Pop Rock</a>.</p>
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<h2>Fiche de l'album</h2>
<p><strong>Album :</strong> Made in Heaven</p>
<p><strong>Artiste :</strong> Queen</p>
<p><strong>Anniversaire :</strong> 31 ans</p>
<p><strong>Date de sortie :</strong> 6 novembre 1995</p>
<p><strong>&Agrave; retenir :</strong> Brian May pr&eacute;pare son solo avec des points sur papier.</p>
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